30 juin 2005
Repérages
Je
viens de rentrer de mon repérage parisien. Je ne vous montrerai pas
l'état de mes pieds qui n'étaient emballés que d'une paire de sandales,
il vous ferait fuir. Le temps, en effet, n'était pas au soleil
rayonnant comme nous avons pu le connaître dernièrement, comme en
atteste la photo prise lors de mon deuxième passage au dessus de la
seine (le premier était pire).
Mais,
je n'ai pas craqué et ai fait le parcours que je vous destine. Je vous
en ai rapporté quelques photos. Ne voulant pas trop déflorer le sujet,
je n'en mettrai que deux.
La première prise au champ de mars:
La deuxième du côté de Bercy. Le premier qui me dit ce que c'est à gagné mon admiration (comment ça, ce n'est pas assez!).
29 juin 2005
Recherche à temps perdu
Je ne peux m'empêcher de vous faire partager quelques recherches qui ont conduit jusqu'à chez moi.
J'en suis content pour lui, mais il faudra me dire ce que je fais en première position!
Là, ce n'est pas un endroit pour écrire, même si c'est un grand sujet d'écriture.
Tu peux lui répondre, Ellea ?
Celle là est pour toi, zoukette.
Après toi.
Je suis preneur, deux plaisirs associés que je ne saurai renier. Des volontaires ?
27 juin 2005
Ca use les souliers
Edit du 27 (presque 28) Juin:
N'ayant pas (encore) les moyens de mettre un message permanent, je me permets de remettre sur le dessus du panier mon post du 26/06.
J'aime marcher. C'est aussi une forme de pied de nez
à la société moderne où tout devrait aller plus vite. La marche à pied
permet de porter un regard différent sur ce qui nous entoure, de rester
à l'échelle humaine. Je n'entrevois pas d'autre manière de faire
connaissance avec une ville, avec une civilisation, avec un peuple que
je ne connais pas encore; pas de meilleur moyen d'approfondir cette
relation une fois établie.
C'est ainsi que j'ai envie de parcourir
ma ville, la capitale. C'est ainsi que j'ai envie de la faire
(re)découvrir aux autres. Ce qui me fait lancer un
Avis à la population
J'organise
une traversée de Paris de l'ouest vers l'est, du bois de Boulogne au
bois de Vincennes un dimanche du mois de juillet. Le parcours fait
moins de vingt kilomètres et traverse quantité de petits jardins, sans
compter les arbres du début et de la fin et permet de voir plein de
curiosité peu connues. Pique-nique au jardin du Luxembourg ou au jardin
des Plantes selon l'avancée des travaux.
Je me propose de repérer le terrain jeudi prochain, jour de RTT bien mérité.
Les amateurs parisianophiles intéressés par l'idée sont priés de se faire connaître pour fixer une date convenant à tous.
J'attends vos propositions.
Et si
Une question fort morbide m'a traversé, plus d'une fois, l'esprit. Et si, malencontreusement, un matin, je ne me réveillais pas, en combien de temps s'en apercevrait on ? Mes employeurs téléphoneraient sans résultat et me rayeraient de leur liste du personnel, la famille appelle épisodiquement et ne s'étonneraient pas, étant donné mon taux de présence chez moi, d'une absence prolongée. Et qui d'autre ?
La seule chose qui me rassure, c'est que si ça arrivait un jour comme aujourd'hui, on devrait détecter l'odeur assez rapidement.
25 juin 2005
Amour amer
Qu'elles soient heureuses ou malheureuses, nos
amours ont de tout temps intéressé les poètes. Après le poème d'amour
heureux d'hier, un d'amour malheureux pour aujourd'hui. De toute
façon, il n'y a pas d'amour heureux.
Rien n'est jamais acquis à l'homme ni sa force
Ni sa faiblesse ni son coeur et quand il croit
Ouvrir ses bras son ombre est celle d'une croix
Et quand il croit serrer son bonheur il le broie
Sa vie est un étrange et douloureux divorce
Il n'y a pas d'amour heureux
Sa vie ressemble à ces soldats sans armes
Qu'on avait habillés pour un autre destin
A quoi peut leur servir de se lever matin
Eux qu'on retrouve au soir désoeuvrés incertains
Dites ce mot ma vie et retenez vos larmes
Il n'y a pas d'amour heureux
Mon bel amour mon cher amour ma déchirure
Je te porte dans moi comme un oiseau blessé
Et ceux-là sans savoir nous regardent passer
Répétant après moi les mots que j'ai tressés
Et qui pour tes grands yeux tout aussitôt moururent
Il n'y a pas d'amour heureux
Le temps d'apprendre à vivre il est déjà trop tard
Que pleurent dans la nuit nos coeurs à l'unisson
Ce qu'il faut de malheur pour la moindre chanson
Ce qu'il faut de regrets pour payer un frisson
Ce qu'il faut de sanglots pour un air de guitare
Il n'y a pas d'amour heureux
Il n'y a pas d'amour qui ne soit à douleur
Il n'y a pas d'amour dont on ne soit meurtri
Il n'y a pas d'amour dont on ne soit flétri
Et pas plus que de toi l'amour de la patrie
Il n'y a pas d'amour qui ne vive de pleurs
Il n'y a pas d'amour heureux
Mais c'est notre amour à tous deux
Louis Aragon
in La Diane Française
24 juin 2005
Passage à vide
En ce moment, je n'ai pas beaucoup de temps, ni pour
vous lire, ni pour vous écrire. Pour me faire pardonner, je vous offre
un petit poème en espérant qu'il vous plaira.
Couplet du verre de vin
Quand le train partira n'agite pas la main,
Ni ton mouchoir, ni ton ombrelle,
Mais emplis un verre de vin
Et lance vers le train dont chantent les ridelles
La longue flamme du vin,
La sanglante flamme du vin pareille à ta langue
Et partageant avec elle
Le palais et la couche
De tes lêvres et de ta bouche.
Robert Desnos
in La destinée arbitraire
22 juin 2005
Je vous ai compris
Françaises, Français,
vous êtes des paresseux, des flemmards, des cossards, des tire au
flanc. La France va mal, le chômage progresse et vous continuez à vous
croiser les bras comme si de rien n'était. Il faut que ça change, il
vous faut travailler plus.
Bien sur, il n'est pas question de
remettre en cause les trente cinq heures, acquis social dûrement
conquis. Après le succès de la journée de solidarité pour les personnes
âgées, j'ai décidé d'instaurer un ensemble de journées pour la
reconquête du travail:
- Une journée de solidarité pour les chômeurs
- Une journée de solidarité pour les demandeurs d'emplois
- Une journée de solidarité pour les sans travail fixe
- Une journée de solidarité pour les chefs d'entreprise
Bien sûr, dans un souci de démocratie évidente, ces journées seront à fixer par négociation avec les partenaires sociaux.
Dans le même temps, l'état doit montrer l'exemple. Ainsi, pour faire
des économies, dans les secteurs concurrentiels comme l'éducation, les
transports, la communication et l'énergie, les postes libérés par les
départs à la retraite ne seront pas renouvelés. De plus, il nous faut supprimer
dépoussièrer le code du travail afin d'en extraire tous ces
anachronisme qui empêchent les entreprises d'embaucher comme elles le
désirent. Ainsi, nous créons un contrat dont la période d'essai sera
étendue à deux ans pour que l'entreprise est bien le temps d'exploiter d'évaluer le salarier avant de le virer l'embaucher définitivement.
Évidemment, par esprit supérieur de démocratie, toutes ces mesures seront prises par ordonnance afin d'éviter la lourdeur administratives dûes à un débat à l'assemblée de vos représentants.
Nous savons ce qui est bon pour nous vous. Ayez confiance.
20 juin 2005
Un dimanche de [mauvaise] pioche
Ce dimanche avait bien mal commencé. Sans réveil, la
lumière ayant peu d'influence sur mon sommeil, voilà que les voisins du
dessus ont décidé de commencer leur entraînement de boxe (corde à
sauter), de pétanque (objets roulants sur le sol) et d'autres de
karaoké (musique tonitruante) à une heure pendant laquelle je pensais
compenser des journées bien remplies. Il a fallut me résigner, la
grasse matinée ne sera pas pour cette fois ci.
Sortant de mon
lit à regret, je me dirige vers ma baignoire unique et préférée. L'eau
était tout juste tiède, ce qui, en cette saison, était un moindre mal.
Mais quant à me raser, pas question.
Mon petit déjeuner étant
réduit à sa plus simple expression, je ne m'y arrêterai pas, pas de
tartine de confiture sur le sol, pas de bol de café renversé, ni de jus
de fruits sêché, bien collant, à déplorer.
Entre ménage, musique jouée, musique écoutée, la matinée est passée sans que je la voie. Puis est venue l'invitation à déjeuner.
Étés
vous déja allés à reculons à ce genre d'invitation ? Pourtant, rien de
spécial, mes parents, mon frère ainé et sa famille et moi. Pourtant,
l'angoisse est montée bien avant de sortir de chez moi. Je n'ai pas
grand chose à leur raconter, mon frère n'a rien à me dire et il existe
une telle relation entre lui et mon père que je me demande toujours ce
que je fais là. Heureusement, il y a les petits machins à grignoter (on
ne parle pas la bouche pleine) et du whisky à siroter. Ça fait passer
le temps. Le repas fut à l'image de ce à quoi je m'attendais, propos
insignifiants, banalités à faire pleurer. La nourriture est toujours de
qualité.
De retour à la maison, une fois la machine à laver mise
sur les rails, j'ai commencé à ressentir une montée de céphalée que je
n'ai pas réussi à endiguer. Puis ce sont des nausées qui m'ont surpris
(je ne pense pas être enceint). Après avoir patienté, sans résultat,
devant la lunette des toilettes, le visage blafard, je suis allé
m'allonger sur mon lit. Suées, suivit de frissons, ça n'allait pas. Et
c'est là que je suis mort.
Pas longtemps, une heure seulement.
Mais j'ai un vrai blanc d'une heure. Ce n'était pas du sommeil,
seulement une absence. Je ne me suis pas vu depuis le plafond, pas de
trou noir ou lumineux, un rien beaucoup plus troublant finalement.
A
mon retour, plus rien, ni mal de crâne ni nausée, seulement de la
fatigue. Peut être me suis je fait enlever par des extra terrestres ?
19 juin 2005
Le mot qui tue
Je suis sûr que, comme moi, vous n'aimez pas recevoir une soufflante[1].
Quand elle est justifiée, je baisse le nez, fais mes excuses et tente
de me faire oublier. Quand elle ne l'est pas, j'en reste interloqué,
hagard, bouche bée, ne saisissant pas bien ce qui m'arrive. Je cherche
à comprendre, éliminer les doutes, argumenter ma position, trouver un
compromis; en aucun cas je cherche la polémique, je pense que la faute
m'incombe si je ne me suis pas bien fait comprendre.
Cela s'est
encore passé il y a peu sur un des blogs que je fréquente. Je lis un
texte poignant, un extrait d'enfance à vous briser le mental de la
personne la plus équilibrée qui soit, racontant les défenses qui se
sont construites pour y résister, les traces que ça a pu laisser.
J'ai
voulu y laisser un commentaire, maladroit, qui a déclanché une foudre
inattendue. Un peu secoué par cette ire que je ne cherchais pas, j'ai
voulu préciser ma pensée en en montrant le côté positif dans son
intention mais, peine perdue, j'ai reçu un deuxième boulet rouge.
Qui m'a meurtri.
Pourtant, je devrais me dire que je vous connais si peu, que je devrais rester indifférent à vos mouvements d'humeur, à vos méprises quant à mes écrits, à vos rejets. Mais voila, j'ai ressenti une exclusion du cercle, un bânissement non virtuel d'un monde qui, lui, l'est.
N'étant pas masochiste, je vais me retirer sur la pointe des pieds, je passerai lire, nuitamment, en catimini, ce qui se dit là bas, sans plus y faire courir ma plume et, à la moindre alerte, je m'enfuirai à tire d'ailes.
[1] Soufflante: remontage de bretelles, remontrance, engueulade. Vous sentez l'air vibrer, comme un battement d'ailes près de votre visage. D'où le nom.
17 juin 2005
Juste pour les yeux
Je vous ai mis à droite un album de mes photos de Palmyre.
18 Juin: J'ai ajouté mes photos de Damas.
22h30: J'ai ajouté mes photos d'Alep






























