"On nous prend pour des cons ou pour des imbéciles ignares" dis je ce matin, in peto, en regardant d'un air couroucé mon poste de radio à transistors, écoutant le bulletin d'informations de la radio publique nationale autrement nomée France Inter. Le sujet en était la réforme des impôts avec comme sous titre "La classe moyenne favorisée, c'est à dire les gens qui gagnent entre 1000 et 1300 euros par mois".

J'en suis tombé, excusez moi de l'expression, sur le cul! Je ne savais pas que je faisais partie des classes supérieures, qu'on me rangeait dans le même sac que le baron Ernest-Antoine Seillière de Laborde ou encore Jean-Marie Messier. Penser ou, plutôt, diffuser l'information sans la digérer ni l'analyser, que les tenants du SMIC ou d'à peine plus font partie de la classe moyenne fait preuve d'un sens critique bien peu professionnel.

Heureusement, peu après, Jean-Marc Sylvestre, chroniqueur économique de la chaîne qui ne cache pas son appartenance à une classe politique libérale, a, en toute innocence, dévoilé le pot aux roses. Les opérations de réductions des tranches, plus le plafonnement de la somme des impôts vise à supprimer l'effet de l'ISF, l'impôt Sur la Fortune, tout en conservant ce dernier.

Alors, qui sont les plus favorisés dans l'affaire ?

Edit de 13h45

Notre ministre interviewé sur cette même chaîne a précisé, lui, que les grands bénéficiaires seront "les contribuables disposant d'un revenu mensuel de 1.000 à 3.500 euros". Ouf! j'ai cru toute la matiné être riche. On oublie que beaucoup des obligations de l'état sont passées pour beaucoup à la charge des régions. Ainsi, le impôts réduits au niveau de l'état (théoriquement) seront à récupérer au niveau des régions. Mais de l'une à l'autre, les règles pourront être différentes. Adieu la notion d'égalité devant la fiscalité.