31 janvier 2006
Le retour de la vengeance 2
Oh ! Que l'actualité est belle !
Ah ! Comme les journalistes télévisuels nous régalent de bonnes informations distrayantes !
Ainsi,
hier soir j'ai pu voir à deux reprises un reportage sur un événement de
la plus haute importance au Méxique; lors d'une corrida un taureau est
sorti de l'arène en sautant dans les tribunes, écrasant au passage
quelques personnes, en encornant légèrement une autre, montrant ainsi
une envie de vivre certaine et un humour, ma foi, assez à mon goût.
Voilà des spectateurs habitués à aller voir une pauvre bête qui n'a jamais fait de mal à personne tourner en rond (en ovale en réalité) dans un lieu clos avec quelques animaux à deux pattes qui, régulièrement, lui plantent des trucs qui font vachement mal dans le bas du cou, le font tourner en bourrique avec un drap rouge agité devant son museau, voilà des spectateurs, dis je, soudain mis en face de la réalité de ce spectacle, confrontés à la douleur de l'animal et mis en demeure de vider les lieux, manu militari, si j'ose dire.
Et bien, croyez le ou non, mais ce pauvre animal a fini par être attrappé, conduit au toril par la peau du cou (ils s'y sont mis à plusieurs) et abattu ce que je trouve d'une injustice flagrante. Pour un tel acte de bravoure, pour ce courage extraordinaire qui lui a donné des ailes, pour ce tour de force absolument remarquable, je trouve qu'en plus de la vie le taureau, dont on n'a même pas donné le nom, aurait mérité les oreilles et la queue d'un spectateur. Mais il parait que ça ne se fait pas.
29 janvier 2006
Prière à l'aimée
Ton odeur me poursuit comme une ombre et me hante;
La mémoire de ta peau fourmille au bout des doigts;
Tresse tes long cheveux, belle Mélisende
Que je gravisse ce qui me sépare de toi.
28 janvier 2006
E comme...
Expérience. n.f.
Art de refaire les même conneries en toute conscience.
Force est de constater que, tout d'abord, seule notre propre
expérience compte. Les parents, les amis, les proches ont beau nous
raconter tout ce qui leur arrive, face à une situation identique nous
reproduirons les gestes ou les dires fataux fatals ce n'est pas comme journal ? on me l'avait bien dit mais je n'y croyais pas.
Et puis, en grattant un peu, en regardant derrière nous par dessus
notre épaule gauche, il est possible de voir que ça marche aussi avec
ce qu'on a pu vivre par le passé; on s'amourache de la mauvaise
personne, on achête des choses dont on a absolument pas besoin et qui
resterons dans leur emballage, on dit oui en pensant non très très
fort, on merde en se disant que ça a toutes les chances de merder mais,
si pour une fois, une seule, une toute petite, la grenouille pouvait se
transformer, il ne faut surtout pas passer à côté.
Il me faut alors réaliser que dans l'esprit humain règne une part de la pensée Shadok représentée, entre autres, par le proverbe bien connu "Ce n'est qu'en essayant continuellement que l'on finit par réussir.... En d'autres termes... Plus ça rate et plus on a de chances que ça marche...".
Et ce n'est pas près de changer!
26 janvier 2006
Préjugés
- Comment ça, vous imitez les oiseaux !?!
- Et bien, oui, j'imite les oiseaux.
- Et vous me dérangez pour ça ? Mais, des gens qui imitent les oiseaux, j'en vois tous les jours, que dis-je, dix fois par jour
! Pensez que dans mon équipe j'ai un magicien qui coupe les têtes et
les recolle, un trapeziste phocomel, des jongleuses siamoises
avec trois bras, une petite écuyère (mais ça, c'est
louche), un clown musicien jouant du saxophone baryton avec les
pieds, alors, que voulez vous que je fasse avec un imitateur d'oiseaux
? Amateur ! Sortez de mon bureau !
Alors,
dépité, l'homme que l'agent ne regardait même plus ouvrit en grand la
fenêtre, enjamba le montant, se jeta dans le vide en déployant deux
grande ailes blanches et se vit entourré d'un nuages de mouettes
rigolardes.
25 janvier 2006
Toulou-ouse, Toulou-ou-se (4)
Le tour de Toulouse est quasiment terminé mais je sais que j'irai à
nouveau là bas, tourner autour de la ville pour aller voir ses voisines
ou grimper dans les montagnes qui me font de l'oeil par derrière.
Notre dimanche, sous un soleil radieux a été si bien raconté par la Mouette que je n'ai pas trop envie d'en ajouter, ce qui serait superfétatoire. Sachez simplement que ma vision me semble très superficielle, j'ai vu de belles maisons, de belles rues, de beaux monuments, il me faut maintenant rencontrer des gens, parler avec eux, élargir ma vision touristique à une véritable connaissance de la région, étendre mon savoir culinaire et, surtout, partager tout ça avec ceux que j'aime.
Alors, même avec un troisième album qui semble épuiser la matière, attendez vous à entendre à nouveau parler de la belle province de Midi-Pyrénnées.
24 janvier 2006
Toulou-ouse, Toulou-ou-se (3)
C'est sûr, samedi il ne faisait pas beau mais le temps maussade
était compensé par un joyeux bazar autour de Saint Sernin; de
multiples vendeurs ceinturaient la basilique d'un tapis de petits
objets, de la clef de confiturier orpheline de serrure à la bande
dessinée usée par de nombreuses lectures. L'intérieur est une
merveille; une haute voûte romane d'une simplicité déroutante, une
grande pureté de ligne et une très belle lumière malgré de petites
ouvertures. Le choeur, dont l'entrée est payante, recèle un ensemble
de reliquaires en argent, petits bouts d'os ou rognures d'ongles de
saint aux noms étranges d'Asciscle, de Sylve ou de Papoul. Mais pour
les voir, il nous a fallut attendre l'après midi car à Toulouse, même
les morts font la sieste.
Et puis la Mouette nous a promené dans les rues de sa capitale, nous avons traversé la place du Capitole livrée aux vampires assoifés, admiré sa cour ornée d'une plaque signalant le lieu de la décollation du duc de Montmorency en 1632, erré dans les rues aux murs de briques, bu force cafés, visité l'ensemble des Jacobins, le musée des beaux arts situé dans le couvent des Augustins pour y admirer, entre autres, la magnifique statue dont Mouette nous avait vanté, à raison, la grande beauté.
Et puis, avant d'aller traîner sur les quais en nocturne, nous sommes passés par la case chocolat au piment qui mérite le détour.
Je vous ai mis ici un deuxième album consacré à cette deuxième journée.
23 janvier 2006
Toulou-ouse, Toulou-ou-se (2)
Tout
avait très bien commencé, pourtant. Après un vol sans anicroche, une
mouette toute pimpante m'attendait à la sortie de l'aéroport, prète à
m'emmener voir les curiosités de sa région. Nous voilà débarquant à
Albi dont la ville ancienne est assez étrange. En effet, les remparts
de la cathédrale ainsi que ceux de l'évêché sont tourné vers la ville et
non pas vers l'extérieur. Les religieux avaient peur du peuple et cela
se voit.
Quand on visite la somptueuse église, on comprend mieux. Toute la surface intérieure est recouverte de fresques, le choeur est en pierre taillée dans le style gothique flamboyant et chaque petite chapelle abrite sculptures et peintures; resitué dans le contexte historique, on comprend que cette ostentation ait pu froisser quelques esprits pas forcément chagrins.
Puis, j'ai été transporté, non sans détour, vers un petit village médiéval de toute beauté, Cordes-sur-ciel. Il ne faut pas avoir peur d'user ses chaussures, tout le village étant construit sur une colline; mais chaque coin de rue apporte un plaisir particulier, une enseigne colorée, une halle gigantesque, une façade vénitienne, une gargouille horrifique, une statue dans un angle.
Mais vous savez déja comment notre effort fut récompensé!
Edit de 17h30: Le premier album est disponible ici.
Toulou-ouse, Toulou-ou-se (1)
Je pensais,
comme le suggérait la Mouette, vous montrer toutes les belles choses
que nous avions pu rencontrer et puis, finalement, je préfère commencer
par la fin, les aventures trépidentes du voyageurs à ailes; voyageur
auquel on a faillit rogner les ailes. En effet, bien installé dans mon
fauteuil d'avion dons le décollage est prévu à l'heure contrairement à
celui de mon fils près de trente minutes plus tôt, je regarde d'un oeil
distrait l'hôtesse nous faire les démonstrations usuelles. Et puis,
rien. Le pilote nous signale la perte d'un circuit hydraulique, que
nous revenons nous garer quelque part et que tout va s'arranger, ne
vous inquiétez surtout pas.
L'autobus chargé de nous transférer à mis plus d'une heure à venir nous chercher. Puis, le temps de répartir les passagers dans les vols restants, je suis finalement arrivé avec plus de deux heures et demie de retard à paris.
Ne me dites pas que l'on garde toujours le meilleur pour la fin; d'ailleurs, le meilleur est à venir avec sûrement un ou plusieurs albums pour caser les quelques dizaines de photos regardables que j'ai pu rapporter.
Un peu de patience, que diable!
19 janvier 2006
300 mots d'amour
Pour ma trois centième note, je vous offre un petit poème sur l'amour car, après tout, c'est le moteur de notre vie.
Carmen
Carmen est maigre - un trait de bistre
Cerne son oeil de gitana.
Ses cheveux d'un noir sinistre,
Sa peau, le diable la tanna.
Les femmes disent qu'elle est laide,
Mais tus les hommes en sont fous:
Et l'archevêque de Tolède
Chante la messe à ses genoux;
Car sur sa nuque d'ambre fauve
Se tord un énorme chignon
Qui, dénoué, fait dans l'alcôve
Une mante à son corps mignon.
Et, parmi sa pâleur, éclate
Une bouche au rire vainqueur;
Piment rouge, fleur écarlate,
Qui prend sa pourpre au sang des coeurs.
Ainsi faite, la moricaude,
Bat les plus altières beautés,
Et de ses yeux la lueur chaude
Rend la flamme aux sasiétés.
Elle a, dans sa laideur piquante,
Un grain de sel de cette mer
D'où jaillit, nue et provocante,
L'âcre Vénus du gouffre amer.
Théophile Gautier
18 janvier 2006
Apocalypse bientôt ?
Il y a un sujet que je veux partager avec vous, une interrogation qui me trotte dans la tête depuis déjà quelques temps. Mais, avant de l'aborder, j'aimerais prendre quelques précautions oratoire tellement le sujet est sensible; je préfèrerais éviter les commentaires injurieux des lecteurs occasionnels car il est évident que je commence à connaître mes commentatrices (la majorité féminine l'emporte) et leur faire une grande confiance de discernement. Le préambule étant mis en place, passons au vif du sujet.
De plus en plus, les efforts et les progrès de la médecine permettent de guérir, sauver ou maintenir en vie des enfants qui, sans ces traitements ou opérations n'atteindraient pas l'adolescence. Sans l'avoir vécu, j'imagine la douleur, le déchirement dans son propre corps rien qu'à penser à une telle éventualité et donc je comprends la volonté forcenée de vouloir à tout prix sauver ceux qu'on aime, la chair de sa chair. Mais n'est il pas dangereux de conserver dans la patrimoine génétique humain les échecs des tentatives dévolution, les mutations ratées qui auraient été éliminés naturellement sans l'intervention humaine ? N'allons nous pas vers une société dans laquelle nous rencontrerons de plus en plus de maladies génétiques orphelines, de plus en plus de procréations artificielles, de plus en plus de personnes innadaptées à notre monde ?
De l'autre côté, les magies de la génétique peuvent laisser supposer qu'à partir d'une branche condamnée la nature puisse faire naître une nouvelle espèce plus forte, plus résistante. Mais je crains que, comme avec les prévisions économiques et politiques nous ne regardions qu'à court terme et que nous n'entrevoyions pas encore toutes les conséquence de ce jeu dangereux.
J'aimerais vous lire à ce sujet, posément, avec passion mais aussi sans emportement.






























