12 mars 2006
Pas de bidoche dans la flamiche
La fin de semaine est propice à la fabrication maison de petits délices culinaires. Cette dernière n'a pas échappé à cette règle et j'ai confectionné, pour la plus grande joie de mon invitée, une flamiche, spécialité du nord de la France.
Les ingrédients ?
Une livre de poireaux
Cent grammes de beurre
Deux cent cinquante grammes de farine
Cinquante grammes de fromage rapé
Un verre de lait
Préparez vos poireaux, tronçonnez et émincez les.
Bien sûr, les paresseux comme moi pourront toujours acheter leur poireaux tout préparés et tout tronçonnés chez un fabricant de surgelés, la marque important peu. Inutile également de vous dire de bien vous laver les mains avant de commencer.
Faite
cuire les morceaux de poireau dans cinquante grammes de beurre. Ils
doivent devenir transparents, translucides, mais pas encore dorés.
Saupoudrez
légèrement le résultat avec de la farine de façon à bien recouvrir
l'ensemble, puis mélangez bien le tout. Ne vous laissez pas distraire
par votre invitée qui vous embrasse dans le cou. Évitez que la farine roussisse à cause du beurre.
Quand
l'ensemble est bien mélangé, versez le lait tout en tournant; vous êtes
en train de confectionner une béchamelle sans même vous en apercevoir.
Une fois que celle-ci est faite, assaisonnez avec du sel, du poivre et de la noix de muscade.
Avec le reste de beurre et le reste de farine, plus un petit peu d'eau, faites votre pâtes brisée. Pour les plus paresseux que moi, achetez-la toute faite.
Répartissez
bien votre mélange poireaux béchamelle dans le fond de tarte de manière
à ce que cela forme un objet harmonieux, agréable à regarder.
C'est important aussi.
Mettre à cuire a four chaud, vers deux cents degrés, ce qui doit correspondre à un thermostat 7.
Dès que la tarte est bien dorée, la sortir du four.
Dégustez
des yeux, dégustez du palais pendant que c'est chaud, puis laissez vous
distraire à nouveau par les baisers de votre invitée que vos prouesses
culinaires ne sauraient que susciter.
Et répétez après moi, la flamiche, c'est fastoche.
Commentaires
Hum...
Servi(e) avec quoi? Une dose de tendresse, une pincée de folie et un zeste d'amour?
Berlioz... j'arrive le samedi 14 avril, vers 19heures... ce sera encore la saison des poireaux, non ? Et puis, je serais ravie de rencontrer la Mélissande qui manquerait presque (heureusement qu'elle n'y arrive pas !)te faire rater la quiche que je préfère, la flammiche !
Dia> Quel bon programme en effet!
Mouette> C'est tous les jours la saison des poireaux surgelés :-)
Poème gourmand
La flamiche c'est fastoche
On n'a pas besoin de bidoche
On en mange à la Bastoche
En deux temps c'est dans la poche
On risque pas de rater le coche
Parce que ça, ce serait moche !
les hommes et la cuisine
c'est toujours bien et toujours (presque, enfin) sérieux, quand ils s'y mettent! cela parait très intéressant, je n'en ai mangé qu'à côté de Gare de Nord, mais c'était bon et lourd, le tien parait encore mieux,
aujourd'hui, François explique comment faire les spagetti au saumon, un peu plus facile, je m'y mets donc d'abord à ça
fastoche oui ! merci ;-) je vais tenter... ça me changera de mon risotto, de mes rôtis, de mes tartes salées, et j'en passe :-)
Oui, je crois essayer aussi bientôt. Au fait, j'ai failli refaire "tiramisu belge de Berlioz" de mon classeur ce week-end ! Failli, parce qu'il est tout de même très gras.
Avec toi, les recettes ont un goût d'autre chose. Difficile à décrire.
Il s'en passe des choses en trois mois ! Certains disparaissent, d'autres rencontrent l'amour... Je suis heureuse de constater que tu es dans la deuxième catégorie... Il resterait pas encore une petite part de flamiche ?....
FASTOCHE, voila t'es content, tu nous fais baver devant des images plutôt que d'en envoyer des morceaux par la poste (rire)
bisous
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