13 juin 2006
Le plaisir économique
Ça y est, une nouvelle poussée de fièvre vient de prendre notre premier ministre qui décide, à nouveau, de faire des coupes sombres dans le budget de l'état, le maître mot étant depuis déja pas mal de temps "désengagement". Ainsi, on réduit le nombre de postes au ministère des finances (je ne sais pas pour vous, je n'ai jamais vu mes impôts augmenter autant depuis qu'on parle de leur baisse), à l'éducation nationale, ce qui était sûrement indispensable étant donné le nombre de postes vacants un peu partout en France. Par contre, il ne faut vous dire qu'il est tombé sur la tête, ou bien qu'une grosse mouche l'a piqué; nous sommes en présence d'une logique imparable, transmettre au privé un maximum de secteurs, au risque de générer une inégalité grandissante d'une région à l'autre, d'une ville à l'autre. Je pense que d'ici quelques années, si nous n'y prenons garde, le système éducatif français sera à l'image de l'étasunien avec de grandes et de petites écoles très efficaces mais réservées par leur coût à une élite, et un système public, dépourvu de moyens, justifiant par là même la présence des premières.
Ce matin, sur les ondes de la radio nationale qui réveille mes neurones, le chroniqueur économique, Jean-Marc Sylvestre pour ne pas le nommer, commentait ces annonces toutes nouvelles. Au ton de sa voix, à l'ardeur de ses paroles, à la croissance de l'aigüe de son timbre, j'ai bien senti qu'il jouissait dans son pantalon. C'est plutôt mauvais signe.






























