24 juin 2006
Haut les mains! (5)
Puisque
nous sommes dans la reconstitution historique, restons y encore un
instant, le cas Ellis Peters méritant qu'on s'y arrête.
En 1977 cette écrivaine qui a déja pas mal d'actif derrière elle crée un personnage assez curieux, frère Cadfael, moine Gallois du douzième siècle qui s'est engagé sous la robe de bure sur le tard après avoir vécu les croisades et une vie débridée et qui se spécialise dans la culture des plantes médicinales au sein d'une petite communauté. Sa connaissance et sa sagacité lui permettront de résoudre des énigmes à caractère policier car son chemin sera semé d'embûches et de cadavres.
Grande connaisseuse du moyen âge, le pari était de faire des romans ancrés dans son époque fétiche en respectant un maximum de réalisme sensitif (on est en pleine guerre des Roses) en évitant tout dérapage anachronique ou détail peu probable dans la découverte des indices. Et le pari est tenu. Tant qu'on en lit qu'un seul; car si Ellis Peters (Edith Pargeter de son vrai nom) a trouvé un vrai filon, elle a du mal a se renouveler. Ainsi, la trame de chacun de ses romans est la même; on découvre un crime, tout accuse un beau jeune homme qui aura, bien sûr, une aventure amoureuse mais frère Cadfael saura ne pas se contenter des apparences et finira par découvrir le pot aux roses. Les amoureux finiront dans les bras l'un de l'autre, avec la bénediction du moine, partirons dans un autre village sous un soleil couchant juste avant que le mot fin ne s'affiche sur l'écran.
Tout est prévisible, attendu, souvent mièvre et dégoulinant de bonnes intentions. A consommer, donc, en dose homéopathique, ce qui convient tout à fait à la profession du héro.






























