31 août 2006
La science des rêves
Le début du film donne le ton, murs couverts de boîtes à oeufs, caméras en carton, discours du personnage donnant la recette des rêves comme s'il s'agissait de cuisine, nous ne sommes pas dans le monde réel, nous avons plongé dans l'inconscient du héros.
Le héros, parlons en; il débarque à Paris de son Mexique avec un accent à couper au couteau, est d'une maladresse terrible, n'ose pas dire à sa voisine qu'il est le fils de sa propriétaire, s'habille le chef toujours couvert d'un grand bonnet style péruvien et semble doué d'une fantaisie poétique à toute épreuve. Il aura d'ailleurs du mal à s'intégrer dans un travail beaucoup trop peu artistique à son goût.
On voit ses rêves, obsédés par les tâches quotidiennes de son labeur peu enviable et puis, peu à peu, rêve et réalité s'emmêlent les pinceaux, il ne sait plus très bien où il en est et nous non plus, pour notre plus grand plaisir.
On se laisse emporter par ce délire bon enfant, très joli de surcroît, où l'on voit galoper les chevaux de feutrine, skier sur du tissus, sans oublier les nuages de coton ou des voitures en carton. Il faut dire que le film est porté par cet acteur qui m'était inconnu et mérite une place dans ma mémoire, Gael Garcia Bernal et Charlotte Gainsbourg, entourés d'une pleïade de petits rôles confiés à des grands comme Miou-Miou, Pierre Vanneck ou Alain Chabat.
Ne boudez pas votre plaisir, allez le voir sans peur et sans à priori.
30 août 2006
Vous l'aurez voulu
Le randonneur se doit d'avoir le pied agile et l'oeil aux aguets, surtout s'il est de nature gourmande.
Ainsi, lors de nos promenades montagnardes n'avons nous pas manqué de remarquer le long des chemins et, parfois, sur de très grandes surfaces, les buissons de baies en tout genre mûres à souhait, qui nous tendaient leurs fruits généreusement de l'air de dire "venez nous manger"; et nous n'y avons pas résisté.
Ainsi, à l'issue d'une ascension de près de deux heures avons nous avisé un tapis de petits buissons de myrtilles qui nous faisaient de l'oeil, tandis que les marmottes trouvant l'air trop froid ne montraient pas le bout de leur museau.
Le lendemain, c'est le long du chemin que s'est dressé, pour nous, des framboisiers chargés de fruits pour plusieurs semaines encore.
Plus tard, ce seront les mures juteuses comme jamais, sucrées à point qui sont venues remplir le pauvre petit étui toujours à portée de nos mains.
Et il ne faut pas croire, nous ne nous contentions pas d'en ramasser en vue d'une confection culinaire particulière, nous en mangions presque autant, cueillant d'une main, engrangeant de l'autre, dévorant de toutes nos dents. Et pour vous donner envie d'ouvrir vos yeux lors de vos prochaines balades, je vous offre la vue d'une de nos trois réalisations qui nous a obligée à acheter tout spécialement un moule à tartes. Bon apétit.
28 août 2006
Il faut bien
Il faut bien rentrer.
Il faut bien quitter les vertes prairies, les vertes montagnes et leurs gentilles marmottes.
Il m'a fallut, à grand regret, revenir vers des considérations matérielles, une organisation plus rigoureuse de mes journées, une socialisation obligée.
Par contre, toujours pas moyen de récupérer mes photos rapidement; pas moyen de vous lire complètement, seulement la possibilité de butiner ici ou là. Le temps (et un nouvel ordinateur) remettra les choses en place.
A très bientôt, chez vous, chez moi.
26 août 2006
Interlude (10)
Mesdames, pas besoin de faire des économies pour la prochaine saison, après la mode sac à pomme de terre, voici la mode sac poubelle.
A confectionner vous même.
Paris, le quartier du Sentier le dernier dimanche de juillet.
24 août 2006
Interlude (9)

C'est ma vue quotidienne qui peut, quand la météo s'en donne la peine, me donner un grand bonheur.
22 août 2006
Interlude (8)
On peut encore trouver dans Paris des lieux magiques, des retraites paisibles, hors du temps, hors de toute ville, dans lesquelles l'impression de campagne persiste.
Celui-ci se trouve dans le quartier de Ménilmontant dans le dix neuvième arrondissement.
20 août 2006
Interlude (7)

C'est une fois par an la joie de voir ces fleurs aussi variées que colorées envahir ma ville dans un festival de bonne humeur.
Sont ce les rouges et les ivoires qui donnent le sourire aux passants ou le signal que l'hiver s'en va, mais l'ambiance change quasiment su jour au lendemain.
18 août 2006
Interlude (6)
J'aime le moment où le soleil se couche mais où le jour persiste. Les couleurs sont très tranchées, les bleus du ciel sont foncés, les rouges flamboyants.
Saint Eustache, près des halles, un soir d'été entre chien et loup.
16 août 2006
Interlude (5)

Et dire qu'il y a tant de personnes qui le cherche partout!
14 août 2006
Interlude (4)

Un moyen de s'échapper, de passer le mur qui barre l'horizon.






























