13 novembre 2006
Voyons plus loin
Je viens d'apprendre que vous préparez un article su la détection des signes de délinquance future d'après les troubles de conduite de l'enfant de trois ans. Ce serait un progrès, mais ce serait déjà trop tard.
Congé de maternité, surveillance de la grossesse, le prédélinquant a déjà coûté cher à la société. Maintenant qu'il est là, que faire de lui ? Son redressement, sa correction, dans l'hypothèse optimiste où elles seraient possibles, coûteraient plus cher encore.
C'est dès l'état foetal, dans l'utérus maternel, qu'il faudrait frapper le futur fauteur de troubles. Il ne faut pas se laisser attendrir par la vision des échographies. Ces petits doigts potelés qui se referment, c'est peut être autour d'un pavé. Ces petites lèvres maladroites qui s'entrouvrent, c'est peut être pour lancer un cri séditieux.
L'attentisme serait irresponsable. C'est dès cette étape que la société doit se prémunir contre des désordres à venir. Une solution économique et rapide serait alors encore possible. Elle pourrait heurter certaines sensibilités mais a-t-on trouvé d'autres moyens pour stopper la progression de la grippe aviaire ?
Un citoyen épris d'ordre
Texte publié à l'origine dans le numéro 42 de septembre 2006 de LA REVUECommune.






























