Ma vie, mon oeuvre

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14 décembre 2006

L'art de la cloche

Il y a peu, je vous parlais de ces sièges qui disparaissaient dans les stations de la Régie Autonomes des Transports Parisiens. Ne nous leurrons pas, ces travaux consistent essentiellement en une méthode pour empêcher que des individus indésirables passent leurs journées et leurs nuits à les occuper.

Avec les froids nocturnes, les sans abris réapparaissent sur les bouches d'air à la recherche d'un peu de chaleur que le métropolitain leur fournissait abondamment il y a encore quelques années. Hypocritement on les appelle 'sans domicile fixe', alors que de domicile ils n'ont point, fixe ou pas. Ce soir, un ami me faisait remarquer qu'il y avait une personne qui dormait dans l'entrée de l'immeuble à côté du sien, toutes les nuits, quelque soit la saison, depuis des années; une sorte de fixe sans domicile.

Cette discussion rejoignait celle d'hier dans laquelle je me rappelais mon enfance avec ses clochards, personnes qui, en règle générale, avaient choisi de se mettre en dehors de la société, de se tenir à l'écart de leurs semblables et vivotaient de ci de là, souvent la bouteille de rouge à portée de la main.
Aujourd'hui, nous rencontrons beaucoup plus souvent une clochardisation subie, une société rejetant certains de ses constituants dans une non-vie incertaine.

Mais, ceci dit, savez vous pourquoi on appelle ces exclus des clochards ?

Il se trouve qu'au moyen âge, à la fin des marchés, on sonnait la cloche qui était le signal pour les pauvres qu'ils pouvaient venir glaner les invendus, les fruits plus très frais, les légumes flétris. Ceux qui répondaient à ce signal étaient, de manière méprisantes, appelés des clochards.

Finalement, peu de chose à changé depuis.

Posté par berlioz à 00:35 - Mes humeurs - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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