29 décembre 2006
Pour toi

Pour un mensiversaire avant anniversaire.
28 décembre 2006
Elle nous irait si bien

Peut être avez vous vu ces affiches qui ont fleuri sur les murs de nos villes, dans les couloirs sous terrains du métropolitain, à l'occasion de la période des fêtes, période idéale pour tenter de transformer tout bon citoyen en consommateur irréfléchi.
Par contre, je trouve plutôt étonnante cette campagne par les images et les textes qui les accompagnent. Les teintes sont dans les gris, noir et violet qui sont plutôt utilisés pour le deuil, la clef et l'aile évoque immanquablement l'au delà et les textes parlent d'âme et de voyage qu'on fait toujours pour la première fois.
Je suggérerais donc à la direction de ce magasin d'être aussi claire dans sa dénomination commerciale et de rebaptiser son enseigne 'La Mort Branchée'.
26 décembre 2006
Une image envahissante
Le sujet ayant déjà été évoqué par ici, je n'y reviendrai pas en détail. Sachez simplement que j'ai mis là à votre disposition un album de mes photos des envahisseurs parisiens, même si j'en ai repéré quelques autres qui n'y figurent pas encore.
N'hésitez pas à me signaler leur présence ou les changements éventuels, j'ai pu déjà voir disparaître deux exemplaires depuis les prises de photos.
Merci d'avance et bonne visite.
24 décembre 2006
Dernière émission
J'aime Robert Altman, je ne l'ai jamais caché, je n'allais pas rater son dernier opus; son ultime opus. Et celui-ci ne m'a pas déçu.
L'histoire paraît simple, une émission de radio hebdomadaire, qui existe depuis cinquante ans, se voit en danger de disparaître à cause du rachat du théâtre dans lequel elle est enregistrée. Elle est composée de numéros musicaux, entrecoupés de messages publicitaires plus loufoques les uns que les autres, elle est familiale, à quelques blagues douteuses près, elle est enregistrée en public.
Ce dernier numéro, dernier à tous les points de vue, est un prétexte pour montrer une bande de personnages qui se connaissent depuis de longues années, avec leurs espoirs déçus, leur carrière n'ayant pas dépassé la frontière de leur comté, leurs amours trahies, leur innefable attachement les uns pour les autres. D'ailleurs, on sent bien comme Altman les aime, tous, avec leurs manies ridicules, leurs rites d'avant spectacle, leur trouille ou leur nonchalance et cette séparation annoncée estv un déchirement pour lui comme pour eux.
Ce film est une petite merveille qui sait effacer la merveilleuse technique du réalisateur derrière un humour fin à certains moments, potache à d'autres, des lumières qui mettent en valeur les acteurs donnant leur meilleur, une ambiance de fin d'une époque, époque actuelle à peine indiquée en début de film par une prise de photo en numérique, ambiance un brin rétro pleine d'un confort nostalgique.
Je ne saurais que vous conseiller d'aller voir 'The last show', un film qui en lui même vaut le détour et qui, resitué dans le contexte du décès du réalisateur a provoqué chez moi une crise de larmes irrepressible. Trop sensible, vous dites ?
18 décembre 2006
Rôdons un nouveau mot
Croyez vous au hasard ? Moi non plus (si vous avez répondu oui, vous avez perdu).
Ne voilà-t-il pas qu'on m'offre ce soir un livre avec plein de mots anciens et pourtant nouveaux pour moi, de quoi remplir pour des années ma rubrique des mots moëlleux.
Revenant vers mes foyers, je l'entrouvre au hasard, choisi plusieurs lettres au gré des soubresauts du métropolitain et en extrait un tout ronflant que je vous livre en pâture en espérant qu'il vous inspirera.
RHODOLEUQUE n.m. Petites pièces de bois enfilées sur un cordon qui, en tournant, produisent un sifflement qui attire les oiseaux.
17 décembre 2006
Mes dits valent pour la table
Fi du sucré, faisons foin des dessert et regardons comment réaliser un plat médiéval, une ambroisine de poulet, que j'ai testé pour vous hier au soir.
Pour ce faire, il vous faudra un poulet fermier coupé en morceau, ou des morceaux déjà découpés si vous êtes aussi paresseux que moi, trois oignons émincés, un verre de vin blanc sec, un verre de bouillon de poule, cent cinquante grammes d'amandes en poudre, trois bâtons de cannelle, une cuillère à café de muscade râpées, un clou de girofle, huit figues sèches, un verre de raisins secs, une dizaine de pruneaux, deux cuillères à soupe de miel liquide, une cuillère à soupe de vinaigre balsamique, deux cuillères à soupe d'huile.
Ouf; vous avez tout ? On commence alors.
Faire un lait d'amande en mixant le bouillon de poule et les amandes en poudre. Filtrez avec un chinois et mettez de côté.
Faites dorer les morceaux de poulet dans une sauteuse avec l'huile; faites de même avec les oignons.
Ajoutez le lait d'amandes et le vin blanc; salez, poivrez; couvrez et laissez cuire à feux doux pendant vingt minutes.
Ajoutez les épices, les fruits secs, le miel et le vinaigre.
Poursuivez la cuisson encore dix minutes.
J'aurais bien servi cette mixture avec des pâtes fraîches, ce qui n'est pas très médiéval, mais notre faim ne s'accordait pas avec une telle bombance. Je suggère, pour faire plus couleur locale, une céréale comme l'épeautre ou de l'orge, cuits comme du riz.
Après avoir goûté, je suis d'avis d'ajouter aussi quelques amandes entières pour que du croquant s'installe dans la recette.
J'ai emprunté cette recette au livre "Ma cuisine médiévale" de Mincka paru aux éditions Équinoxe.
14 décembre 2006
L'art de la cloche
Il y a peu, je vous parlais de ces sièges qui disparaissaient dans les stations de la Régie Autonomes des Transports Parisiens. Ne nous leurrons pas, ces travaux consistent essentiellement en une méthode pour empêcher que des individus indésirables passent leurs journées et leurs nuits à les occuper.
Avec les froids nocturnes, les sans abris réapparaissent sur les bouches d'air à la recherche d'un peu de chaleur que le métropolitain leur fournissait abondamment il y a encore quelques années. Hypocritement on les appelle 'sans domicile fixe', alors que de domicile ils n'ont point, fixe ou pas. Ce soir, un ami me faisait remarquer qu'il y avait une personne qui dormait dans l'entrée de l'immeuble à côté du sien, toutes les nuits, quelque soit la saison, depuis des années; une sorte de fixe sans domicile.
Cette discussion rejoignait celle d'hier dans laquelle je me rappelais mon enfance avec ses clochards, personnes qui, en règle générale, avaient choisi de se mettre en dehors de la société, de se tenir à l'écart de leurs semblables et vivotaient de ci de là, souvent la bouteille de rouge à portée de la main.
Aujourd'hui, nous rencontrons beaucoup plus souvent une clochardisation subie, une société rejetant certains de ses constituants dans une non-vie incertaine.
Mais, ceci dit, savez vous pourquoi on appelle ces exclus des clochards ?
Il se trouve qu'au moyen âge, à la fin des marchés, on sonnait la cloche qui était le signal pour les pauvres qu'ils pouvaient venir glaner les invendus, les fruits plus très frais, les légumes flétris. Ceux qui répondaient à ce signal étaient, de manière méprisantes, appelés des clochards.
Finalement, peu de chose à changé depuis.
11 décembre 2006
Je me sens un peu sec en ce moment; les sujets ne manquent pas mais j'ai peur de vous lasser avec mes colères perpétuelles, mes râlantes à répétitions. J'ai des projets, des idées mais, n'est-ce pas, ce ne sont pas avec des idées que l'on écrit. J'avais une bonne idée pour aujourd'hui, vous parler du film que je suis allé voir samedi soir et qui m'a beaucoup plu, babel. Mais voilà, en butinant sur la toile, j'ai vu que l'amie Fulie en parlait, et bien, justement ce matin.
Alors, je vais plutôt vous offrir une photo, une de celle prise par une belle soirée d'amitié et qui me rappellera longtemps une fin de semaine particulière en novembre dernier dans celle belle ville d'Amiens. Je reviendrai bientôt avec quelques mots.
06 décembre 2006
Touche pas à mon confort
La station de métro prenait un air de chantier avec ses palissades vertes et blanches et le superbe panneau "ICI NOUS INTERVENONS POUR AMÉLIORER VOTRE CONFORT". Chouette ! Nous allions avoir, sous peu, une station avec des fauteuils rembourrés, une fréquence de rame accrue, un éclairage optimisé. Que nenni point ! Ma naïveté m'avais joué des tours; une fois les cache misère retirés, nous avons pu admirer... rien. Il n'y avait plus rien. L'intervention pour notre confort consistait simplement à retirer l'ensemble des sièges du quai unique.
Si une prochaine fois la RATP pouvait se préoccuper d'autre chose que de mon confort, je m'en porterai mieux.
04 décembre 2006
Au bord des lèvres
De temps en temps, nous disons des choses très sérieusement et puis voilà que notre langue se prend dans le tapis et qu'on dit ce qu'on pensait vraiment, au fond de nous, alors qu'on cherchait à dire autre chose. On peut appeler ça un lapsus révélateur, une langue qui fourche ou tout autre expression imagée, il n'empêche que vous avez dit quelque chose, vous avez libéré votre esprit de quelque chose que vous vouliez cacher.
Ne vous en faites pas, ça peut arriver à tout le monde, mais l'implication n'est pas la même que vous soyez simple péquin ou candidat à la magistrature suprême et ministre de l'intérieur de surcroît.
Donc, quand ce dernier nous dit que l'homme n'est pas une marchandise comme les autres, il révèle que, pour lui, l'homme est une marchandise. Mais était-ce un lapsus ?
Excusez moi, je ressens des nausées.






























