Ma vie, mon oeuvre

On trouvera ici aussi bien des moments de ma vie que des critiques, des cris de colère ou des fictions de mon cru.

06 juin 2007

Pire que tique

Aujourd'hui, je vais me faire quelques ennemis. Quoi que; étant donné qu'il y a fort peu de chance que leurs yeux passent par ici, ce n'est pas dit.Les précautions d'usage étant prises, passons aux faits.

Dimanche dernier, nous étions invités, Mélisande et moi, à nous rendre à un pique nique organisé par une amie commune et pas n'importe laquelle puisque c'est celle qui nous a fait connaitre l'un à l'autre. Rendez-vous était donc donné au sein du parc Montsouris à une heure trop avancée pour y être à l'heure, la ville de Saint-Denis étant à l'opposé de Paris.

Dimanche matin, nous faisant violence, nous pressons les agapes et les ablutions matinales pour passer au marché faire provisions de tomates cerise, que ne les ayant pas trouvées nous remplacerons par des tomates traditionnelles, puis rejoignons la gare pour, ruse de sioux, prendre le RER et arriver au pieds du jardin. Mais c'était sans compter sur la malchance et ma distraction qui m'a fait oublier mon téléphone cellulaire à la maison. Reparti seul à sa recherche, au pas de marche forcée, j'ai retrouvé ma douce près d'une demi heure plus tard, mais pas de quoi fouetter un chat.

Le trajet s'est déroulé comme d'habitude dans ces contrées reculées, avec sont lot d'égoïstes prenant le plus de place possible malgré le taux de remplissage des voitures. Une heure plus tard, nous finissons par pénétrer dans le parc sus nommé et partons à la recherche des autres convives. Le téléphone est là pour se signaler et s'orienter dans la vastitude verte qui nous entoure.

- C'est facile, tu vas tout droit jusqu'au bout et tu tournes à droite. Nous sommes là.

Tout droit, nous tournons, inspectons les pelouses, rien. Nous sommes fatigués, la tension monte.

Moi: Nous sommes près d'un arbre, vous êtes où ?
Elle: Vous avez suivi le chemin ?
Moi: Oui, tout droit puis à droite.
Elle: Nous sommes derrière les buissons, vous avez dû passer sans nous voir.

Nous rebroussons chemin et, en effet, bien cachés nous finissons par trouver une douzaine de personnes entourant notre amie dont seules une ou deux me semble familière.

Elle: Je vous présente Berlioz et Mélisande. Des amis de blog.
Une: De quoi ?
Elle: De blog, un endroit où on écrit.
Une: Vous écrivez quoi ?
Elle: Tout, rien, ce qui nous arrive...
Une: ...

Nous ne connaitrons pas son prénom, ni celui des autres, la présentation s'arrêtant là.
La conversation aussi, d'ailleurs. Les anges sont passés les uns après les autres, passages entrecoupés par des "C'est bon" ou des "Je peux avoir l'eau ?".

Le pire nous attendait encore. Il était prévu, après notre restauration, de jouer; à un jeu de cartes qu'une personne nous a présenté sommairement et très rapidement. Je vais essayer de vous résumer les règles de ce jeu sans doute inventé par notre président de la république tellement il privilégie l'individu, la concurrence et la compétitivité; tout ce que j'aime.
Chaque joueur se voit remettre un paquet identique de cartes comportant au recto une couleur et un nombre allant de un à dix, au verso un signe distinguant les joueurs. Ceux ci commencent par faire un petit paquet de neuf cartes dos sur le dessus et en retournent quatre, le reste, devenu pioche étant fixé dans le creux de la main gauche. Quand tout le monde est prêt, l'action consiste à déposer des cartes dans l'ordre numérique et de couleur, du un au dix, le plus rapidement possible. A chaque carte déposée, il est possible d'en retourner une du tas, le jeu s'arrêtant dès qu'un joueur s'en est débarrassé entièrement, prononçant alors le nom du jeu, que j'ai rapidement oublié, pour signaler sa victoire. Un système de comptage permet alors de classer les joueurs.

Moi qui suis assez joueur je n'ai jamais testé quelque chose d'aussi ennuyeux et manquant autant d'intérêt. Aucune stratégie, aucune réflexion, seule l'attention et la rapidité sont de mise. Je propose pour la prochaine fois un cache cache ou un chat perché, celà nous fera au moins de l'exercice.

De toute façon, le prochain pique nique se fera dans le square devant chez moi, comme ça j'aurai moins de mal à trouver les convives qui, de toute façon, ne se déplaceront pas jusque là, eux.

Posté par berlioz à 09:52 - Mes humeurs - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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