01 août 2007
Nouvelle transfusion
Les nouvelles mesurettes annoncées ce matin par le ministre de la santé non seulement ne sont pas anodines, mais sont présentées avec un pathos destiné à faire passer la pilule plus facilement. Il est bien connu que l'association des vacances et d'une dose de culpabilisation permet d'enrober la douloureuse d'une pellicule permettant l'inhibition de tout comportement contradicteur ou revendicatif.
Qu'en est il, de quoi parle je ?
De l'annonce par monsieur le président d'une franchise de cinquante centimes d'euros par boîte de médicament, par acte médical et de deux euros pour les transports sanitaires ainsi que de la précision ce matin par madame la ministre (j'avance de deux pas, je recule d'un donnant ainsi l'impression de céder alors que j'enfonce les lignes ennemies) d'une dispense pour les femmes enceintes, les enfants et les personnes couvertes (et bien mal) par la CMU.
Encore une fois, sous couvert de financer la recherche contre le cancer et la maladie d'Alzheimer (sous entendu vous ne pouvez pas dire que c'est pour une mauvaise cause - sortez vos mouchoirs - vous seriez tellement inhumains de dire que vous êtes contre) on ponctionne un peu plus l'ensemble de la population à la même hauteur (tout le monde paie la même chose quel que soit ses revenus) tout en réduisant, dans le même temps, mais par un autre biais, les cotisations patronales. Le grand principe solidaire de la sécurité sociale, chacun donne selon ses moyens, chacun reçoit selon ses besoins, en prend encore un coup, un de plus, surement pas le dernier, la bougresse tenant encore debout, sans doute renforcée, pour le moment, par la volonté du plus grand nombre.
Quand j'entends Ysengrin qui dit s'occuper par lui même de sa protection sociale et de sa future retraite, sous entendu en passant par des compagnies privées qu'il peut se permettre, je suis en droit de douter du prolongement encore longtemps de la moribonde. Mais il ne faudra pas me dire qu'elle est morte de vieillesse, ni même d'une longue maladie, le meurtre est trop évident.






























