31 août 2007
Copains comme cochons
Ce n'est pas parce qu'on part en vacances, parce qu'on se vide le cerveau des soucis du quotidien qu'il faut rester sourd et aveugles alors que les loups ce sont déjà rassemblés en meutes prêtes à fondre sur nous. Il y a encore quelques jours, le chef des hyènes, les oreilles en pointes et les crocs aiguisés, est allé rencontrer la femelle dominante et ils ont trinqué ensemble, ils ont ri ensemble. Le chef des hyènes qui, sans se l'avouer, rêve de devenir loup, un loup comme les autres, fait des courbettes et des risettes et des promesses qu'il va tenir.
Les moutons, même ceux à poils raz devront encore donner de leur laine, ceux ayant à manger à foison pourront continuer à faire envie à ceux qui n'ont rien. Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes.
30 août 2007
Ca bouge enfin

J'y ai vu ceci aussi
Et encore ça
28 août 2007
J'adooooooore !
On pouvait se douter que, partant près de la deuxième ville touristique du pays célèbre pour sa grotte soi disant miraculeuse, y aller de plus au moment où on célèbre la personne qu'on y adore régulièrement nous allions nous trouver face à des croyants militants, des grenouilles de bénitier, des adorateurs sans limites.
Mais de là à faire porter un vêtement au texte si explicite, si provocateur, si extrême à une petite fille d'une dizaine d'année, au moins deux jours de suite, j'en suis resté (quasiment) sans voix. Car il n'y a pas de doute, il ne s'agit ici, ni du couturier, ni du journal, mais bien de l'instrument de torture utilisé pour martyriser, il y a de celà dejà pas mal de temps, des êtres humains.
Je n'ai pas pu m'empêcher de répliquer en portant, peu après, un autre vêtement rouge avec un texte tout aussi explicite: "Communist inside". Ca n'a rien changé au problème mais ça m'a fait du bien; en tout cas, on ne pouvait pas m'accuser de ne pas savoir ce qu'il y avait écrit ou ce que ça voulait dire.
27 août 2007
Délit de face, yes !
Pourtant, ça n'avait pas commencé trop bien; notre voiture était la dernière d'une double rame de TGV, il nous fallait traverser dans toute sa longueur le quai en portant nos bagages, modestes soit, mais encombrants tout de même. Et puis, il y eut nos voisins, quatre jeunes bien sur eux, le bon chic des beaux quartiers et le col de la chemise relevé, lisant le Figaro et se rendant sûrement, comme en pèlerinage, à Lourdes. Nous y allions aussi mais notre but était sans aucun doute différent.
Leur conversation n'était pas discrète et il était difficile de commencer les premières de mes mille et quelques pages qui m'attendaient sagement sur ma tablette; je me suis rabattu, distraitement, sur des jeux avec des chiffres à ranger dans des cases.
Et puis, nous avons fini par arriver. Nous nous levons, tous autant que nous sommes, attrapons nos sacs respectifs et nous engageons dans le couloir central, près à débarquer sous le soleil quand le plus grand et le plus blond des précédents me bouscule, volontairement ou non, je ne sais. Il se fend d'un "Excusez moi" et ajoute après un petit temps, en appuyant bien sur le mot, "MADAME".
J'ai les cheveux long, d'accord, mais j'avais passé six heures face à ce jeune freluquet qui ne pouvait ignorer à qui il s'adressait et croyait sûrement avoir fait un bon mot. Je me suis penché vers Mélisande et lui ai fait remarqué, à haute et intelligible voix que vraiment, même chez les bourges il y avait des petits cons.
26 août 2007
Toujours plus haut
Je vais commencer par la fin, sans doute parce qu'encore bien imprimée dans la mémoire de ce séjour pyrénéen; sans doute aussi parce que la météo n'ayant pas été très favorable nous avons profité de ce dernier jour pour tenter une promenade plus physique mon fils et moi, un besoin mais aussi la possibilité d'aller voir des paysages qu'on ne peut atteindre qu'au prix d'un effort certain. Ainsi, nous avons marché dans le sens ascensionnel sous la pluie, mais pas tout le temps, dans la brume, très souvent, pour nous élever de mille et cent mètres voir ce lac entouré de neige toute fraiche. Pour être exact, nous n'en sommes pas restés là; nous avons encore grimpé deux cents mètres pour atteindre un col, parfois les pieds dans la neige, qui nous a fait découvrir un deuxième lac bien plus grand que celui ci, un refuge qui nous accueilli pour prendre notre déjeuner et une descente à pic que nous avons dévalé en une heure trente à peine. En tout, sept heures de balade à la rencontre des framboises sauvages, des mures et des myrtilles, d'une marmotte peu farouche et des paysages qui ont fini par se faire arroser de soleil pour notre plus grand bonheur.
Bien sûr, maintenant il reste à faire passer les courbatures et les petits bobos inhérents à ces "performances" mal préparées mais je ne suis pas près d'oublier cette dernière randonnée.
25 août 2007
Berlioz 2, le retour
Me voici revenu avec quelques photos dans ma besace. Pour commencer, un petit panoramique pris jeudi dernier lors d'une promenade. Le temps n'était pas au beau fixe, mais la vue valait la peine de braver les hypothétiques intempéries. Cliquez sur la photo pour la voir intégralement.
10 août 2007
Et c'est reparti pour un tour
Cette fois ci c'est bon, je file. Je serai donc absent une quinzaine de jours. J'espère vous retrouver toutes et tous ici à la rentrée pour la distribution de soleil que je ne saurais manquer d'avoir...
09 août 2007
Bientôt, je migre
Les vacances approchent, enfin, histoire de me remettre de tous mes derniers appels diurnes et nocturnes qui m'ont obligés à travailler en petite tenue, l'oeil hirsute, le cheveu terne et parfois l'inverse. Les Pyrénées m'appellent et j'ai hâte de les rencontrer. Je compte les heures, les jours s'effilochent; j'espère que le soleil sera au rendez-vous, comme dimanche dernier à Paris.
07 août 2007
Trou de mémoire
Au moment où notre président décide de tourner la page de mai 1968, de rayer d'un trait de plume les maigres acquis (pour rappel une augmentation substantielle du SMIG, à peine 25%, le passage aux 40 heures, etc) , on nous parle de "Grenelle de l'environnement". Se paient ils notre fiolle ou ont ils vraiment oublié que les accords de Grenelle furent signés à l'issue de négociations très chaudes le 27 mai 1968 ?
06 août 2007
Wallace, le gros mythe
Si Richard Wallace n'est pas très connu, c'est sans doute qu'il n'a jamais rien fait de ses dix doigts. Il se contente de faire fructifier ses avoirs, d'autant plus qu'il va faire un héritage substantiel.
Il passe sa vie à collectionner des peintures et à côtoyer des écrivains français comme Flaubert, Théophile Gautier ou encore Baudelaire.
Et puis, ému par la vie des parisiens pendant le siège prussien de 1871, il consacre une partie de sa fortune à améliorer l'approvisionnement en eau de la ville lumière. Ainsi, il fait don d'un ensemble de fontaines réparties dans les rues et les jardins, les fameuse fontaines Wallace.
Heureusement, les britanniques l'ont anobli, en ont fait un député et ont recueilli sa collection pour en faire un musée, ce qui fait qu'il est connu, différemment, des deux côtés de la Manche. Heureusement, sinon, auriez vous droit à cette notule inutile ?































