27 septembre 2007
Mange pour plaire aux hommes !
Je relai ce texte que je viens de recevoir. A vous de juger.
Le gavage
en Mauritanie et au Mali
Plus tu grossiras, plus tôt
tu te marieras.
Le
gavage est une pratique très répandue en Mauritanie, au Niger et dans le Nord du
Mali. Elle vise des filles, en majorité âgées de cinq à dix ans (période faste
de croissance), obligées de manger des quantités gargantuesques de nourriture.
L'idée est de forcer le développement physique de la fillette pour qu'elle soit
aussi ronde qu'une femme mature, qu'elle plaise aux hommes et soit donc bonne à
marier. Cette tradition reste vivace, bien qu'elle tende à régresser dans
certains endroits des pays concernés. En revanche, l'« auto-gavage » se répand.
Cette nouvelle forme de séduction consiste à créer des formes généreuses
artificielles en consommant des médicaments destinés à favoriser la croissance
des bovins.
Au
cœur du gavage, il y a l'orgueil. Cette pratique est en effet l'apanage des
familles aisées, seules à pouvoir débourser les sommes nécessaires et pour qui
gaver leurs filles est un signe extérieur de richesse. Plus la fille est grosse
et plus les gens considèrent que sa famille est opulente. Mais cette tradition
se maintient surtout pour une raison purement économique. « Les filles ne vont
pas l'école. Alors plutôt que de les entretenir alors qu'elles ne rapporteront
pas d'argent à leurs familles, ces dernières préfèrent les marier rapidement
pour qu'elles vivent chez la belle famille au plus tôt », explique Khalidou
Fall, communicateur traditionnel maure. Et parce que les hommes aiment les
femmes avec des courbes bien rondes, les filles sont gavées. Souvent par les
grands-mères ou des gaveuses lors d'un séjour en vacances organisé par la mère,
à l'insu du père. C'est une affaire des femmes.
«
On leur met des menottes en bois au niveau des tibias. Devant elles, de grandes
calebasses d'eau ou de lait sont disposées. Elles doivent tout boire. Et sitôt
le récipient vidé il est à nouveau rempli et ainsi de suite. Si la jeune fille
sent qu'elle va vomir, on appuie sur les menottes, ce qui est très douloureux,
on la pince ou on la frappe. Si elle vomit tout de même, on rapporte encore de
quoi boire encore et encore. Dans l'ancien temps, si on récupérait le vomi, on
le lui redonnait parce que le lait était rare », poursuit celui que tout le
monde nomme Kals.
L'objectif est d'agrandir
l'estomac pour que la fille puisse manger de très grandes quantités de
nourriture. « On lui donne pendant une semaine du pain dans du lait, des dattes,
du thô (pâte à base de céréale) ou encore du riz avec quelques morceaux de
viande de mouton, mais sans sauce. Il y a peu de sel et pas d'huile, car la
graisse du mouton est plus riche que celle vendue dans les marchés. Ce n'est pas
très bon, mais si on leur donne une marmite à finir, elles doivent en venir à
bout », souligne Kals. Dans le Nord du Mali, « on tue un mouton tous les jours
et on en fait une soupe que la fillette doit manger. On lui donne aussi de la
bouillie de mil et du lait. Elle mange toute la journée, parfois toutes les deux
heures, elle se repose et reprend », explique Kadidia Aoudou Sidibé, présidente
de l'Association malienne pour le suivi et l'orientation des pratiques
traditionnelles (AMSOPT).
« A 12 ans, elle en fait 40
»
Avec tant de nourriture
riche en glucides, la fillette devient très vite méconnaissable. « A 12 ans,
certaines en font 40 », commente Kals. « Certaines sont tellement grosses
qu'elles ne peuvent même plus se lever pour aller aux toilettes. On leur apporte
tout sur place pour qu'elles fassent leurs besoins », précise Kadidia Aoudou
Sidibé. Quasiment invalides, mais physiquement rondes comme des femmes, elles
sont mariées.
Parce que leurs estomacs
sont habitués à recevoir de grosses quantités de nourriture, elles mangent
toujours énormément une fois mariées, alors que plus rien ne les y oblige. Et
elles ne perdent pas de poids car bien souvent elles restent au foyer et ont des
domestiques, que certains appellent même esclaves, qui se chargent de toutes les
corvées quotidiennes. Leurs maris sont prêts à payer de grosses sommes pour que
leur femme reste inactive et donc ronde à souhait.
Ces
filles-femmes obèses risquent donc de sérieux problèmes cardio-vasculaires,
d'hypertension et de diabète. Ce n'est rien face au regard des gens. Alors
certaines essaient de maigrir. Avec peine. « De six heures du matin à six heures
du soir, on voit des femmes obèses voilées qui font le tout du stade olympique
de Nouakchott pour transpirer et perdre du poids. Elles sont très complexées car
on constate que ce n'est que lorsque les gens ont le dos tourné qu'elles
essaient de courir », commente Kals.
Plusieurs facteurs
contribuent au léger recul de la pratique en Mauritanie. Le Président
mauritanien a demandé aux femmes, qui restaient très largement à la maison, de
se lever et de participer à l'économie du pays. Les filles sont de plus en plus
scolarisées et un certain nombre de femmes travaillent, ce qui impose une
corpulence qui leur permet de se mouvoir. Avec l'accès facilité à l'éducation
les filles, conscientes des risques de la pratique, appliquent moins le gavage
en devenant mères.
Par
ailleurs, « dans les grandes villes, les hommes des nouvelles générations
recherchent moins des femmes avec beaucoup de formes. Certains Maures menacent
même les filles d'aller voir des Peuls si les femmes maures ne maigrissent pas
», explique Amadou Ndiaye, communicateur traditionnel mauritanien. « On voit
aussi que les nouvelles générations de femmes noires du pays sont influencées
par la mode européenne et ont tendance à faire des régimes. Et certains hommes
dépensent moins pour leurs femmes pour pouvoir partir à la Mecque ou encore
voyager », ajoute Kals.
Mais ces cas sont encore
minoritaires et la pratique se poursuit dans la majeure partie du pays, par
tradition, mais aussi parce que la majorité des hommes ne se lassent pas des
femmes fortes. C'est ce critère esthétique qui a amené les femmes a développé ce
que Kadidia Aoudou Sibibé appelle l'« auto-gavage ». « Certaines femmes prennent
des médicaments utilisés pour le développement de la masse corporelle des
animaux. Avec cela, elles ne grossissent pas , mais gonflent véritablement.
Elles en prennent pour plaire, mais aussi pour ne pas être soupçonnées d'avoir
le sida, car c'est ce que l'on dit en voyant une femme trop mince », explique la
présidente de l'AMSOPT.
Un
phénomène que connaît aussi la partie de la Mauritanie qui fait frontière avec
le Sénégal. « Ce sont surtout les Noirs qui utilisent ces produits chimiques.
Des Sénégalaises laoubés en vendent dans le marché du cinquième arrondissement
de Nouakchott pour une somme dérisoire : 100 ouguiyas (0,33 euros) », explique
Kals. Une pratique très dangereuse qui laisse cette question en suspens :
jusqu'où une femme est-elle prête à aller pour plaire à un homme
?
Cet article a été réalisé lors du Forum des communicateurs traditionnels d'Afrique de l'Ouest sur les violences faites aux femmes au nom de la tradition qui s'est déroulé à Ouagadougou (Burkina Faso) du 27 septembre au 3 octobre dernier
26 septembre 2007
That is the question(s)
Réagir ou ne pas réagir ? J'ai l'impression que si je fais une note sur chaque point de politique, intérieure ou extérieure, qui me fait bondir hors de mon fauteuil, à chaque apparition de notre président (que la santé soit sur lui) ou d'un de ses sbires, étant donné le nombre d'apparitions dans les différents médias, le nombre de discours et d'entrevues accordées ici ou à l'étranger, j'ai l'impression donc que je vais vous noyer sous un flot de mots difficilement contrôlables, vous imposer une logorrhée des plus indigestes et faire fuir les quelques fidèles lectrices et lecteurs qui daignent encore parcourir mes lignes.
Mais laisser dire sans rien dire, laisser faire sans ameuter la blogosphère, sans pointer du doigt les buts cachés, les risques potentiels, les dérives prévisibles ne serait-ce pas déjà baisser les bras, renoncer à faire changer les choses ? Mais si personne n'en fait rien, à quoi celà sert il, à part soulager ma part de hargne et ma conscience révolutionnaire ?
Parce que, mine de rien, il y en a des choses à dire, entre les régimes spéciaux qu'on veut passer à la trappe avant de s'attaquer au régime général, la sécurité sociale de plus en plus financée par nos sous et seulement eux, les cadeaux en milliards d'euros fait à quelques un la gestion de l'immigration. Parce qu'il n'y a pas un jour sans une petite phrase assassine, sans une allusion qui sent le fond d'égout, sans une situation flirtant avec le fascisme.
Bien sûr, je suis libre, libre de dire et écrire ce que je veux, libre de n'être lu par quasiment personne (excusez moi, vous qui me lisez, vous comptez beaucoup pour moi malgré, ou grâce à, votre petit nombre), libre de n'avoir aucun contrôle sur des élus qui ne rendent pas compte de leur mandat, libre. Voilà un beau sujet de philosophie pour le baccalauréat, qu'est-ce que la liberté, et j'en connais peu qui auraient la moyenne.
22 septembre 2007
Tout ça pour ça
Les yeux, qui encore restent ouvert sur la nuit si peu noire de nos villes, fixent les chiffres du réveil. Foutu sommeil qui ne vient pas, foutue nuit qui finira alors que la fatigue sera encore accrochée aux neurones. Tourner et se retourner ne change rien à l'affaire, les images défilent mais le sommeil ne vient pas.
Je repousse la couette d'un pied rageur et remonte l'escalier. Je vais chercher la bouteille de whisky, celle qui est entamée, m'en verse un bon verre et le redescend avant d'en descendre le contenu, bien au chaud entre les draps.
J'ai dû dormir puisque je me réveille. Les chiffres ont changé, un signe qui ne trompe pas. Pourtant si peu d'écart, si peu de réparation. Je retourne chercher un peu de carburant réparateur, un peu de réconfort dans cette nuit de brute, un peu d'oubli du moment où il faudra se lever, pour de bon cette fois.
J'aurais dû prendre la bouteille, j'aurais évité ces allées et venues, réduit l'espace qu'il y a entre la coupe et les lèvres. Je sens le poison brulant parcourir le chemin qui mène à l'estomac et semble me faire du bien, me permet d'oublier que je n'arrive pas à oublier, me donne un semblant de sommeil peuplé de démons et de merveilles. Le lever sera un désastre que l'eau de la douche aura bien du mal à cacher.
Et après le jour reviendra la nuit avec son cortège d'appréhension; sera-ce la bonne ? Je n'ai plus aucun doute, au lit boit qui mal y pionce.
19 septembre 2007
Un discours qui en dit long
Quel beau discours que voilà. Notre président (que Dieu lui prête longue vie), a présenté hier au Sénat les grandes lignes de sa politique concernant la sécurité sociale et les retraites.
“ Notre système social n’est pas tenable financièrement. Il ne l’est pas, les Français doivent le savoir.“
Mais il oublie de dire pourquoi il n'est pas tenable financièrement. C'est peut être à cause des exonérations de cotisation répétées au fil des ans. Plus de vingt millions d'euros de manque à gagner de ce côté là (pas tout à fait, une partie de nos impôts servent aussi à ça, payer la part des entreprises). L'accroissement du chômage, quoi qu'on en dise, ajout à ce manque à gagner une quantité non négligeable de cotisations. Pourtant, l'argent ne manque pas; les entreprises du CAC40 ont encore vues leurs profits s'envoler (+22% en 2004). En 2006, elles ont distribué plus de quatre vingts milliards d'euros à leurs actionnaires. Le système est donc tenable, à condition d'en avoir la volonté politique, instaurer une véritable solidarité entre tous les citoyens et ne pas en exclure les plus riches.
“ Notre système social décourage le travail. Il décourage d’embaucher. Il décourage de reprendre un emploi.“
Revoilà le credo du MEDEF, les entreprises n'embauchent pas par ce qu'il est difficile pour elles de licencier. Mais elles ont dit aussi que pour faciliter l'embauche, il fallait réduire les cotisations sociales (voir plus haut). Pourtant, le chômage a augmenté, les emplois créés furent précaires, mal payés. Pourquoi suivre encore les préconisation d'une organisation alors que ses expertises précédentes ont toutes été erronées.
Autre sempiternel allusion, toucher une allocation durant votre période de chômage dissuade de retrouver un emploi. Là aussi, il faudrait aussi parler d'histoire. Les caisses de solidarité ont été créées dans de nombreuses corporations pour pallier aux aléas de la vie, problème de santé, décès, vieillesse. C'est ce principe qui a été étendu à l'ensemble de la population française. Aujourd'hui, on voudrait d'un trait de plume effacer plusieurs centaines d'années, remiser au rang d'antiquité les principes de solidarité tout en inculquant un sentiment de culpabilité aux victimes des licenciements.
“ Quant aux dispenses de recherche d’emploi, elles seront progressivement supprimées pour ceux que cela concernera à l’avenir. “
Comment peut on être aussi cynique ? Aujourd'hui, combien de personnes de plus de cinquante ans ne retrouvent pas de travail après une période de chômage ? Seuls 37% des plus de 55 ans ont un emploi. Que cherche-t-on à faire là d'autre que faire ressembler la France à d'autres pays d'Europe où les vieux sont contraints d'accepter des petits boulots pour pouvoir subvenir à leurs besoins ? Encore une fois pensez, pauvres quinquagénaires, que si on vous met à la porte c'est parce que vous coutez trop cher et qu'il vaut mieux prendre un ou deux stagiaires peu ou pas payés pour faire votre travail; vous n'allez tout de même pas cracher sur un emploi de manutentionnaire, à temps partiel, dans un super marché pour vous permettre de vous achetez vos pâtes ?
Cette note est déjà longue, je passe sous silence (pour le moment) le combat contre les régimes spéciaux qui sont entourés de poncifs et de manque d'information, combat qui cache celui qui viendra pour vous voler vos retraites à vous, par la suite.
17 septembre 2007
Iguane à être connu
N'empêche que c'était vachement bien les Stooges. Il faut le voir, Iggy Pop, du haut de ses soixante trois printemps, courir sur la scène, sauter, se mettre à quatre pattes, faire tourner le micro comme un lasso, frapper le sol avec le pied de ce dernier, chanter, mimer, éructer ses chansons sans un seul temps mort, enchaînant les titres, ne s'autorisant que quelques arrosages à la bouteille d'eau.
Je dois ajouter que je plains sincèrement les organisateurs de concerts qui le font venir; car rien n'est plus flippant qu'un artiste imprévisible comme lui, prenant le risque d'aller à la rencontre de son public au mépris de sa propre sécurité, ou faisant venir sur la scène quelques spectateurs sans savoir comment il fera pour qu'ils redescendent.
En fin de compte, nous avons passé une heure qui nous sembla bien courte, surtout au regard du groupe précédent qui fut ennuyeux à en mourir (par décence, j'en tairais le nom). Je reste ébahi des performances de ces artistes qui savent se renouveler et surnager allègrement au dessus du commun de la musique que les radios daignent nous diffuser aujourd'hui; les pierres qui roulent devraient enfin prendre leur retraite pour laisser leur place à ce jeune qui promet.
16 septembre 2007
Debout, les damnés de la terre
La fête de l'Huma, c'est aussi fait pour ça, pour sentir une foule qui reprend espoir, faiblement, vaguement, mais ostensiblement. C'est fait pour confronter nos idées à celles de ceux qui nous ressemblent, plus ou moins, assemblés en une grande famille qui se dispute souvent. Peut être serait il temps d'arrêter de convoiter le joujou du petit frère ou de la grande sœur, avant que le père fouettard ne le pique définitivement et que tout le monde soit floué.
Alors l'espoir est venu en voyant sous un même chapiteau, et prenant actes et promesses devant la foule assemblée, nombreuse et compacte, pour les entendre, les ténors des principales formations de la gauche d'aujourd'hui.
Sommes nous sur le point de voir ressurgir un programme commun de gouvernement, forcément ambitieux car les français en ont bien besoin, ou celà sera-t-il encore un mirage de plus, une collection de promesses qui ne seront suivies d'aucune application ou un vrai document de travail pour amener à une politique en faveur du plus grand nombre ? Je ne peux m'empêcher de penser à cette vague qui était montée en mille neuf cent soixante treize après la rédaction du premier programme commun qui semblait montrer la voie; je ne peux m'empêcher de penser aux nombreuses trahisons qui ont suivies pour se débarrasser de signataires encombrants qui auraient risqué de demander son application.
J'espère donc que les différents partis vont s'assoir pour écrire ce programme, que ce ne sera pas une promesse de service minimum; je pense que pour s'en assurer il nous faudra être présent pour faire pression, puis l'être encore quand viendra le temps de le mettre en place.
N'oublions pas qu'aucune réforme valable pour l'ensemble de la population (je ne parle pas de la casse organisée par notre gouvernement actuel) n'a jamais été mise en place sans qu'il n'y soit obligé par la pression populaire. Restons donc vigilants et préparons nous à nous battre.
12 septembre 2007
Mais qu'est-ce qu'une cuine ?
Comment, vous ne connaissez pas la cuine ?
Quiconque sait ce qu'est une cuine, connaît le recoin qui en contient.
Ne faisons plus attendre les autres.
Une cuine est une bassine pour distiller l'eau forte, cet acide servant à la gravure des plaques de cuivre.
Bravo pour votre imagination et, pour ce qui concerne le gâteau, il faudra prévoir une dégustation bientôt, mais point de cuine dans sa préparation.
09 septembre 2007
C comme ...
Celà fait longtemps que je ne vous ai pas proposé un mot pour en inventer la définition.
Je rappelle que le principe est de donner définition et exemple d'utilisation d'un mot peu courant, voire complètement oublié.
Aujourd'hui, ce sera CUINE.
Mon interprétation:
CUINE, nom féminin désignant une technique culinaire dans laquelle la préparation des mets se fait sans recourir à une recette, seulement par instinct. "Elle nous avait encore invité à une de ses soirées où pratiquant la cuine il faudrait supporter ses expérimentations sans mot dire." Marcel Pagnol, Le château de ma mère.
07 septembre 2007
L'abus con des dinosaures
On pourrait croire à la loi des séries, à la contagion de certains actes, on pourrait remettre en doute l'exemplarité des condamnations en justice. Je viens d'entendre que, à l'instar des gardiens de la paix de mon quartier, des membres de la très sérieuse compagnie républicaine de sécurité allaient comparaitre pour viol de prostituées. Il semblerait que ces hommes aient, dans les deux cas, profité de leur uniforme et de l'autorité qu'il procure pour forcer ces jeunes femmes, immigrées en situation irrégulière, à leur procurer du plaisir en échange d'une relaxe toute provisoire.
Interrogés par le juge d'instruction ils ont reconnu qu'il avaient eu tort mais que c'était dû à leur jeunesse et leur manque d'expérience.
C'est la deuxième fois que j'entends cet argument pour justifier un acte odieux; une façon de dire, mais vous remarquez qu'ils se gardent bien de le faire, qu'il n'y aucun mal à abuser d'une prostituée, après tout, c'est son métier et que la jeunesse peut excuser toutes les saloperies qu'on y produit.
J'ajouterai en circonstance aggravante qu'ils sont abusé de personnes fragiles, prises entre l'obligation de pratiquer une activité, sûrement pas choisie, par peur de répression de la part de mafieux qui les ont migrées en le leur faisant souvent payer très cher et celle, non moins violente, des services de police qui cherchent à se débarrasser de cette immigration encombrante.
Et dire qu'ils sont l'incarnation de la loi.
05 septembre 2007
Vive le sport !
Le sport a un esprit. Si si, même que je lui en vois deux:
Le bon esprit: S'entrainer, s'épuiser à l'entrainement, dépasser les autres, ce ne sont que des concurrents.
Le mauvais esprit: Ce serait tellement plus facile si tous les gars du monde se passaient leur ballon.
Et on peut décliner ainsi dans la moindre attitude:
Le bon esprit: S'aider dans la lourde tâche de plaire au public qui donne les sous pour nous admirer, sans négliger l'apport vitaminé, ou plus si affinité.
Le mauvais esprit: Faire la tête quand on vous remet une médaille, lever le poing et baisser la tête, le sport c'est le sport, le reste ne sort pas du vestiaire.
Le bon esprit: Le sport est un spectacle pour tout le monde. Rien n'est plus populaire que la coupe du monde de football, de rugby, d'athlétisme, de judo, de natation, de ...
Le mauvais esprit: Il ne faudrait tout de même pas que le spectacle soit gâché par quelques salauds de grêvistes. Il ne faudrait pas que la réputation de la France soit gâchée par quelques sans domiciles, sans travail qui errent dans les villes que les (très gentils) journalistes étrangers, curieux de nos moeurs une fois tous x années, parcourent à l'occasion d'une compétition sportive. C'est pourquoi des maires et des préfets ratissent largement pour éviter que certains d'entre eux puissent apparaître sur une image retransmise. Peut être pourrait on suggérer, tels les médias en Irak, que les journalistes soient encadrés par des membres des forces de l'ordre pour qu'ils ne se perdent pas n'importe où.
A moins que ce ne soit le contraire...





























