Ma vie, mon oeuvre

On trouvera ici aussi bien des moments de ma vie que des critiques, des cris de colère ou des fictions de mon cru.

30 novembre 2007

Air du désert

IMG_1207La musique est caractéristique, reconnaissable parmi tant d'autres, les cordes qui claquent comme des percussions, une note qui sonne en permanence comme un bourdon. Et puis cette structure répétée, un prélude joué à la guitare électrique, remplaçant la tehardent, long instrument à trois cordes, avant que les autres musiciens ne le rejoignent pour accompagner des mélodies très rythmées. Toumast, s(il n'est pas le groupe de musique Touareg le plus connu, le plus ancien est tout de même déjà bien rôdé. Les morceaux s'enchainent chantés par Moussa Ag Keyna accompagné d'un percussionniste endiablée et de Aminitou Goumar avec sa voix, sa guitare et ses youyous.

Dès qu'ils ont commencé, j'ai pu voir surgir les dunes dorées et les rochers rouges du Tassili, sentir la chaleur du soleil et humé le thé vert; même petite, la salle permet de se dandiner sur les sièges. quelques personnes sont venus devant pour esquisser des pas de danses, après tout, ils ne font pas de la musique de marabout. Malheureusement, il y a cette batterie qui vient tout gâcher. Le gars tape dessus de manière très virtuose mais comme il a l'air de s'ennuyer ferme, il nous ennuie tout autant. De plus il couvre les autres musiciens qui jouent tout en finesse. Il faudra que j'aime les écouter in situ dans leur milieu naturel.

En nous retrouvant sur le trottoir, je n'arrivait pas à croire que plus d'une heure s'était écoulée.
Alors, tu vois ma chère Canthilde, il faudra recommencer.

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23 novembre 2007

Un merci glissant

Saviez vous que le RER, Réseau Express Régional, ne s'est pas toujours appelé ainsi ?

En effet, au début du projet, vers 1965, le nom proposé était 'Métro Express Régional', le MER, jusqu'à ce qu'un petit malin remarque qu'il suffisait de peu pour transformer le signe en un mot peu reluisant pour l'image de marque. Cette remarque fut étayée par un événement qui se produisit en 1973. La police décida de redorer son blason par une campagne de publicité. On vit alors fleurir sur les murs de nos ville de grandes affiches de quatre mètres sur trois avec, en noir sur fond blanc, le slogan 'MERCI aux gardiens de la paix'. Dans son numéro qui suivit le journal satirique Hara-Kiri publia au centre de sa publication une double page avec simplement les deux lettre D et E dans la même police (si je peux me permettre) de caractères que ceux de l'affiche pré citée. Aucun mot autour, aucun mode d'emploi, mais on vit sur quelques panneaux le 'MERCI' se transformer en 'MERDE' pour le plus grand plaisir du lycéen que j'étais à l'époque.

Je pense que cet incident à définitivement enterré le nom d'origine de notre réseau qui s'est, par contre, bien étendu depuis son ouverture en 1979. Mais ceci est une autre histoire.

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20 novembre 2007

Enfin, la justice

En Arabie Saoudite une jeune femme vient de se faire condamner à deux cents coups de fouets. Sa faute ? S'être fait violée par sept personnes et en avoir parlé à des journalistes. C'est beau le progrès.

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19 novembre 2007

Travailler plus ou moins

Je suis étonné qu'à aucune occasion des dernières grèves des transports urbains on ne se soit posé la question de l'organisation de la cité, de la gestion de l'urbanisation. On parle aujourd'hui de l'impossibilité de se rendre à son travail, de la durée du transport en cas de conflit, mais qu'en est il dans la normale ? Les trains de banlieue sont toujours pleins, sur certaines lignes le matériel est tellement mis à l'épreuve de la charge qu'il s'use anormalement vite provoquant des pannes à répétition, dans le métro on en trouve qui, quelle que soit l'heure du jour ou de la nuit, ressemble plus à un transport de bestiaux.
Pourquoi faut il que tant de personnes habitent aussi loin de leur lieu de travail ou, plutôt, comment se fait ils qu'ils soient obliger de travailler aussi loin de chez eux ? Quand je regarde dans le passé (j'ai toujours été parisien), les temps pour se rendre et rentrer du travail se sont allongés considérablement, car se loger dans Paris intra muros est aujourd'hui une gageure, un privilège réservés aux très anciens habitants propriétaires ou aux fortunés. Mon métier a évolué mais je suis passé d'une demie heure par trajet à plus d'une heure, ce qui commence à être la limite du supportable. Et encore, ne conduisant pas à Paris, je peux lire pendant ce temps là.
Comment imaginer dans ces conditions travailler plus ? Celà veut dire se lever plus tôt, ou se coucher plus tard, accumuler de la fatigue dûe au labeur mais aussi à la station debout dans les transports collectifs comme aux tensions de la conduite dans les voitures privées. On retrouve de plus en plus cetteimage d'Epinal (qui n'était pas fausse) de l'ouvrier sortant de l'atelier pour aller se jeter dans son lit, seule source de récupération de sa force de travail. Et la libido dans tout ça ? Quelle part peut prendre dans un couple une vie sentimentale épanouie avec des conditions de vie pareilles ?
Je propose donc un nouveau slogan, un rien provocateur bien sûr, pas vraiment politiquement correct, mais qui aurait sûrement plus de succès que celui proposé par notre président (que Dieu le garde auprès de lui): Travailler moins pour baiser plus.

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18 novembre 2007

Cassons gaiement

Dépénaliser les entreprises, qu'il disait. Et bien je crois savoir comment ça va commencer : aujourd'hui, écoutant pour vérifier l'heure un journal d'une radio publique, j'ai entendu que notre ministre de la justice allait fermer plus de soixante conseils de prud'hommes*. Déjà qu'il fallait un ou deux ans à un employé qui se jugeait indument licencié pour être reçu en audience, combien de temps faudra-t-il maintenant pour qu'il se décourage et laisse tomber toute poursuite ?

* En fait, non prévus dans le projet initial, ce serait 63 conseils sur 271 qui disparaitraient, soit plus de 23%.

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14 novembre 2007

Ligne de métro

Vous qui n'habitez pas à Paris, campagnards, montagnards, provinciaux ou étrangers, vous ne connaissez pas le métropolitain et son cortège de petits moments truculents. Je sais bien qu'il faut pour ça affronter les odeurs, les parfums capiteux et celle de la crasse et de la sueur, la promiscuité avec ses tensions et ses heurts, les compagnons d'infortune qui font la gueule ou expriment tout leur mépris pour leur entourage, mais le jeu en vaut la chandelle; il y a parfois des petites perles, des situations cocasse qui font que vous ne regrettez pas d'avoir été là.

C'est ce qui s'est passé pour moi il y a quelques jours. Un homme plus très jeunes vient s'asseoir en face de moi, sans doute la soixantaine, les cheveux gris, bedonnant, les yeux tristes et fatigués. Il n'arrête pas de triturer ses oreilles, la gauche avec la main droite, la droite avec la main gauche, ce qui m'empêche de voir le badge qu'il porte bien en évidence. Quelques stations plus tard, il se lève et lâche enfin ses pauvres oreilles bien rougies et je lis enfin ce qui est écrit sur le badge: "Garder la ligne: demandez moi comment".

J'ai eu du mal à garder mon sérieux.

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Grosse fatigue

Bien sûr, je pourrais vous parler de la grève des transports et des conséquences sur ma vie de tous les jours et sur celles de milliers de personnes, ajouter à la propagande honteusement diffusée sur tous les médias (ce qui vous étonnerait sûrement), ou râler contre eux ce qui serait plus mon genre. Je pourrais vous parler de mon dimanche laborieux, passé à résoudre des problèmes programmés, commencé à six heures du matin et terminé à plus d'une heure et demie le lendemain. Ou alors du conflit qui sourd autour de moi; un problème qui montre qu'en effet, la droite est décomplexée, décomplexée au point de pousser notre direction à vouloir nous contraindre à une disponibilité de chaque instant pour une somme dérisoire, nous contraindre à pouvoir quitter les amis, les proches au milieu d'un dîner d'anniversaire sur un simple appel téléphonique, nous contraindre à attendre, à la maison, en restant à jeun, celà va sans dire, un hypothétique appel. Nous demandions qu'on nous paie nos heures de travail effectuées durant ces périodes, on nous a découpé notre prime existante en deux parties pour faire semblant de répondre à nos attentes.

Je ne rentrerai pas dans les détails, cela regarde mon entreprise, mes collègues et moi, mais sachez que la fatigue générée par ces événements me rend moins disert. Il vous faudra être patient pour venir lire ici une bonne recette, une histoire truculente ou un souvenir de vacances. J'en suis désolé.

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10 novembre 2007

Réponse de devinette

IMG_1174Vous n'étiez vraiment pas loin, aussi bien pour le contenant que le contenu.

Il s'agissait en fait d'une vessie de chameau (de dromadaire pour être exact) remplie de miel du Niger. C'est un miel très noir, très épais et très parfumé. Il est au miel d'acacias ce que le whisky tourbé est au pur malt.

Si vous voulez goûter, il faudra me le faire savoir et passer par mon antre. Qu'on se le dise.

Posté par berlioz à 18:25 - Mes jeux - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 novembre 2007

Devinette

IMG_1170

J'ai ramené cet objet de mon dernier voyage. A votre avis, que celà peut il être ?

[ 09/11/2007 ] Un premier indice: il y a un contenant et un contenu, que l'on ne voit pas sur la photo puisque le premier est scellé.

Posté par berlioz à 21:32 - Mes jeux - Commentaires [18] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 novembre 2007

Drôle d'endroit pour une rencontre

IMG_4600J'étais venu par obligation. Il faudra qu'un jour je vous raconte un épisode de quatre ans de ma vie, quatre ans qui ne sont toujours pas clos officiellement. Mais faire plus de huit cents kilomètres simplement pour passer une demi heure dans une salle d'audience alors que des blogueurs habitent dans le coin, ça aurait été dommage.

Du coup, après quelques échanges de courriers électroniques, voici qu'il est convenu que je passe la soirée chez Lilou après une visite de Toulon commentée par Zub.

Dire que l'accueil fut bon serait plus que réducteur. J'ai eu l'impression, dès mes premiers pas dans la ville, de faire partie d'une famille, d'être un ami pas vu depuis longtemps, de reprendre une conversation laissée quelques années en arrière, le fils prodigue qui rentre à la maison.

Le repas, un rien au dire de la Teigne, était composé d'huitres, de moules et d'une autre bestiole non identifiée par moi, crues. C'est assez surprenant la première fois; pas les huitres, les moules crues.  Chercher à comparer un goût est assez vain, ne comptez pas sur moi, il vous faudra essayer par vous même.
Inutile de vous dire qu'il y avait aussi quelques bouteilles de blanc qui ont vite disparues, un point commun qu'il n'a pas été très difficile de trouver entre nous. Malheureusement, le travail de l'une, les obligations des autres ont fait qu'il a fallut aller chercher le sommeil en se jurant, à temps, qu'il faudra remettre ça.

Posté par berlioz à 21:47 - Hors catégorie - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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