21 décembre 2007
Le parc où on se cache, sauf eux
A Hyde park, c'est bien connu, on y trouve des orateurs qui, par tout temps, se hissent sur des caisses pour haranguer la foule. Et bien là, il n'y en avait pas. Par contre, il y avait une foule de ces petits rongeurs bien sympathiques, attirés par les visiteurs connaissant leur présence et venant leur rendre hommage à l'aide de graines diverses et variées.
C'était un vrai spectacle de les voir courir au milieu des pigeons et leur disputer les dons humains, attraper l'aumône puis battre en retraite, ramasser un butin perdu ou oublier par terre, grimper, pour les plus audacieux, le long des pantalons quémander un surplus.
Je ne sais combien de temps nous sommes restés à les regarder aller et venir, courir de droite et de gauche, rivaliser d'agilité puis finir par fuir sous les arbres.
Nous serions bien restés encore un peu n'eut été la température extérieure qui ne semblait affecter les bestiaux mais engourdissait nos extrémités. Et puis, il fallait rendre aussi une petite visite de courtoisie aux canards. Il n'y a pas que les écureuils dans la vie.
Commentaires
Ça fait deux billets coup sur coup où tes phrases de conclusion sont splendides et victorieuses, l'Angleterre t'a fait du bien !
J'ai le souvenir d'un passage d'un livre anglais (ou irlandais) où les écureuils de Hyde Park sont vus non pas avec l'heureuse bienveillance dont tu fais preuve mais au contraire comme des prédateurs menaçants ou en tout cas perçu comme une menace par le narrateur et où c'est (d)écrit de façon très drôle. Je me demande si ça n'est pas dans "Incendiary" de Chris Cleave mais j'ai un doute solide.
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