Ma vie, mon oeuvre

On trouvera ici aussi bien des moments de ma vie que des critiques, des cris de colère ou des fictions de mon cru.

23 décembre 2007

Profitons du samedi matin

Il y a des jours où je devrais ignorer le monde extérieur, ne pas ouvrir un journal et, surtout, ne pas allumer la radio. Je l'ai fait hier avec le radio réveil de ma salle de bain et bien mal m'en a pris. Pourtant le sujet de 'Rue des entrepreneurs" promettait d'être intéressant: "Concurrence, vice ou vertu ?".

Le principe de l'émission est simple, on interroge des 'acteurs' de la vie économique, comme Jacques Maillot ou Edouard Leclerc pour celle qui nous concerne et on leur pose la question de l'émission sans trop les pousser dans leurs retranchement. Évidemment, pour les uns c'est formidable, la concurrence a permis d'ouvrir certains domaines à plus de personnes en faisant baisser les prix, pour les autres, c'est une catastrophe car la baisse des prix s'obtient par délocalisation et perte de nombreux emplois et donc il y a réduction du nombre de consommateurs. Mais, à aucun moment de ces entrevues, en tout cas après plus d'une demie heure d'écoute presque attentive, n'a été prononcé le mot qui fait mal, celui qui désigne le but ultime de toutes ces entreprises qui se font concurrence, le mot profit. Car avant tout, dans la concurrence on cherche à piquer le gâteau du voisin, sa part de marché ou, tout du moins une partie de celle ci. Il n'y a pas de concurrence dans des domaines peu ou pas rentables. Et ce profit, il ne va pas dans la poche de tout le monde donc, de toute façon, la concurrence ne peut être bonne que pour quelques uns, ceux qui actionnaires toucheront directement les dividendes, ceux qui non concernés par la baisse de effectifs pourront consommer moins cher, ce qui ne sera jamais le cas de la grande masse des habitants de cette planète, n'en doutons pas.

Devant partir à un rendez-vous, j'ai arrêté avant la fin de l'émission, avant de piquer une grosse colère. Mais c'est promis, avant de la jeter dans la baignoire je ne me sert plus de cette chose que comme horloge.

Posté par berlioz à 16:26 - Mes rages - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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