31 décembre 2007
L'épreuve en couleur
- C'est ici qu'on doit faire la queue ?
- Je ne sais pas. On dirait que ça va plus vite à droite.
- Allons voir...
...
- Zut, ce sont des bornes, il faut retourner dans l'autre file.
- Regarde le panneau là bas, il donne le nombre de places restantes.
- Voyons... Actrices...complet !
Je dois dire que nous commencions à en avoir assez de ces complexes cinématographiques qui privilégies leurs cartes propriétaires sous prétexte de nous faire gagner du temps. Il ne reste plus, pour piloter vingt quatre salles, que trois pauvres guichetiers éclairés par une lueur bleue à rendre aveugle. Boycottons ! Sauf que c'est la même chose dans les autres grandes surfaces des images qui bougent. Et puis, grâce à mon CE nous payons moins cher. Dépités, nous sommes sortis prendre l'air et un café. Finalement, pour ne pas attendre trop longtemps, nous optons pour un retour avec un changement dans le programme. Nous nous gardons Actrices pour une autre fois et jetons notre dévolu sur XXY dont nous avons lu une critique quelque part. De toute façon, une fois éliminées les niaiseries de circonstance et les méga-productions étasunienne sans aucune imagination, il ne restait pas grand chose à se mettre sous le yeux.
Nos tickets achetés, nous nous dirigeons vers la salle en espérant que, même si elle est petite, l'écran sera digne de ce nom. Ce sera le cas. Juste une petite centaines de places mais un grand écran pour en avoir plein les yeux. Et les oreilles. car pour commencer, il faut se farcir le Tino Rossi annuel, celui qu'on ose même plus passer dans les grands magasins ni les ascenseurs; et même si nous nous amusons avec Mélisande à en changer les paroles, petit papa noël, quand tu descendra les poubelles, c'est gonflant. Et puis voilà qu'on nous passe le chant chrétien par excellence, il est né le divin enfant; la moutarde commence à me monter au nez; je ne suis pas venu au cinéma pour avoir droit à la messe.
Enfin, le son s'arrête, place à l'image; et je tombe de Caribde en Sylla. Chaque bande annonce de film alterne avec un film publicitaire; a en avoir la nausée; à ne plus faire la différence, ce qui est l'effet voulu. De toute façon, il y a de moins en moins de différence, chaque plan de film à grand budget étant disséqué pour savoir ou placer une franchise, quelle bouteille tourner d'un quart de tour pour faire tomber un chèque, quelle chaussures de marque à montrer à quel moment, ça n'a plus de fin.
Enfin le supplice s'arrête, place au film. Mais là, maintenant, je n'ai plus vraiment ni la place ni le temps de vous parler de lui, ce sera pour l'année prochaine. En attendant, une page de pub.






























