Ma vie, mon oeuvre

On trouvera ici aussi bien des moments de ma vie que des critiques, des cris de colère ou des fictions de mon cru.

23 février 2008

Quand ça se ressemble, on assemble

Le premier film(1), je l'ai vu à la télévision, une retransmission un peu trop tardive pour être bien frais le lendemain. La trame de film de gangster est assez classique et j'ai trouvé le scénario manquant un peu trop d'ambigüité. On y voit deux policiers tout frais sortis de leur école, l'un qui va être l'œil d'un truand notoire dans la police, l'autre l'œil de la police dans l'antre du même truand. Ils sont trop dissemblables et il aurait put être intéressant de les voir agir aussi différemment pour des raisons fort semblables, essayer de décortiquer ce qui fait le choix des humains d'aller dans une direction ou l'opposée. Mais Scorsese n'a pas fait le choix de James Ellroy comme scénariste et je ne suis pas réalisateur.

Le second film(2), tout aussi étatsunien, que je suis allé voir au cinéma, dans une séance pour une fois dépourvue d'images publicitaires, était lui une adaptation d'une comédie musicale elle même adaptation d'un roman lui même transposition d'un fait divers datant d'un autre siècle, pour vous dire comme le sujet était original. Il s'agit d'une vengeance ruminée pendant de longues années visant les auteurs d'une terrible injustice. Comme souvent dans ce genre de film, les méchants sont très méchants et on ne regrette pas de les voir périr dans d'atroces souffrances. Mais là, il y a aussi des héros sombres et torturés qui tuent sans bien savoir pourquoi, attribuant la faute aussi bien aux auteurs de l'injustice qu'à tous les témoins muets et, par extension, tous les habitants de la ville. Alors, le barbier va couper des gorges en chantant, couper des gorges en dansant, couper des gorges sans plaisir mais avec de jolis gestes et le sang coulera projetant sa lumière carmin dans une photo quasiment noire et blanche. C'est un peu long et un peu vain.

Ces deux films, par contre, ont un point commun, la dimension shakespearienne de la vie des personnages qui fait que je conseillerais de suivre les intrigues avec la liste de leurs noms permettant de les rayer au fur et à mesure de leur disparition.

(1) "Les infiltrés" de Martin Scorsese
(2) "Sweeney Todd" de Tim Burton

Posté par berlioz à 00:05 - Mes critiques - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Hmm

« tout aussi étatsunien »

Tu es peut-être la seule personne sur la planète qui verrait un point de comparaison entre "The Departed" et "Sweeney Todd".

Ou pas.

;-)

Posté par joye, 23 février 2008 à 19:18

Sweeney Todd ne me branche pas du tout.

J'aime de moins en moins l'esprit des film de Tim Burton (même si j'aime bien l'univers).

Posté par ZEL, 25 février 2008 à 08:27

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