25 mars 2008
Vous reprendrez bien du thé ?
Pourtant de thé, il n'en est pas question ici, mais d'un voyage spirituel, à l'initiative d'un frère parmi trois qui leur en cache le vrai but, effectué dans un train en Inde. Mais pourquoi les deux autres ont ils acceptés cette aventure ? Parce qu'il fuient; ils fuient un amour contrarié ou une future paternité pas assumée; ils veulent échapper à leur histoire qui semble écrite d'avance.
Une fois dans la même galère, ils se comportent comme trois salles gamins, avec leurs caprices, leurs intransigeances et leurs mesquineries qui pourraient parfois donner envie d'en prendre un pour taper sur les autres.
Difficile d'en dire beaucoup plus sans déflorer le sujet; j'ajouterai seulement que l'on rit souvent, sans que ce soit de la grosse farce, la gravité ne manque pas non plus et que j'en suis sorti avec une furieuse envie de retourner en Inde; ce pays me manque. Par contre, nos trois héros ne semblent pas en retirer grand choses, la pirouette finale laissant supposer qu'ils ont décidé de rester des adolescents attardés. Dommage.
Ne boudons pas notre plaisir, le film est servi par une brillante distribution, à commencer par Owen Wilson, plutôt habitué aux pochades pour boutonneux, la tête couvertes de pansements comme pour rappeler que peu avant le tournage il se remettait d'une tentative de suicide, Adrien Brody qu'on a pas oublié depuis 'Le pianiste', Jason Schwarzman qui était le Louis XVI de 'Marie-Antoinette' ainsi qu'une floppée de seconds rôles remarquables tenus par Bill Murray, un petit clin d'oeil au précédent film de Wes Anderson sans doute, Anjelica Huston toujours parfaite et même un Barbet Schroeder en mécanicien automobile sans faute. On passe un bon moment, reste à savoir ce qu'il en restera dans six mois ou un an.
La photo vient d'ici.






























