09 mai 2008
Cent fois sur le métier
"Je ne suis pas un héros", chantait jadis Ballavoine, et bien moi, si. Je réclamais vengeance, elle fut terrible; je ne pouvais tout de même pas laisser les objets gagner et se moquer de moi, je ne pouvais pas perdre la face dans ce combat du quotidien, alors j'ai pris mon courage à deux mains, ai retroussé mes manches (métaphoriquement, car en ce moment, je n'en porte pas) et me suis lancé à nouveau dans la confection de la glace au gingembre.
Cette fois ci, j'ai pris le problème autrement. Plutôt que de faire chauffer le lait avec le gingembre, j'ai fait bouillir un quart de litre de lait pendant que je râpais une dizaine de grammes de gingembre frais; j'ai mis ce dernier dans le lait après ébullition et l'avoir retiré du feu, en le faisant infuser une bonne vingtaine de minutes. Pendant ce temps, j'ai blanchi trois jaunes d'œufs avec cent grammes de sucre puis ajouté vingt centilitres de crème fraiche, puis terminé en ajoutant le lait refroidi et tamisé pour retenir les fibres, avant de mettre le tout dans la sorbetière.
Avant que la préparation ne soit trop ferme, je l'ai ensemencée de petits morceaux de gingembre confits pour avoir un peu de croquant dans cette fraicheur.
Maintenant, je suis là gardant jalousement mon congélateur, ne voulant en aucun cas prendre le risque d'un larcin. Et puis je dois préparer minutieusement la cérémonie de la dépose du trophée, avec un char dans lequel je trônerai ceint d'une couronne de laurier, suivit de la glace et des outils ayant servis à la préparer, comme les vaincus de l'armée de César, non mais !






























