10 mai 2008
Au cas par cas
Que veut dire l'expression 'traité au cas par cas' dans le cadre des demandes de régularisation des sans papier, quand on sait que toutes les personnes concernées vivent en France, travaillent en France, paient leurs cotisations sociales en France, paient leurs impôts en France ? Quelle différence peut il y a avoir en dehors de leur profession ou de leur couleur de peau ?
Je vous propose un petit éclaire à la lueur d'une information qui m'est parvenue il y a quelques jours concernant les travailleurs sans papier en grève de l'entreprise 'Passion Traiteur'. Sur les vingt concernés, dix sept ont reçu le récépissé d'une autorisation de séjour, valable... trois mois. Un autre a reçu une autorisation provisoire de séjour jusqu'au 18 mai; quant au dernier, il n'a toujours rien reçu.
Le traitement 'cas par cas' donc, c'est donner l'impression aux sans papiers et à ceux qui les défendent qu'on accède à leur demande tout en donnant la garantie à la droite, voire à la droite extrême (ce qui un peu synonyme en ce moment), qu'on n'en fait rien; un exercice de haut vol en ce cent soixantième anniversaire de l'abolition de l'esclavage.
Commentaires
Une pratique en trompe-l'œil, qui s'applique dans bien d'autres domaines. A quand le réveil ?
Très pédagogique l'impression de faire de grande petite chose minable sur le dos des plus démunis.
Je ne sais pas toi mais le 15 je vais donner de la voix avec nos amis de la rue, juste pour montrer qu'il y en a encore qui ne sont pas dupe.
C'est je crois très pédagogique puisque voilà un mot à la mode
une petite différence
avant on allait chercher les esclaves dans leur pays. Maintenant ils viennent d'eux même. Tout bénèf pour nos exploiteurs chez qui nous allons manger...etc, sans jamais penser à tout ce trafic.
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