Lundi 19 août - Tbilissi

Aujourd'hui, avec un ciel gris, je me lance dans une excursion à risque; le risque est limité mais, je ne parle aucune langue du pays, l'anglais est quasi inexistant ici et je ne lis pas le géorgien qui a son propre alphabet. Pour aller à la station de bus décrite dans mon guide, aucun problème, j'avais découvert les lieus la veille; pour demander mon bus pour Bolnisi, presque pas de problème, entre ma prononciation déficiente et mon écriture, j'arrive à me faire désigner mon bus ET prendre un billet. En fait, le bus sera désigné plus tard parce qu'il n'est pas encore là. Et puis, une fois là, il faut attendre qu'il se remplisse avant qu'il ne parte, il ne faut donc pas compter sur un horaire précis. Par contre, malgré un prix de l'essence à la pompe proche de ceux des pays d'Europe occidentale, le trajet ne coûte pas cher, moins de deux euros pour faire 50 kilomètres. De plus, le conducteur va avoir l'obligeance de me déposer au croisement avec la route que je dois emprunter ensuite, tout va donc très bien. Mais à partir de là, plus rien, je pars donc à pieds pour les dix kilomètres restants. Ce ne sera qu'au retour que je remarquerai le bâtiment à l'angle, l'office de tourisme.

IMG_2855Comme j'avise au loin, au sommet d'une coline, une église qui me fait de l'oeil, je me dirige vers ce point de repère et... je me trompe. La route fut longue, l'ascension épuisante pour, au final, avoir une jolie vue sur le paysage environnant, l'église en elle même n'ayant que peu d'intéret. Heureusement, le long du chemin, je trouve des buissons couverts de mures gorgées de soleil, sucrées à point, délicieuses.

Le long de la route je me fais copieusement klaxonner par chaque automobile passant par là, j'ai l'impression qu'il n'ont jamais vu un piéton de leur vie; il faut avouer que je n'en ai pas vu des masses dans ce pays hors les villes.

Retourné à Bolnisi, je consulte l'office de tourisme que je viens donc de découvrir pour savoir où prendre mon bus pour le retour. J'en profite pour apprendre comment s'écrit Tbilissi en géorgien (თბილისი), je pense que ça m'évitera de me retrouver n'importe où. Le bus passe, j'arrive à le prendre mais, surprise, il ne me dépose pas du tout là où j'ai pris celui de l'aller, ce qui va me permettre de tester le métro. Celui-ci s'il n'est composé de deux lignes, permet de traverser la ville dans sa plus grande longueur. Par contre, le paiement n'est pas fait pour les touristes de passage : il faut acheter une carte que l'on charge d'au minimum quatre trajets. J'arrive à m'entendre avec un homme du coin qui me fait passer après lui avoir donné le montant d'un trajet. Le métro est de type soviétique, quai au centre, tunnels séparés pour les deux sens; par contre, il n'est pas aussi décoré que celui de Tashkent et les noms de station ne sont écrits qu'en géorgien; je vais compter les stations.

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Ayant l'intention de partir pour l'Arménie le lendemain, je passe à l'hôtel me prendre une bonne douche puis repart en ville dans l'intention avouée d'aller goûter le vin géorgien avec quelque chose de bon à manger. C'est sur le chemin que je découvre les murailles de l'ancienne fortification qui a été réutilisée, sans doute au XiXème, en habitation. On distingue clairement les tours construites à intervales réguliers avec, comme toujours, ces balcons en bois.

Le vin géorgien, s'il n'est pas le meilleur que j'ai pu boire, n'est pas mauvais. Mais, surtout, je découvre une spécialité d'aubergines aux noix à tomber par terre. Je me promets bien d'essayer une recette dès mon retour.

Dernier petit tour à la nuit tombante, un dernier regard sur la passerelle moderne, la cathédrale illuminée,les vieux balcons en bois, la journée du lendemain va être longue.