Mardi 20 août - Tbilissi/Erevan

IMG_2888"Pour vous rendre à la station de bus Ortchala, c'est très simple, vous prenez le métro jusqu'à la station Isani puis, le mini bus 140" m'avait expliqué la charmante hôtesse de l'office de tourisme. Premier écueil, il faut passer le métro sans ticket et avec un gros bagage. je propose donc à une personne qui était là de me faire passer en l'échange de ma pièce, comme la veille mais, elle a refusé tout paiement, m'ouvrant le passage pour mes beaux yeux. Ensuite, aucun problème, même sans arrêt formellement marqué pour trouver le bus qui arrivait au même moment que moi. J'explique au chauffeur où je vais, il me fait poser mon bagage juste devant lui puis, nous sommes partis. Partis pour un long trajet car le conducteur m'a complètement oublié ne me disant pas où descendre.
 Finalement, après avoir traversé toute la ville, il me met entre les mains d'un collègue allant dans l'autre sens qui finira par me déposer à bon port.

Dès avoir posé le pied sur le trottoir, un homme se précipite sur moi en me demandant "Erevan ?"; c'était un rabatteur pour les conducteurs de voiture cherchant à faire le trajet en co-voiturage. C'est plus cher que de prendre le bus mais, bien plus rapide et confortable. Il suffisait d'attendre deux autres personnes et nous partions. De toute façon, pour les bus c'est pareil, tant qu'il n'est pas plein il attend. Après une heure nous fûmes prêts, trois hommes, dont le conducteur, et une femme. Évidemment, leur anglais est très réduit et mon russe n'a pas fait de progrès dans la nuit, les conversations avec moi tournent court.

IMG_2895Après une heure de route environ, nous arrivons à la frontière. Le passage côté géorgien est très formel, ils regardent le passeport, vérifient le tampon d'entrée et en ajoutent un de sortie. Nous passons ensuite le pont qui sépare les deux pays et arrivons au côté arménien. Deux files d'attente répartissent les piétons, je me mets dans une, mes compagnons de route dans l'autre. Bien sûr, ma file n'avance pas alors que l'autre oui; donc je pars rejoindre les deux autres; c'était sans avoir vu les cellules électroniques qui, détectant un déplacement dans le mauvais sens ont déclenché une alarme. Rien de grave mais, je m'étais fait remarquer. Et la file n'a pas avancé plus vite pour autant.

Et puis, nous avons continué la route, pas mauvaise d'ailleurs, entourée de montagnes soit très vertes, recouvertes de forêts, soit toutes jaunes, avec l'herbe qui a cuit tout l'été. Nous passons par Sevan ce qui me donne l'occasion d'apercevoir le lac; je m'en réserve la visite pour plus tard.

Nous arriverons finalement à Erevan au bout de six heures de route. Mon chauffeur aura même l'amabilité de me déposer devant l'hôtel que j'avais pointé. On ne rit pas, c'était l'hôtel Shyrak, du nom d'une des régions de l'Arménie.

IMG_2894Après la dépose des bagages, petit tour de reconnaissance dans la ville qui, au premier abord, ne me plait pas des masses, trop moderne, trop rectiligne, trop occidentale. Premières angoisses également, impossible de sortir de l'argent avec ma carte bancaire, je vais donc changer un peu d'argent liquide mais, je ne pourrai pas aller bien loin avec ce que j'ai.

Une fois le côté matériel assuré, les grands espaces verts tout autour du centre ville, les petits plans d'eau, l'opéra, la place de la République toute rose, la ville me parait plus agréable, vivante et vivable. En tout cas, ici aussi on trouve des petites fontaines pour boire un peu partout. Et, heureusement, la bière na manque pas non plus.