24 janvier 2006
Toulou-ouse, Toulou-ou-se (3)
C'est sûr, samedi il ne faisait pas beau mais le temps maussade
était compensé par un joyeux bazar autour de Saint Sernin; de
multiples vendeurs ceinturaient la basilique d'un tapis de petits
objets, de la clef de confiturier orpheline de serrure à la bande
dessinée usée par de nombreuses lectures. L'intérieur est une
merveille; une haute voûte romane d'une simplicité déroutante, une
grande pureté de ligne et une très belle lumière malgré de petites
ouvertures. Le choeur, dont l'entrée est payante, recèle un ensemble
de reliquaires en argent, petits bouts d'os ou rognures d'ongles de
saint aux noms étranges d'Asciscle, de Sylve ou de Papoul. Mais pour
les voir, il nous a fallut attendre l'après midi car à Toulouse, même
les morts font la sieste.
Et puis la Mouette nous a promené dans les rues de sa capitale, nous avons traversé la place du Capitole livrée aux vampires assoifés, admiré sa cour ornée d'une plaque signalant le lieu de la décollation du duc de Montmorency en 1632, erré dans les rues aux murs de briques, bu force cafés, visité l'ensemble des Jacobins, le musée des beaux arts situé dans le couvent des Augustins pour y admirer, entre autres, la magnifique statue dont Mouette nous avait vanté, à raison, la grande beauté.
Et puis, avant d'aller traîner sur les quais en nocturne, nous sommes passés par la case chocolat au piment qui mérite le détour.
Je vous ai mis ici un deuxième album consacré à cette deuxième journée.
23 janvier 2006
Toulou-ouse, Toulou-ou-se (2)
Tout
avait très bien commencé, pourtant. Après un vol sans anicroche, une
mouette toute pimpante m'attendait à la sortie de l'aéroport, prète à
m'emmener voir les curiosités de sa région. Nous voilà débarquant à
Albi dont la ville ancienne est assez étrange. En effet, les remparts
de la cathédrale ainsi que ceux de l'évêché sont tourné vers la ville et
non pas vers l'extérieur. Les religieux avaient peur du peuple et cela
se voit.
Quand on visite la somptueuse église, on comprend mieux. Toute la surface intérieure est recouverte de fresques, le choeur est en pierre taillée dans le style gothique flamboyant et chaque petite chapelle abrite sculptures et peintures; resitué dans le contexte historique, on comprend que cette ostentation ait pu froisser quelques esprits pas forcément chagrins.
Puis, j'ai été transporté, non sans détour, vers un petit village médiéval de toute beauté, Cordes-sur-ciel. Il ne faut pas avoir peur d'user ses chaussures, tout le village étant construit sur une colline; mais chaque coin de rue apporte un plaisir particulier, une enseigne colorée, une halle gigantesque, une façade vénitienne, une gargouille horrifique, une statue dans un angle.
Mais vous savez déja comment notre effort fut récompensé!
Edit de 17h30: Le premier album est disponible ici.
Toulou-ouse, Toulou-ou-se (1)
Je pensais,
comme le suggérait la Mouette, vous montrer toutes les belles choses
que nous avions pu rencontrer et puis, finalement, je préfère commencer
par la fin, les aventures trépidentes du voyageurs à ailes; voyageur
auquel on a faillit rogner les ailes. En effet, bien installé dans mon
fauteuil d'avion dons le décollage est prévu à l'heure contrairement à
celui de mon fils près de trente minutes plus tôt, je regarde d'un oeil
distrait l'hôtesse nous faire les démonstrations usuelles. Et puis,
rien. Le pilote nous signale la perte d'un circuit hydraulique, que
nous revenons nous garer quelque part et que tout va s'arranger, ne
vous inquiétez surtout pas.
L'autobus chargé de nous transférer à mis plus d'une heure à venir nous chercher. Puis, le temps de répartir les passagers dans les vols restants, je suis finalement arrivé avec plus de deux heures et demie de retard à paris.
Ne me dites pas que l'on garde toujours le meilleur pour la fin; d'ailleurs, le meilleur est à venir avec sûrement un ou plusieurs albums pour caser les quelques dizaines de photos regardables que j'ai pu rapporter.
Un peu de patience, que diable!
01 janvier 2006
Buvons un coup, buvons en deux
La fête est finie, on va pouvoir passer aux choses sérieuses. Bonne année à tous.
Buvons un coup, buvons en deux
A la santé des amoureux,
A la santé de nos jolies maîtresses,
Et de tous ceux qui les caresse.
27 décembre 2005
Ce n'est pas du boulot!
J'ai
été étonné de voir encore quelques arbres qui restent attachés à leurs
feuilles qui, tout de même, prennent une couleur ocre. J'ai bien peur
que le coup de froid d'aujourd'hui, qui sera suivi d'autres, ne leur
soit fatal. J'aime bien ces boulots au tronc si blanc, qui paraissent
si fragile et, pourtant regarderons peut être, de leur faîte, notre
lointaine descendance.
09 décembre 2005
Deuxième couche
Nous y sommes, nous avons donné un dernier petit coup de pinceau, un
dépoussièrage de dernière minute, quelques ajustements
organisationnels, nous sommes prêts; prêts à venir charmer vos oreilles
dimanche en fin de journée avec nos poèmes français vieux et moins
vieux, nos quelques notes anciennes et jamais jouées.
Je sais que vous êtes plusieurs à venir et j'en ai déjà le trac; qu'est-ce que ça va être dimanche ?
14 novembre 2005
Maître queue
C'est le début de la notoriété culinaire internationale. Cette requête vient du Danemark.
A noter qu'il a regardé trois pages.
12 novembre 2005
Tout et n'importe quoi
Quand on dit qu'avec Google on peut trouver tout et n'importe quoi, nous en sommes tous persuadés. Mais penser qu'on peut trouver tout et n'importe quoi chez moi, je ne le savais pas encore.
Il n'empêche que l'auteur de cette recherche a regardé trois pages. Je ne suis pas sûr que je doive m'en flatter...
22 octobre 2005
Absence - préambule
Je vais, encore une fois diront certains, m'absenter de mon domicile et donc de ce blog pour une durée considérable de sept jours. J'espère bien rapporter de ce voyage aux confins de l'Algérie, près des frontières Lybiennes et Nigériennes, des photos de paysages atypiques et de peintures rupestres. Pour vous faire patienter jusque là, j'ai programmé la mise en ligne de photos d'un voyage dans le sud tunisien il y à trois ans, dans les dunes de sable, pas toujours sous le soleil. Vous en aurez, si tout marche bien, une par jour qui paraîtra aux alentours de minuit, sans commentaires étant donné que je compte sur vous pour ça.
Bon visionnage, ne vous ennuyez pas trop sans moi et à très bientôt sur cette même antenne.
24 septembre 2005
Et moi, et moi
Missy'V m'a expressément demandé de bien vouloir répondre à un questionnaire nombriliste. Pour être honnête, cela ne me disais guère car c'est une façon de faire croire qu'on se dévoile alors qu'il n'en est rien. J'ai donc commencé en plombant délibérément les réponses de la première section, cherchant à cacher la réponse par des boutades. A me relire, finalement, c'est peut être la partie la plus intéressante.
Vous:
Quel metteur en scène filmerait le mieux votre vie ?
Friedrich Wilhelm Murnau, en noir et blanc, peut être même en muet. Parce que c'est beau et ça dit beaucoup avec peu de moyens.
Quel peintre vous aurait pris(e) pour modèle ?
Jackson Pollock ou Piet Mondrian, l'abstraction dans la simplicité et dans la réflexion.
Quel auteur aurait écrit le roman de votre vie ?
Julio Cortazar ou Alejo Carpentier, ils ont des écritures labyrinthiques et lyriques.
Quel dessinateur de BD vous croquerait le mieux ?
Pétillon ou Martin Veyron car ils croquent remarquablement le ridicule du quotidien, donc le mien.
Quel chanteur pourrait faire une chanson sur vous ?
Juliette, parce que j'aime ce qu'elle écrit, j'aime comment elle le met en musique et j'aime comment elle le chante.
Intérieur :
Quel ustensile de cuisine seriez-vous ?
Une petite cuillère pour être souvent embrassée.
Quel ingrédient de plat unique (couscous, cassoulet…) seriez-vous ?
Le piment, qu'on se souvienne de moi plus longtemps.
Quelle pièce de la maison seriez-vous ?
La terrasse, livrée au vent et au soleil, indispensable et qu'on ne remarque pas.
Et quel meuble ?
Un confiturier Louis XV, bien ventru, si possible plein.
Quel jeu de société seriez-vous ?
Colin-maillard, où on peut toucher et sentir.
Extérieur :
Quel moyen de transport seriez-vous ?
Une rame de métro, sans aucun doute.
Quelle ville seriez-vous ?
Paris est tentante mais trop voyante, je dirai le village de Belleville, plutôt.
Quel musée ?
Un musée d'art moderne, le choix est grand.
Quel pays rêvez-vous de visiter ?
Tellement! Le Yemen, pour commencer, le Vietnam, le Cambodge, le Burkina Faso, l'Islande et d'autres, et d'autres, et .....
Quel objet emporteriez vous sur une île déserte ?
Aucun, le choix serait trop douloureux et puis, à quoi bon s'il n'y a personne avec qui le partager ?
L'ai je bien fait ?






























