Les poèmes qui jalonnent mon existence.
02 juillet 2007

Quel est le fou ?

Comme je vais, fixant le sable,Heurtant chacun, mâchant des mots,De ce hameau je suis la fable,Je suis moqué par les marmots.Comme sur mon crâne indocile,La douche est d'un fréquent emploiOn me prend pour un imbécile...Quel est le fou, le monde ou moi ? Oui, je suis fou pour plus d'un sage,Dès que je desserre les dents,J'ai contre moi la loi, l'usage,Les étourdis et les prudents.Et bien m'en prend d'être un poète,"Allant au frais sans savoir où"."Laissez donc ! il n'a plus sa tête !"Le monde ou moi, quel est le... [Lire la suite]
Posté par berlioz à 23:02 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

12 mai 2007

Ca, je veux fourniller

Ca, je veux fourniller en ton joly fourneau :Car j'ay de quoy esteindre et allumer la flamme,Je vous veux chatouiller jusqu'au profond de l'âmeEt vous faire mourir avec un bon morceau. Ma petonne inventons un passe-temps nouveau.Le chantre de vaut rien qui ne dit qu'une gamme,Faictes donc le seigneur et je feray la dame,Serrez, poussez, entrez et retirez tout beau. Je remu'ray à bons d'une vitesse ardente,Nos pieds entrelacez, nostre bouche baisante :La langue frétillarde ira s'entremouillant. Jouons assis, debout, à costé,... [Lire la suite]
Posté par berlioz à 22:55 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
22 février 2007

Eloge de sa paresse

Marie, levez-vous, ma jeune paresseuse :Jà la gaie alouette au ciel a fredonnéEt jà le rossignol doucement jargonné,Dessus l'épine assis, sa complainte amoureuse.Sus! Debout! Allons voir l'herbelette perleuseEt votre beau rosier, de boutons couronné,Et vos œillets mignons, auxquels aviez donné, Hier au soir, de l'eau, d'une main si soigneuse. Harsoir en vous couchant vous jurâtes vos yeux D'être plus tôt que moi ce matin éveillée : Mais le dormir de l'aube aux filles gracieux, Vous tient d'un doux sommeil les yeux encore sillés, ... [Lire la suite]
Posté par berlioz à 00:25 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
13 octobre 2006

Message subliminal

Merci, Bobby Lapointe. 1 - Lena toi qui est loin  d'Angoulême "éme" Lena je veux te dédier un poème "ème" J'suis pas poète mais j'vais essayer quand même Ah ! Faut-il que je... faut-il que je... Dès aujourd'hui pour m'attaquer au problème "ème" J'me suis levé au petit matin blème "ème" Se lever tôt, moi qui suis si bohème Ah ! Faut-il que je... Faut-il que je... Oui ! Lena Lena Lena Lena je Lena Lena je Lena je je je je Lena Lena Lena Lena je Lena... [Lire la suite]
Posté par berlioz à 13:24 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
29 janvier 2006

Prière à l'aimée

Ton odeur me poursuit comme une ombre et me hante;La mémoire de ta peau fourmille au bout des doigts;Tresse tes long cheveux, belle MélisendeQue je gravisse ce qui me sépare de toi.
Posté par berlioz à 20:13 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
19 janvier 2006

300 mots d'amour

Pour ma trois centième note, je vous offre un petit poème sur l'amour car, après tout, c'est le moteur de notre vie. Carmen Carmen est maigre - un trait de bistreCerne son oeil de gitana.Ses cheveux d'un noir sinistre,Sa peau, le diable la tanna. Les femmes disent qu'elle est laide,Mais tus les hommes en sont fous:Et l'archevêque de TolèdeChante la messe à ses genoux; Car sur sa nuque d'ambre fauveSe tord un énorme chignonQui, dénoué, fait dans l'alcôveUne mante à son corps mignon. Et, parmi sa pâleur, éclateUne bouche... [Lire la suite]
Posté par berlioz à 23:27 - - Commentaires [11] - Permalien [#]

14 janvier 2006

Besoin pressant

Tandis que Lobita rafraîchi notre mémoire en roulant les cailloux du vieux Français, avec ses mots qui sonnent comme glas et tonnent comme la colère divine, je vais faire ressurgir les poètes de la renaissance en insistant sur une particularité de la littérature de l'époque, la liberté sans frein. Aucun sujet n'est tabou et on appelle un chat un chat. Ainsi Clément Marot nous raconte une petite histoire toute croquignolette qui laisse supposer que l'amour libre l'est depuis longtemps. Martin menait son pourceau au marchéAvec... [Lire la suite]
Posté par berlioz à 11:23 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
29 novembre 2005

Elle est en moi

Voici un petit poème que j'ai lu dans le métro il y a peu. Etant un citadin invétéré, il me touche directement. La ville est dans l'hommepresque comme l'arbre voledans l'oiseau qui le quitte. Ferreira Gullar Edité au Temps des CeRISES
Posté par berlioz à 23:57 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
23 août 2005

Qui gagne perd

Voici un petit poème lu dans le métro où une bande d'amoureux de la poèsie tente de nous la faire partager. Seul le riche sur la terre  Conserve un nom dans l'histoire,Le pauvre vainc à la guerre,Le riche obtient la victoire. Patativa do Assare (né en 1909)
Posté par berlioz à 16:02 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
25 juin 2005

Amour amer

Qu'elles soient heureuses ou malheureuses, nos amours ont de tout temps intéressé les poètes. Après le poème d'amour heureux d'hier, un d'amour malheureux pour aujourd'hui. De toute façon, il n'y a pas d'amour heureux.Rien n'est jamais acquis à l'homme ni sa forceNi sa faiblesse ni son coeur et quand il croitOuvrir ses bras son ombre est celle d'une croixEt quand il croit serrer son bonheur il le broieSa vie est un étrange et douloureux divorce    Il n'y a pas d'amour heureuxSa vie ressemble à ces soldats sans armesQu'on... [Lire la suite]
Posté par berlioz à 00:26 - - Commentaires [7] - Permalien [#]