Ma vie, mon oeuvre

On trouvera ici aussi bien des moments de ma vie que des critiques, des cris de colère ou des fictions de mon cru.

24 juillet 2008

Travailler plus pour mourir plus

Grâce à la nouvelle loi sur la représentativité syndicale et le temps de travail, les cadres vont pouvoir travailler jusqu'à 235 jours pas an. Alors, je compte; 365 moins les 5 semaines de congés payés, moins 52 fins de semaine égalent... 230 jours. Pour atteindre ces 235 jours, il faudra au cadre non seulement renoncer à tous les jours fériés mais aussi à sa cinquième semaine de congés payés. Heureusement, les années bissextiles, il pourra aller manifester le premier mai.

Mais, ce n'est pas tout. La loi permet, par négociation de branche ou d'entreprise, d'aller jusqu'à 282 jours, soit l'ajout de plus de la moitié des fins de semaine.

A ce prix, et on ne parle aucunement d'un changement de la rémunération, que deviendra la vie de famille, la vie sociale, la santé de ces personnes ?

Mais souvenez vous de la loi Aubry, de la mise en place de ces 35 heures qu'on enterre depuis leur début. Il fallait des contre parties. Le forfait jour a été imposé par le patronat et, déjà à l'époque, certaines voix disaient que c'était très cher payé, que c'était mettre le ver dans le fruit.

Mettre de l'eau dans son vin, c'est déjà gâcher le verre de vin et à force de mettre de l'eau dans son vin, on finit par ne boire que de l'eau. Nous serons alors au pain sec et à l'eau.

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21 juillet 2008

Congrès mal gré

"C'est une victoire pour la démocratie française". En quoi la démocratie est elle victorieuse parce qu'une modification très importante de notre constitution, plus de la moitié des articles modifiés, vient d'être votée par le congrès sans que le peuple prenne part ni au débat ni à son approbation ? Il y a des petites phrase dans la bouche de nos politiciens qui, dites avec affront, de façon péremptoire, sont là pour essayer d'effacer leur contraire dans les faits.

J'ai encore un dégout de plus au fond de la bouche.

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03 juin 2008

Devenir valet de l'empire

Devenir valet de l'empire, et en une leçon, de surcroit. Pour celà, il suffit de suivre les recommandations de l'OCDE que l'on peut lire ici. En voici quelques extraits:

Page 18 : « …Ces réformes ne provoquent donc pas un « effet de choc » comme une hausse des prix de 50% pour des produits alimentaires. Ensuite, la plupart de ces réformes frappent certains groupes tout en bénéficiant à d’autres, de telle sorte qu’un gouvernement peut toujours s’appuyer sur la coalition des groupes gagnants contre les perdants. »

Page 25 : « Il faut dès l’arrivée au pouvoir insister, voire en exagérant, sur la gravité des déséquilibres, souligner les responsabilités des prédécesseurs et le rôle des facteurs exogènes défavorables…../….En revanche, dès que le programme de stabilisation a été appliqué, le gouvernement peut tenir un discours plus optimiste pour rétablir la confiance ( un facteur positif pour la reprise ), tout en s’imputant le mérite des premiers bénéfices de l’ajustement. »

Page 29 : « Le gouvernement a toutefois les moyens de faire appel au pragmatisme des fonctionnaires. Il peut, par exemple, explique que, le FMI imposant une baisse de 20% de la masse salariale, le seul choix possible est de licencier ou de réduire les salaires et qu’il préfère la seconde solution dans l’intérêt de tous. »

Et dire que ça date de 1996. Ce qui est sûr, c'est que vous n'êtes pas les premiers à le lire.

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10 mai 2008

Au cas par cas

Que veut dire l'expression 'traité au cas par cas' dans le cadre des demandes de régularisation des sans papier, quand on sait que toutes les personnes concernées vivent en France, travaillent en France, paient leurs cotisations sociales en France, paient leurs impôts en France ? Quelle différence peut il y a avoir en dehors de leur profession ou de leur couleur de peau ?
Je vous propose un petit éclaire à la lueur d'une information qui m'est parvenue il y a quelques jours concernant les travailleurs sans papier en grève de l'entreprise 'Passion Traiteur'. Sur les vingt concernés, dix sept ont reçu le récépissé d'une autorisation de séjour, valable... trois mois. Un autre a reçu une autorisation provisoire de séjour jusqu'au 18 mai; quant au dernier, il n'a toujours rien reçu.

Le traitement 'cas par cas' donc, c'est donner l'impression aux sans papiers et à ceux qui les défendent qu'on accède à leur demande tout en donnant la garantie à la droite, voire à la droite extrême (ce qui un peu synonyme en ce moment), qu'on n'en fait rien; un exercice de haut vol en ce cent soixantième anniversaire de l'abolition de l'esclavage.

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07 février 2008

Ite missa est

Hier en fin de journée, je suis allé à la messe. Non, pas de celles qu'on entend dans les temples ou les églises, plutôt de celles qu'on va entendre en masse dans les rencontres politiques ou, comme c'était le cas pour la mienne, de celles qu'organisent les chefs d'entreprise ou les patrons de grands services. Nous étions donc réunis pour recevoir la bonne parole, l'annonce de la nouvelle réorganisation.
Comme d'habitude, nous eûmes le droit au baratin habituelle, la concurrence mondiale, il faut travailler plus, ponctué des remarques salaces courantes, avec les indiens qui augmentent leurs compétences, regardez bien derrière vous, surtout si vous vous baissez et les slogans bien dans l'air du temps, donnant une ressemblance toute particulière avec notre bon président. Et puis, il y eut quelques petites phrases qui furent accueillies par des rires bien obligeants. Deux exemples:

- Un bon technicien, il a un bureau bien rangé, mais il ne s'occupe pas du papier par terre, sous le bureau de son collègue, ce n'est plus son domaine. Le bon professionnel, non seulement il a son bureau bien rangé, mais il aide à ramasser le papier et, même, il apprend à son collègue comment le faire.
- Ou il lui paie une femme de ménage, dit derrière moi une voix féminine.

- Nous sommes maintenant une entreprise de rayonnement international, il faut s'adapter aux cultures que nous croisons. Ainsi, si vous proposez une mission avec une équipe de 10 personnes à un responsable français qui en mène une avec cinquante, si c'est intéressant, il acceptera. Pas l'américain. Ainsi, quand j'ai proposé une mission à Madame Machin de notre bureau d'outre atlantique avec quinze personne alors qu'elle en dirigeait soixante quinze, elle m'a claqué sa démission. Bon, c'était ce que je voulais obtenir.

Je ne vous cacherai pas que je suis sorti, profitant d'un appel que j'attendais, j'ai fuit en fulminant, en râlant comme un voleur, maudissant et les messes d'entreprise et leurs officiants. Et dire qu'il va me falloir vivre encore quelques temps avec ces individus.

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04 février 2008

En arrière toute, toujours

Comment vous dire la colère qui m'a prise à la lecture du compte rendu de la réunion du congrès qui s'est prononcé pour la modification de la constitution, la nième en si peu de temps, permettant ainsi la ratification du, soit disant, mini traité européen ? L'espoir était maigre que deux cinquièmes votent contre, ouvrant ainsi la possibilité d'un référendum, mais que le score soit aussi peu partagé, me rendre compte que plusieurs députés et sénateurs socialistes, malgré l'engagement de leur parti aux élections à proposer un suffrage populaire, ont voté pour la modification.

Je me sens floué, volé, trompé. Il y a peu de chance que ma voix puisse un jour, même lors d'un deuxième tour face à un gnome, même borgne, aller se porter vers ces gens de si peu de parole. Et je ne parle pas de ces candidats aux municipales qui préfèrent l'alliance avec le MoDem plutôt qu'avec le PC. Plutôt Hitler que le front populaire ?

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03 février 2008

Trottoir pour bien faire

IMG_1476J'en avait déja parlé une fois ici et il y en a marre que ça se poursuive. De plus en plus le trajet entre mon domicile et la station de métro devient une épreuve de gymnastique, un test d'endurance, un marathon de l'esquive. Il faut louvoyer entre les voitures et les poids lourds qui viennent stationner en plein milieu de trottoir, éviter de se faire écraser par ceux qui font fi du code de la route, ne mettent aucun clignotant avant de tourner, roulent sur les passages piétons en ignorant les passants et viennent maintenant nous narguer sur les seules espaces qui étaient encore à peu près protégés. Il faut ajouter les vélos qui ignorent totalement la chaussée parce que c'est trop dangereux, la rue est en sens interdit ou le soleil y n'y chauffe pas assez.

Je n'en suis pas encore à me munir d'un poinçon pour crever rageusement quelques pneus qui trainent sur mon chemin, mais je n'en suis pas loin. Il faudrait voir à ne pas me rouler marcher sur les pieds.

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31 décembre 2007

L'épreuve en couleur

- C'est ici qu'on doit faire la queue ?
- Je ne sais pas. On dirait que ça va plus vite à droite.
- Allons voir...
...
- Zut, ce sont des bornes, il faut retourner dans l'autre file.
- Regarde le panneau là bas, il donne le nombre de places restantes.
- Voyons... Actrices...complet !

Je dois dire que nous commencions à en avoir assez de ces complexes cinématographiques qui privilégies leurs cartes propriétaires sous prétexte de nous faire gagner du temps. Il ne reste plus, pour piloter vingt quatre salles, que trois pauvres guichetiers éclairés par une lueur bleue à rendre aveugle. Boycottons ! Sauf que c'est la même chose dans les autres grandes surfaces des images qui bougent. Et puis, grâce à mon CE nous payons moins cher. Dépités, nous sommes sortis prendre l'air et un café. Finalement, pour ne pas attendre trop longtemps, nous optons pour un retour avec un changement dans le programme. Nous nous gardons Actrices pour une autre fois et jetons notre dévolu sur XXY dont nous avons lu une critique quelque part. De toute façon, une fois éliminées les niaiseries de circonstance et les méga-productions étasunienne sans aucune imagination, il ne restait pas grand chose à se mettre sous le yeux.

Nos tickets achetés, nous nous dirigeons vers la salle en espérant que, même si elle est petite, l'écran sera digne de ce nom. Ce sera le cas. Juste une petite centaines de places mais un grand écran pour en avoir plein les yeux. Et les oreilles. car pour commencer, il faut se farcir le Tino Rossi annuel, celui qu'on ose même plus passer dans les grands magasins ni les ascenseurs; et même si nous nous amusons avec Mélisande à en changer les paroles, petit papa noël, quand tu descendra les poubelles, c'est gonflant. Et puis voilà qu'on nous passe le chant chrétien par excellence, il est né le divin enfant; la moutarde commence à me monter au nez; je ne suis pas venu au cinéma pour avoir droit à la messe.

Enfin, le son s'arrête, place à l'image; et je tombe de Caribde en Sylla. Chaque bande annonce de film alterne avec un film publicitaire; a en avoir la nausée; à ne plus faire la différence, ce qui est l'effet voulu. De toute façon, il y a de moins en moins de différence, chaque plan de film à grand budget étant disséqué pour savoir ou placer une franchise, quelle bouteille tourner d'un quart de tour pour faire tomber un chèque, quelle chaussures de marque à montrer à quel moment, ça n'a plus de fin.

Enfin le supplice s'arrête, place au film. Mais là, maintenant, je n'ai plus vraiment ni la place ni le temps de vous parler de lui, ce sera pour l'année prochaine. En attendant, une page de pub.

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30 décembre 2007

Adaptons nos attaques

IMG_1383Mais qui a pondu une telle publicité (ce doit bien être écrit en tout petit quelque part sur le côté, à moins qu'ils aient trop honte pour ça) ? Nous sommes loin de 1974 et du slogan d'une banque, parisienne au départ mais qui s'est beaucoup étendue depuis, pour parler franchement, votre argent m'intéresse et, pourtant, il semble que les penseurs de la pub n'aient rien appris, que les responsables de banques, ceux qui donnent leur accord pour ce genre de panneaux, aient tout oublié en vingt cinq ans. Car, que nous montre-t-on ? L'évolution, c'est un homme préhistorique qui au lieu d'utiliser une massue, stéréotype bien connu, utilise une arme d'aujourd'hui. Je ne veux pas dire mais, pour chasser l'auroch ou le mamouth, il y a mieux car de la bestiole il risque de ne pas rester grand chose. Et puis prendre comme symbole de l'évolution l'armement c'est tout de même assez tendancieux. Peut être veut on nous dire ici que le combat entre banques ne se fait plus maintenant à l'arme blanche, mais les informations diffusées par l'ensemble des médias autour des places boursières nous l'avaient déjà signifié.

Je pense aussi on slogan de notre bon président (qu'il soit béni entre tous), son cheval de bataille éperonné par les organisation patronales, disant qu'il faut travailler plus pour gagner plus, autrement dit, adaptez vous, oubliez les augmentations de salaire et retroussez vos manches.

Je ne vois donc qu'une seule signification positive à ce message mais qui ne s'adresse pas à tout le monde, si vous voulez que votre épargne rapporte plus, attaquez les agences de la CIC avec un bazooka, ce que ne se privent pas de faire certains truands avec les convoyeurs de fonds.

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23 décembre 2007

Profitons du samedi matin

Il y a des jours où je devrais ignorer le monde extérieur, ne pas ouvrir un journal et, surtout, ne pas allumer la radio. Je l'ai fait hier avec le radio réveil de ma salle de bain et bien mal m'en a pris. Pourtant le sujet de 'Rue des entrepreneurs" promettait d'être intéressant: "Concurrence, vice ou vertu ?".

Le principe de l'émission est simple, on interroge des 'acteurs' de la vie économique, comme Jacques Maillot ou Edouard Leclerc pour celle qui nous concerne et on leur pose la question de l'émission sans trop les pousser dans leurs retranchement. Évidemment, pour les uns c'est formidable, la concurrence a permis d'ouvrir certains domaines à plus de personnes en faisant baisser les prix, pour les autres, c'est une catastrophe car la baisse des prix s'obtient par délocalisation et perte de nombreux emplois et donc il y a réduction du nombre de consommateurs. Mais, à aucun moment de ces entrevues, en tout cas après plus d'une demie heure d'écoute presque attentive, n'a été prononcé le mot qui fait mal, celui qui désigne le but ultime de toutes ces entreprises qui se font concurrence, le mot profit. Car avant tout, dans la concurrence on cherche à piquer le gâteau du voisin, sa part de marché ou, tout du moins une partie de celle ci. Il n'y a pas de concurrence dans des domaines peu ou pas rentables. Et ce profit, il ne va pas dans la poche de tout le monde donc, de toute façon, la concurrence ne peut être bonne que pour quelques uns, ceux qui actionnaires toucheront directement les dividendes, ceux qui non concernés par la baisse de effectifs pourront consommer moins cher, ce qui ne sera jamais le cas de la grande masse des habitants de cette planète, n'en doutons pas.

Devant partir à un rendez-vous, j'ai arrêté avant la fin de l'émission, avant de piquer une grosse colère. Mais c'est promis, avant de la jeter dans la baignoire je ne me sert plus de cette chose que comme horloge.

Posté par berlioz à 16:26 - Mes rages - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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