Ma vie, mon oeuvre

On trouvera ici aussi bien des moments de ma vie que des critiques, des cris de colère ou des fictions de mon cru.

23 août 2009

Ah, quel bonheur d'être un voyageur

Qui n'a jamais voyagé en train lors d'une grande migration estivale ne connais pas les affres du lecteur assidu ou du demandeur de repos. Il faut toujours qu'il y ait un enfant quelque part qui pleure, crie ou fasse le singe sous les remarques molles et inefficaces de ses parents qui ont depuis longtemps laissé tombé leur désir d'éducation à son égard. Mon trajet vers les départs de randonnées montagnardes n'a pas échappé à cette règle.

Juste en diagonale, dans l'espace où les sièges orientés vers l'avant du train joignent ceux orientés vers son arrière, il y avait une petite famille composée des parents et de deux petits garçons que je jaugerais entre quatre et six ans. Bien sûr aujourd'hui, ère de modernité et de technologie oblige, les parents avaient prévu un appareil permettant de visionner des films sur un petit écran. Mais voilà, il n'était pas assez grand pour bien voir à deux, surtout quand chacun brigue le droit de l'avoir pour lui seul, le grand avançant les arguments les plus frappants pour convaincre l'autre. Et puis, un film ça ne fait pas un trajet entier; et puis un enfant de cet âge ne reste pas concentré sur ce qu'il fait très longtemps, il faut varier les activités et pour ça, il faut des parents ayant un peu prévu la chose; et puis un enfant ça a faim et soif et encore faut il avoir pensé à l'éventualité de les nourrir.

Bien sûr dans cette situation on trouve madame essayant de raccommoder les enfants entre eux, faire passer les films de l'un à l'autre, occuper son monde pendant que monsieur râle et prétend être déjà en vacances, c'est à dire ne pas en faire une ramée.

Donc ça crie, ça braille, ça gueule, pas moyen d'aligner trois phrases d'un livre à la suite.
Heureusement, il y a la parade du bon voyageur, le changement de train.

Après avoir astucieusement déjoué le piège de la voiture à la porte ne s'ouvrant pas en passant par celle d'à côté, après avoir attendu dans une ambiance surchauffée parce que, étant à l'arrêt et au soleil il n'y avait pas moyen de trouver la moindre fraîcheur, parce que retardé pour assurer des correspondances avec des trains n'arrivant pas, enfin nous goûtons un calme retrouvé, nous voyons alors entrer dans notre voiture et s'installer à deux sièges de nous la même petite famille qui, sans doute pour ruser, avait attendu le départ et notre éloignement plus difficile pour faire exprès de s'installer à nos côtés. Pour notre bonheur, excédé d'entendre son fils le plus jeune lui demander de l'eau, le père lui à flanqué une bonne rouste ce qui a permis d'emplir la voiture de cris stridents, ceux du fils qui n'avait pas grand chose à se reprocher, ceux de la mère qui avait bien raison.

Enfin, après une heure interminable nous avons pu descendre de notre train, récupérer une automobile nous assurant l'autonomie dans nos recherches d'escapades alpestres, puis aller rejoindre notre lieu de villégiature sur les hauteurs. Me croirez vous si je vous dis qu'allant faire les courses dans la grande surface de la ville la plus proche, au détour du rayon frais, j'ai recroisé les mêmes lascars s'interpellant d'un chariot à un autre ?
Cette fois ci, nous avons ri, mais sommes allés rejoindre le coin opposé du magasin par mesure de précaution.

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03 juin 2009

Visite du dimanche

Dimanche dernier, je suis allé le voir, lui.
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Vous ne le reconnaissez pas ? Mais si, vous l'avez déjà vu, là :

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Toujours pas ? C'est peut être le ciel bleu qui vous empêche de vous concentrer. Prenons un peu de recul.

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Ça y est, vous y êtes pas de doute, un des monuments les plus connus en France; plus de trois millions de visiteurs chaque année. Toujours pas ? Reculons encore un peu.

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Si vous n'avez pas reconnu le Mont Saint-Michel, c'est que vous vous êtes absenté de la planète Terre durant plus de 700 ans, que vous étiez partis avant sa construction.

Mais, en fait, je ne suis pas venu pour le visiter mais marcher dans la baie, sur le sable découvert, pas si mouvant que ça, accompagné par un guide absolument formidable, même si très bavard, qui nous a raconté les ripéties du lieu entre le néolithique et aujourd'hui, voire demain.

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C'est donc plutôt cette vision du mont que nous avons eue, la façade bien verte avec seule l'abbaye et son église pointant au dessus du caillou. Autant dire qu'avec le temps la crème solaire était de rigueur et plutôt deux fois qu'une.

La visite sera pour une prochaine fois.

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09 novembre 2008

J'ai toujours du mal à revenir

Il a bien fallut rentrer. Comme à chaque fois j'ai eu ce sentiment de plénitude qui fait demander du reste, un prolongement généreux pour en profiter encore un petit peu. Alors bien sûr il y a le soleil, la chaleur qu'on a perdue sous nos latitudes, mais il y a aussi le contact humain, le rapprochement de deux modes de vies opposés pour essayer de tendre un pont.
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Comment oublier ces soirées où nos âniers, partageant le repas à nos côtés contrairement aux années précédentes, nous préparaient ensuite un thé en chantant des chansons dont nous ne pouvions comprendre les paroles, s'accompagnant de rythmes frappés sur des bidons vides ? Et les mêmes, avec un grand sourire, interprétant maladroitement nos chansons enfantines dont ils devaient ignorer également le sens ?

Y retournerai-je l'année prochaine, ce n'est pas sûr, il y a tant de lieux que je ne connais pas et qui méritent le détour; mais je reviendrai trainer mes chaussures de marche sur les chemins de poussière, goûter au breuvage amer puis doux qu'ils confectionnent à chaque pause, je reviendrai voir les peintures délicates qui ont résisté aux outrages du temps pendant des siècles et semblent disparaitre aujourd'hui à grande vitesse, faute à l'homme et ses dérèglements inconsidérés.

En attendant, j'écoute leur musique.


Découvrez Tinariwen!

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01 novembre 2008

Blog en friche

Ce blog est au repos pendant huit jours.
Prière de ne déposer les commentaires que dans les lieux prévus à cet effet.
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25 août 2008

Tous des bêtes

Sédentaires affirmés, sans pratique aucune d'un exercice physique autre que la marche horizontale, il aura fallut près d'une semaine pour arriver à la forme nécessaire aux balades pleines de découvertes. Après les jolies petites fleurs et les belles roches découpées, nous avons eu le droit aux marmottes, chamois, bouquetins et aigles royaux. La fatigue physique est finalement bien récompensée.
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24 août 2008

Ce n'est qu'un début

Parisien pur et dur, non assujetti à des transports lointains, celà fait belle lurette que j'ai bazardé l'automobile, préférant pour les vacances un départ en train, une belle à quatre roues m'attendant à sa descente. Fini les énervements dans les bouchons, finie la fatigue du transport. C'est donc le mode que nous avons utilisé encore une fois cette année.
Première frayeur, sûr de ma mémoire nous descendons à la station de "Lyon Perrache" alors que la correspondance était à "Lyon Part Dieu". Heureusement, retards cumulés et navette opportune n'ont fait que raccourcir l'attente.
Enfin, nous arrivons à Albertville pour prendre possession de notre véhicule. Le courrier électronique indique l'adresse de l'agence, avenue du Général Leclerc. J'ai beau parcourir le plan devant la gare, en long, en large, en travers, pas d'avenue du Général Leclerc à Albertville. Je retourne dans le bâtiment de la SNCF et cherche désespérément quelqu'un susceptible de m'aider. La gente dame au service des bus va être cette personne. Après avoir regardé sur un autre plan puis fait une recherche interneteuse le diagnostic tombe; l'agence est avenue du Général De Gaulle qui elle existe bien.
Me voilà reparti à la recherche de l'agence qui ne sera pas difficile à débusquer mais s'avèrera fermée; collé sur la porte un morceau de papier spécifiant en anglais à mister Smith qu'il peut aller chercher ses clefs de voiture à l'hôtel qui se situe... à côté de la gare. Me voilà reparti dans l'autre sens, commençant à fulminer contre cette organisation plutôt curieuse; à l'accueil de l'hôtel en question, fort peu accueillant de surcroit, j'apprends qu'il n'y a aucune clef déposée à mon nom parmi les quelques unes confiées.
Ayant fait ma réservation par l'intermédiaire de la Société Nationale des Chemins de fer Français, je retourne à la gare pour qu'ils me trouvent une solution. Elle sera de passer par une autre société de location qui me dégotera à proximité un véhicule disponible.

J'ai appelé l'agence le lundi suivant pour avoir quelques explications; "Nous n'avions pas les caractéristiques de votre permis de conduire et nous n'avons pas réussi à vous joindre". Sachant que j'ai reçu un courrier électronique de confirmation, je peux en conclure que tous les moyens n'ont pas été mis en œuvre pour ça. Toujours utile qu'en ouvrant les fenêtres le premier matin j'ai pu voir ça et c'était suffisant pour effacer tous les problèmes de la veille.
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16 juillet 2008

Retour à la réalité

ATTENDEZ, Attendez un peu, avant d'entrer, il faut que je retire les toiles d'araignée et la couche de poussière qui traine un peu partout. C'est une chose que de laisser ce lieu à l'abandon, c'en est une autre que d'y mettre un peu d'ordre. Et pourtant, je ne suis pas encore parti en vacances. Par contre, je suis allé passer trois jours en province et c'est l'histoire d'une rencontre réussie et d'une autre ratée.
IMG_5883La réussie, ce sont les amis de Mélisande qui ont été aux petits soins pour nous, nous baladant dans leur ville, en dehors de la ville, nous nourrissant de salades et de jambons, de fruits et de glaces. Nous n'avons pas arrêté de parler, parler de bouquins, de films, comme des gens qui ne se sont encore jamais vus, de politique, de souvenirs, comme de vieux potes qui se tapent sur le ventre.

La ratée, c'est parce que les piques-niques au diable vauvert viennent parfois interférer avec des rencontres au sommet (c'est une métaphore, parce que là bas, ce n'est pas bien haut) et qu'il faudra remettre ça parce que c'est la deuxième fois et qu'il y en a toujours trois.

En attendant, je vous offre ce petit gnôme qui se promenait bien sagement dans l'abbaye de Solignac.

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05 juin 2008

Rome - Dernière aventure

IMG_5727Notre dernière journée à Rome a fini par arriver. Il fallait la passer en beauté. D'abord, nous débarrasser de nos bagages afin de garder les mains libres. Pour celà, direction la consigne de la gare centrale; mais nous n'étions pas les seuls à avoir eu cette idée; une longue file d'attente nous attendait. Pour seul plaisir, guetter les réactions des touristes découvrant le long ruban de personnes attendant, comme nous, la possibilité de nous envoler, et ce dans toutes les langues.

Enfin débarrassés, direction la villa Borghese, à la fois grand jardin et maison musée, pour un pique nique dans la verdure enfin apurée de sa pluie, petite sieste pour être en forme, puis direction le musée voir quelques chefs d'oeuvre du Bernin, Raphaël, Botticelli, Cranach et bien d'autres.

Oui mais voilà, sur la porte du musée trônait une petite affichette annonçant que les visites étaient complètes jusqu'au mardi suivant; pour le Bernin, bernique. Pour nous consoler, nous nous sommes promenés dans les quartiers chics, le long de la via Vittorio Veneto et avons terminé avec une grosse glace débordante dans un petit pot, suivie d'une visite au musée national Italien. Tant pis, nous reviendrons.

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01 juin 2008

Rome, troisième aventure

IMG_5679Nous avions évité les musées du Vatican le dimanche, nous étions prêts à y aller le lundi. La réalité fut difficile à accepter; la file d'attente était tellement longue qu'elle rejoignait presque la colonnade du Bernin. Il y avait sans doute près de deux heures d'attente. La décision fut vite prise, nous nous dirigeons alors vers Saint-Pierre, histoire de ne pas avoir totalement perdu notre temps. Là, la file faisait la moitié du tour de la place, mais c'était à cause des mesures de sécurité, portique, scan des effets personnels, les gens avançaient rapidement. Entre la Pietà de Michelangelo et le faste du reste de l'édifice, la visite fut fructueuse et intéressante, mais où aller ensuite ? Notre choix se porta sur le quartier du Trastevere, ses belles églises médiévales et le jardin botanique, en prenant soin de traverser ensuite le Tibre pour aller voir quelques merveilles en face.

Après les kilomètres entre les lieux, les kilomètres dans les lieux, nous avons été d'avis d'aller manger dans ce quartier qui nous avait bien plu, en prenant bien garde de nous renseigner avant sur les autobus susceptibles de nous ramener à un point intéressant pour nous. Chance, du premier coup nous repérons le bus H qui allait directement à la gare, point d'entrée de notre ligne de métro favorite.

Le repas fut léger, un petit menu pas trop cher, la sortie du restaurant une épreuve; il pleuvait comme on ne le voit qu'en Italie, le genre de pluie qui vous faire dire "ça ne va pas durer" et qui dure une journée entière; l'impression que des gens vident leur baignoire par la fenêtre. L'eau ruisselait partout dans les rues, des torrents couraient dans les voies en pente, les saumons sautaient de marche en marche (j'exagère un petit peu, là).En dix secondes, le temps de traverser, l'eau avait pénétré mon blouson, traversé mon pull en coton, transpercé le tee-shirt et atteint ma peau fragile et sans défense.

Coup de chance, en courant un peu nous avons attrapé de justesse notre bus (les délais d'attente son inimaginables) et sommes partis vers notre métro, sans rien pouvoir voir par les fenêtres.

Pas question de faire le trajet station de métro, chambre à pied, nous allons prendre le bus prévu à cet effet. Que nous avons attendu une demie heure (sous un abri, heureusement. En en descendant, le rue en pente était parcouru par un fleuve en furie, une eau boueuse qu'il nous a fallu traverser au péril de notre vie, craignant les troncs d'arbres charriés avec force par le courant, ou de nous faire emporter par les flots tempétueux.

Une fois rentrés, il aura fallu un bon moment pour nous remettre de nos émotions et nous sécher complètement. La vie de touriste, ce n'est pas du repos.

Photo: Les escaliers du Vatican, quelques jours plus tard.

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28 mai 2008

Rome, deuxième aventure

IMG_5543Après notre promenade de la veille autour du Collisée et du forum romain, entre autre dans la magnifique église Saint Clément et sa crypte, nous avions programmé pour ce dimanche ensoleillé une visite de la Villa Giullia, temple de l'art Etrusque (faites moi penser à vous en reparler).
Ce musée est situé dans un petit palais renaissance dont la façade intérieure en demi cercle est formée à sa base d'une colonnade dont le plafond est entièrement peint de petits personnages, sages ou se crêpant le chignon, rêvant ou faisant pipi sur le spectateur de passage.
Situé dans un grand parc verdoyant, nous avons poursuivi par un pique nique sur l'herbe puis sommes partis nous promener le long du Tibre, fleuve beaucoup plus encaissé que la Seine.
Nous avons marché, pénétré dans les églises de passage histoire de voir si elle ne recelaient pas un petit bijou caché, découvert des petites ruelles puis songé à nous restaurer en commençant par une petite boisson amère et alcoolisée comme les italiens les adorent.
En bons parisiens, nous avons cherché le moyen le plus simple de rentrer dans notre foyer provisoire, sachant que, tels des cendrillons, notre carrosse se transformait en citrouille après minuit. Nous nous sommes donc dirigés vers la place d'Espagne et sa station de métro.

Fermée !

Je demande à un homme qui passait, en uniforme, "Le métro ne ferme pas à minuit ?", "Non, à dix heures" me répond il.

Nous commençâmes à tout imaginer pour rentrer chez nous, taxi, stop, vélo, pieds... Et puis, le souvenir d'un bus me ramena à la réalité et nous décidâmes d'aller rejoindre la gare centrale. Et nous voilà repartis à grandes enjambées vers notre destination tout en regardant notre entourage. Une fois arrivé, je me précipite vers un conducteur de bus pour demander le numéro du véhicule salvateur pour m'entendre dire que je pouvais encore prendre le métro.

Voilà une organisation des transports fantastique, une des deux lignes de métro ferme à dix heures tandis que l'autre fonctionne jusqu'à minuit !

Ils sont fous ces romains !

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