24 janvier 2008
La culture du plaisir
Aujourd'hui j'ai déjeuné en tête à tête avec Ysengrin.
- Qu'est ce que tu fais cette fin de semaine ?
- Sans doute un programme glandouille mâtiné de cinéma et de promenade. Et toi ?
- Oh moi, comme d'habitude ce sera une fin de semaine BBB.
BBB ? Je m'interroge sur la signification de ce sigle inconnu à mon bataillons; Bead, Breakfast and Beaujolais ? Bulle, Bière, Bonheur ?
- Ben, Boire, Bouffer, Baiser !
J'en reste sans voix; comme cette chose est joliment dite et pourquoi je ne suis pas étonné de l'entendre dans cette bouche.
04 janvier 2007
La solution est là
Le chômage est un fléau national et nombreux sont les gouvernements qui ce sont attaqués au problème depuis l'émergence du phénomène, il y a plus de trente ans de ça. Toutes les méthodes ont été testées sans plus de succès les unes que les autres, de la baisse des charges aux incitations financières, de la création de zones franches aux exonérations d'impôts, mais rien n'y fait, quelque soit le sens par lequel on les prennent les chiffres sont là pour montrer l'accentuation de la crise.
Mais l'imagination au pouvoir sait faire pointer l'idée qui va révolutionner le processus et inverser durablement la tendance. C'est donc avec une grande fierté que l'ensemble du conseil des ministres vous présente l'innovation du siècle, l'outil qui va faire disparaître l'inactivité dans les cités et grandir le rayonnement de notre pays, j'ai nommé la Deux Djeuns des établissement Galousot.
Il s'agit d'un véhicule léger tracté par deux jeunes de nos cités fleuries. En plus de convertir l'énergie débordante des jeunes, il permet le déplacement sur des parcours moyens sans aucune pollution.
De nombreux relais permettront de changer la traction tout en s'assurant que les jeunes ne partent pas gambader dans la nature où ils risqueraient de retrouver leurs habitudes néfastes pour la société. Ainsi répartis sur toutes les routes de France, l'ensemble des jeunes des cités de l'hexagone sont assurés de trouver un emploi sûr et durable permettant de voyager et de voir du pays, de faire connaissance avec les us et coutumes locales et ainsi s'initier aux traditions du pays qui les accueille.
Pour finir, il faut penser à assurer le retrait des jeunes qui ne le seront plus pour laisser leur place aux générations montantes. Ainsi, et il ne faut pas négliger le nombre d'emplois induits, un service d'équarrissage sera mis en place.
11 octobre 2006
Machiavel 2, le retour
"Si l'on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse. On peut réduire, par exemple, les crédits de fonctionnement aux écoles et aux universités, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d'élèves ou d'étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus d'inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l'enseignement. Cela se fait au coup par coup, dans une école et non dans un établissement voisin, de telle sorte qu'on évite un mécontentement général de la population."
Cahier de politique économique n°13 de l'OCDE, 1996 (page 30)
26 septembre 2006
Le bonheur dans les alpages
Oui, ce grand pays qu'est la Suisse, qui s'est battue pour respecter sa neutralité légendaire vient encore de nous montrer la voie.
Oui, la Suisse va encore être plus ferme face à cette immigration qui vient rompre l'équilibre, troubler la stabilité d'un pays où seul s'entend le bruit de l'argent.
Oui, la barque est pleine et c'est avec courage que les suisses ont voté cette loi pour barrer la route à l'immigration sauvage, le même courage qu'ils ont eu lors du deuxième conflit mondial en refoulant les vagues d'immigrants juifs (mais pas leur or).
Alors, messieurs les députés, monsieur le ministre de l'intérieur, face à ce modèle, montrez que vous êtes des hommes et durcissez votre texte!
Il va falloir que je songe à acheter une muselière à mon chien!
14 mai 2006
Code bienséant de la route
Je roulais tranquillement à vélo sur le trottoir et puis, quelle connasse, y'a cette femme qui marchait sans regarder devant elle qui a fallit me rentrer dedans!
(Cycliste croisé hier sur un trottoir de Boulogne-Billancourt expliquant à son fils roulant derrière lui son mouvement d'humeur.)
08 avril 2006
Aï Aï
"Alors, les feignasse!", vouhalà comment je saluerais, si j'étais grand chef, mes collaborateurs[1]!
C'est
vrai, quouah, il ne pensent qu'à faire des pauses, boire des cafés,
fumer des cigarettes, ne cherchent qu'à caser leurs jours de RTT.
Est-ce que je prends des vacances, mouha!
Il y en a même qui se mettent grêve!!!
[1] Terme choisi avec soin, pour dire subordonné, par de jeunes dirigeants nés bien après 1945 mais sans doute avec une certaine nostalgie.
22 décembre 2005
Liberté, égalité, chienternité
Y'en a marre de la solidarité! Pourquoi faudrait-il que je partage mes croquettes, que j'en donne une partie à je ne sais qui, même si je ne les finis pas toutes ? Pouquoi payer tant d'impôts alors que je n'utilise pas les services de la justice ni ceux de l'éducation, que je n'ai pas de voiture pour user les routes ? Pourquoi payer la sécurité sociale, ils remboursent si peu que, de toute façon, il faut une mutuelle complémentaire; et puis je ne suis jamais malade. Et je ne vous parle pas des retraites!
28 novembre 2005
Evidence
La vie, la santé, l'amour sont précaires, pourquoi le travail échapperait-il à cette loi ?
20 novembre 2005
Rien compris
Les chômeurs n'ont que ce qu'ils méritent; quand on veut, on peut.
11 novembre 2005
Aphorisme
Pour qu'il n'y ai plus de problèmes dans les banlieues, il suffirait de mettre les banlieues en centre ville.






























