<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>Ma vie, mon oeuvre</title><link>http://berlioz.canalblog.com/</link><description>On trouvera ici aussi bien des moments de ma vie que des critiques, des cris de col&#xe8;re ou des fictions de mon cru.</description><language>fr</language><lastBuildDate>Sun, 29 Nov 2009 18:37:16 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>Dors, je le veux</title><dc:creator>berlioz</dc:creator><link>http://berlioz.canalblog.com/archives/2009/11/25/15926105.html</link><category>Histoire d&apos;image</category><comments>http://berlioz.canalblog.com/archives/2009/11/25/15926105.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://berlioz.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15926105/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://berlioz.canalblog.com/archives/2009/11/25/15926105.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/13/61/31450/46778648.jpeg&quot;&gt;&lt;img border=&quot;0&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;343&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/13/61/31450/46778648_p.jpeg&quot; alt=&quot;11_mai_2009_068&quot; style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Il faut tirer fermement par les cheveux et les extirper de la nuit les fragments de r&#xea;ves qui persistent au petit matin, pour les brandir sous le soleil et les regarder en face, ne plus avoir peur. Tu ne r&#xea;ves pas ? Mais si, tu r&#xea;ves, tu r&#xea;ves forc&#xe9;ment. Regarde devant toi les branches des arbres, ne vois tu pas comme elles te font signe ? elles t&apos;appellent &#xe0; venir les rejoindre en agitant leurs feuilles encore vertes. Et les brins d&apos;herbes folles qui agitent leurs cils dans le vent, sont ils r&#xe9;els ? Ce ne sont que les petits lutins malicieux qui guettent ta respiration r&#xe9;guli&#xe8;re. Tu dors ! tes paupi&#xe8;res sont lourdes et tu sembles voir au travers mais, m&#xea;me allong&#xe9; dans les bl&#xe9;s ce n&apos;est pas le paysage que tu vois, seulement l&apos;id&#xe9;e que tu t&apos;en fais m&#xea;l&#xe9;e &#xe0; un vague souvenir, une impression fugace de la m&#xe9;moire comme lors d&apos;un passage en train, une ville travers&#xe9;e de nuit ou un roman qu&apos;on a abandonn&#xe9; apr&#xe8;s le premier chapitre. Tu dors et, si tu te r&#xe9;veilles, n&apos;oublie pas d&apos;empoigner les restes d&apos;images, de ramasser les parcelles de pens&#xe9;es, de conserver les poussi&#xe8;res des r&#xea;ves pass&#xe9;s, il ne faut rien laisser derri&#xe8;re toi dans ta nuit une fois &#xe9;vapor&#xe9;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#000099&quot;&gt;Photo g&#xe9;n&#xe9;reusement mise &#xe0; ma disposition par &lt;a href=&quot;http://telle.canalblog.com/&quot;&gt;&lt;strong&gt;Telle&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 25 Nov 2009 17:02:00 GMT</pubDate></item><item><title>Le grand cheval blanc</title><dc:creator>berlioz</dc:creator><link>http://berlioz.canalblog.com/archives/2009/11/21/15876161.html</link><category>Histoire d&apos;image</category><comments>http://berlioz.canalblog.com/archives/2009/11/21/15876161.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://berlioz.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15876161/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://berlioz.canalblog.com/archives/2009/11/21/15876161.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/10/55/31450/46610949.jpeg&quot;&gt;&lt;img border=&quot;0&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;315&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/10/55/31450/46610949_p.jpeg&quot; alt=&quot;lilou1&quot; style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Je m&apos;appelle Brahim, Brahim El Mansour, je suis n&#xe9; &#xe0; Oran il y a environ vingt sept ans et gr&#xe2;ce &#xe0; ma m&#xe8;re, Nora, j&apos;&#xe9;tais destin&#xe9; &#xe0; mon m&#xe9;tier. Je suis photographe. En fait, ce n&apos;est pas tout &#xe0; fait exact, le photographe c&apos;est le fran&#xe7;ais, mon patron, mais c&apos;est presque pareil parce que c&apos;est moi qui fait presque tout; je rempli les flacons de produit, je nettoie les bacs m&#xe9;talliques, je repeins les d&#xe9;cors. Mais je m&apos;occupe aussi des transports; je dois prendre bien soin alors d&apos;emballer les plaques de verre dans leur bo&#xee;te en bois, recouvrir les chambres de leur linge capitonn&#xe9;, plier les pieds sans les abimer et les ranger dans leur &#xe9;tui, trouver les &#xe2;niers et leurs &#xe2;nes qui ne rueront pas sur les chemins. Et puis, une fois sur place, c&apos;est encore moi qui pr&#xe9;pare l&apos;appareil, monte la tente pour entreposer le mat&#xe9;riel &#xe0; l&apos;abri, pr&#xe9;pare les personnes en les pla&#xe7;ant selon les instructions de Monsieur Philippe, leur apprends &#xe0; ne pas bouger pour &#xe9;viter les fant&#xf4;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J&apos;aime bien ensuite regarder les familles enti&#xe8;res tenter de rester sans bouger en regardant bien fixement l&apos;objectif. Monsieur Philippe se cache quelques secondes sous le drap noir, change quelques d&#xe9;tails, le patriarche un peu plus &#xe0; gauche, et puis il ressort la t&#xea;te, bouche l&apos;objectif, place une plaque de verre au fond de la bo&#xee;te, on ne bouge plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me surprends alors &#xe0; retenir ma respiration comme si j&apos;&#xe9;tais le sujet de la photo et j&apos;admire cette famille devant moi dont le petit dernier ne bouge pas, m&#xea;me si l&apos;œil est attir&#xe9; par quelques brebis qui b&#xea;lent plaintivement. Aujourd&apos;hui Monsieur Philippe m&apos;a promis de n&apos;emmener dans le laboratoire pour voir appara&#xee;tre doucement les taches noires qui formeront l&apos;image. J&apos;ai mis une cravate pour l&apos;occasion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#330099&quot;&gt;Photo due &#xe0; la gentillesse de &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lilou-la-teigne.org/&quot;&gt;Lilou&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 21 Nov 2009 16:12:00 GMT</pubDate></item><item><title>Quelle poussi&#xe8;re !</title><dc:creator>berlioz</dc:creator><link>http://berlioz.canalblog.com/archives/2009/11/16/15823489.html</link><category>Mes &#xe9;tats d&apos;&#xe2;me</category><comments>http://berlioz.canalblog.com/archives/2009/11/16/15823489.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://berlioz.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15823489/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://berlioz.canalblog.com/archives/2009/11/16/15823489.html</guid><description>&lt;p&gt;Je ne pensais pas que le m&#xe9;nage serait aussi long et aussi important.&lt;br /&gt;Le temps passe, on s&apos;&#xe9;loigne peu &#xe0; peu de ce qui devenait une habitude et il est tr&#xe8;s difficile de remettre les pieds aux &#xe9;triers.&lt;br /&gt;Pour quoi faire est la question qui revient le plus souvent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis une rencontre virtuelle plus tard, des id&#xe9;es reviennent en force, une id&#xe9;e en tout cas; vous demander votre assistance; vous demander de m&apos;aider &#xe0; &#xe9;crire de petites histoires en me soumettant des illustrations de votre cru, dessin, pĥoto ou tout autre document mettable en ligne et libre de droit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C&apos;est &#xe0; la fois un d&#xe9;fi que je vous lance et que je me lance, une sorte d&apos;obligation pour me forcer un tantinet &#xe0; remettre les doigts sur le clavier tout en faisant marcher mon imagination.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, qui sera la premi&#xe8;re ou le premier ?&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 16 Nov 2009 17:53:13 GMT</pubDate></item><item><title>Au service de qui ?</title><dc:creator>berlioz</dc:creator><link>http://berlioz.canalblog.com/archives/2009/10/03/15296978.html</link><category>Mes humeurs</category><comments>http://berlioz.canalblog.com/archives/2009/10/03/15296978.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://berlioz.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15296978/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://berlioz.canalblog.com/archives/2009/10/03/15296978.html</guid><description>&lt;p&gt;J&apos;ai toujours h&#xe9;sit&#xe9; &#xe0; parler de mon travail ici m&#xea;me si, parfois, je faisais allusion &#xe0; un coll&#xe8;gue ou &#xe0; un autre. Mais il me faut aujourd&apos;hui relater une r&#xe9;union que mes responsabilit&#xe9;s de d&#xe9;l&#xe9;gu&#xe9; du personnel m&apos;ont amen&#xe9; &#xe0; suivre il y a peu. Comme dans beaucoup d&apos;entreprises, nous parlons beaucoup lors de ces entretiens des relations entre les employ&#xe9;s et leur hi&#xe9;rarchie; d&apos;autant plus dans notre cas, quand dans une m&#xea;me petite &#xe9;quipe une personne se fait licenci&#xe9;e et que trois autres d&#xe9;missionnent dans la m&#xea;me semaine. Il y a de quoi, avouez le, se poser quelques questions. J&apos;ai voulu illustrer l&apos;information d&apos;un trait d&apos;actualit&#xe9; en signalant qu&apos;il fallait peut &#xea;tre &#xe9;viter d&apos;ouvrir les yeux seulement apr&#xe8;s un ou plusieurs suicides comme chez l&apos;ancien op&#xe9;rateur de t&#xe9;l&#xe9;phonie historique.&lt;br /&gt;C&apos;est l&#xe0; que Guglielmo, lui aussi &#xe9;lu par des employ&#xe9;s, prend la parole pour dire qu&apos;il faut relativiser les choses, que le taux de suicides dans cette entreprise n&apos;est, somme toute, pas sup&#xe9;rieur &#xe0; la moyenne des entreprises fran&#xe7;aises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment peut on &#xe0; ce point gommer l&apos;humain, balayer d&apos;un revers de main l&apos;importance d&apos;une vie ? Un suicide est toujours un de trop, m&#xea;me si beaucoup de facteurs ext&#xe9;rieurs entrent en jeu. Et il ne faut pas oublier que ce n&apos;est que le passage &#xe0; l&apos;acte, ce qui est visible par tous; il ne faut pas oublier les souffrances physiques induites par le stress, les souffrances psychiques compens&#xe9;es par les m&#xe9;dicaments, par les dopants, l&apos;alcool.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J&apos;en suis rest&#xe9; muet, malheureusement, craignant trop de violence dans ma r&#xe9;ponse. Et puis, je ne voulais pas le stresser...&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 03 Oct 2009 16:37:00 GMT</pubDate></item><item><title>Le cœur sur la main, je vous dis</title><dc:creator>berlioz</dc:creator><link>http://berlioz.canalblog.com/archives/2009/09/25/15202407.html</link><category>Mes &#xe9;tats d&apos;&#xe2;me</category><comments>http://berlioz.canalblog.com/archives/2009/09/25/15202407.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://berlioz.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15202407/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://berlioz.canalblog.com/archives/2009/09/25/15202407.html</guid><description>&lt;p&gt;Internet a &#xe7;a de particulier, et je lui en rend gr&#xe2;ce, qu&apos;il permet parfois des rencontres improbables, rencontres virtuelles, cach&#xe9;s par nos noms choisis, par nos mots et nos images, qui d&#xe9;bouchent parfois sur de vrais rencontres, dans un espace temps bien d&#xe9;fini. C&apos;est ce qui m&apos;est arriv&#xe9; il y a peu. Je les avaient crois&#xe9;s sur le chemin des images, l&apos;une par &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.fotolog.com/verotosca&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, l&apos;autre par &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://http://www.fotolog.com/gastounet&quot;&gt;l&#xe0;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. Et puis, parlant de paris, je leu ai propos&#xe9; une petite balade, histoire de leur montrer ce que les touristes ne peuvent voir que s&apos;ils sont livr&#xe9;s par eux m&#xea;mes et un peu curieux, le quartier de la Mouza&#xef;a, &lt;a href=&quot;http://http://maps.google.com/maps?f=q&amp;amp;source=s_q&amp;amp;hl=fr&amp;amp;geocode=&amp;amp;q=rue+de+crimee+paris&amp;amp;sll=37.0625,-95.677068&amp;amp;sspn=48.287373,65.830078&amp;amp;ie=UTF8&amp;amp;ll=48.883252,2.383725&amp;amp;spn=0.001233,0.002009&amp;amp;t=h&amp;amp;z=19&quot;&gt;l&apos;&#xe9;glise russe orthodoxe&lt;/a&gt; de la rue Crim&#xe9;e, la &lt;a href=&quot;http://http://maps.google.com/maps?f=q&amp;amp;source=s_q&amp;amp;hl=fr&amp;amp;geocode=&amp;amp;q=rue+de+crimee+paris&amp;amp;sll=37.0625,-95.677068&amp;amp;sspn=48.287373,65.830078&amp;amp;ie=UTF8&amp;amp;t=h&amp;amp;ll=48.877386,2.376866&amp;amp;spn=0.002466,0.004018&amp;amp;z=18&amp;amp;iwloc=A&quot;&gt;butte Saint Chaumont&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;Nous nous sommes quitt&#xe9;s heureux et bien d&#xe9;cid&#xe9;s de recommencer l&apos;exp&#xe9;rience.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&apos;autre escapade est arriv&#xe9;e dimanche dernier, journ&#xe9;e nationale du patrimoine, &#xe0; l&apos;initiative des mes h&#xf4;tes avec un programme charg&#xe9;, jugez en; le matin, mus&#xe9; Maurice Denis &#xe0; Saint Germain en Laye, avec visite exceptionnelle de son atelier, l&apos;apr&#xe8;s midi visite de la villa Savoye de Le Corbusier &#xe0; Poissy et maison de Zola &#xe0; M&#xe9;dan.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/11/87/31450/44382243.jpeg&quot;&gt;&lt;img width=&quot;300&quot; height=&quot;200&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/11/87/31450/44382243_p.jpeg&quot; alt=&quot;IMG_8334&quot; style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Mais le plus beau fut entre les deux, un repas concoct&#xe9; par l&apos;une et arros&#xe9; par l&apos;autre, un r&#xe9;gal pour les yeux et le palais, j&apos;avais l&apos;impression d&apos;&#xea;tre trait&#xe9; comme un pacha.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une entr&#xe9;e double, l&#xe9;gumes d&apos;un c&#xf4;t&#xe9;, fruits de mer de l&apos;autre, m&#xe9;lange d&apos;avocat et de tomate &#xe0; gauche, crevettes, œufs de poisson, asperges &#xe0; droite. C&apos;est bien simple, on h&#xe9;site &#xe0; entamer tellement c&apos;est joli.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le plat &#xe9;tait compos&#xe9; de magret de canard aux figues avec une sauce dont je n&apos;ai pas pu trouver tous les &#xe9;l&#xe9;ments mais qui contenait de la chapelure de pain d&apos;&#xe9;pice. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Le dessert &#xe9;tait du m&#xea;me tonneau et heureusement que l&apos;appareil photo
n&apos;&#xe9;tait pas loin car, avec le blanc et le rouge de Bourgogne, je ne me
souviens plus tr&#xe8;s bien de tout ce qu&apos;il y avait dedans.&lt;br /&gt;
&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/59/34/31450/44382462.jpeg&quot;&gt;&lt;img width=&quot;300&quot; height=&quot;200&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/59/34/31450/44382462_p.jpeg&quot; alt=&quot;IMG_8335&quot; style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
C&apos;est s&#xfb;r, nous recommencerons mais, ils ont mis tous les deux la barre
tr&#xe8;s haut, il va falloir que je potasse un peu mes livres de cuisine
avant de les faire venir dans mon palace.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
La balade s&apos;est prolong&#xe9;e involontairement pour moi car, probl&#xe8;me avec
le RER au retour qui ne se d&#xe9;cidait pas &#xe0; quitter le quai, j&apos;ai fini
par prendre un train qui m&apos;a emmen&#xe9; plus loin que pr&#xe9;vu et, comme par
un fait express, j&apos;ai trouv&#xe9; une station de m&#xe9;tro direct avant de
d&#xe9;nicher un v&#xe9;lib utilisable.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 25 Sep 2009 17:12:53 GMT</pubDate></item><item><title>L&apos;attention en intention</title><dc:creator>berlioz</dc:creator><link>http://berlioz.canalblog.com/archives/2009/09/12/15042660.html</link><category>Hors cat&#xe9;gorie</category><comments>http://berlioz.canalblog.com/archives/2009/09/12/15042660.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://berlioz.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15042660/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://berlioz.canalblog.com/archives/2009/09/12/15042660.html</guid><description>&lt;p&gt;Quand une de leurs tantes est morte, mes parents sont all&#xe9;s chez elle faire le tri entre ce qui &#xe9;tait r&#xe9;cup&#xe9;rable pour eux et ce qu&apos;il fallait donner ou jeter, comme &#xe0; chaque fois dans pareille circonstance. Au sein de la cuisine dans le tiroir d&apos;un petit meuble, ils d&#xe9;couvrirent un carnet qu&apos;ils s&apos;empress&#xe8;rent de consulter. Il recensait les membres de la famille et les amis de la tante en question en sp&#xe9;cifiant, pour chacun d&apos;eux, ce qu&apos;ils aimaient particuli&#xe8;rement manger comme ce qu&apos;il ne fallait absolument pas qu&apos;ils trouvent dans leur assiette. Cette tante &#xe9;tait toute pleine d&apos;attention pour les autres et jamais elle n&apos;aurait commis le moindre impair en invitant une personne chez elle. Ce n&apos;&#xe9;tait pas comme la tante chameau, surnomm&#xe9;e ainsi &#xe0; cause de sa langue ac&#xe9;r&#xe9;e et sa tendance &#xe0; faire expr&#xe8;s de d&#xe9;plaire aux autres, offrant par exemple les cadeaux non seulement inutiles mais aussi pouvant faire du mal &#xe0; celui ou celle qui le recevait.&lt;br /&gt;Tiens, au fait, y a-t-il une notice dans le carnet consacr&#xe9;e &#xe0; la tante chameau ? Oui, il y en avait une avec une seule phrase &#xe9;crite sur la page, &amp;quot;n&apos;aime pas la famille&amp;quot;. Une autre d&#xe9;licate attention.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 12 Sep 2009 14:28:52 GMT</pubDate></item><item><title>Reprendre c&apos;est voler</title><dc:creator>berlioz</dc:creator><link>http://berlioz.canalblog.com/archives/2009/09/10/15024246.html</link><category>Mes humeurs</category><comments>http://berlioz.canalblog.com/archives/2009/09/10/15024246.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://berlioz.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15024246/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://berlioz.canalblog.com/archives/2009/09/10/15024246.html</guid><description>&lt;p&gt;Quand je donne mon sang, ou un de ses constituants, si je demande ce qu&apos;il va devenir c&apos;est le c&#xf4;t&#xe9; technique qui m&apos;int&#xe9;resse, quel sorte de malades il va aider &#xe0; gu&#xe9;rir, quelle pathologie il va soulager; je ne souhaite pas que mon nom soit accol&#xe9; &#xe0; ce don autrement que pour me pr&#xe9;venir si une anomalie y &#xe9;tait d&#xe9;tect&#xe9;e. Quand j&apos;ai donn&#xe9; mon sperme c&apos;&#xe9;tait parce que j&apos;avais une amie dont le mari ne pouvait lui donner un b&#xe9;b&#xe9; alors qu&apos;ils le d&#xe9;sirait tous les deux et que trouver un donneur leur permettait d&apos;acc&#xe9;der eux m&#xea;me &#xe0; un don. J&apos;ai donn&#xe9; parce que je c&#xf4;toyais la d&#xe9;tresse de gens que j&apos;aimais et j&apos;imaginais le nombre de couples qui pouvaient leur ressembler. J&apos;ai donn&#xe9; parce que j&apos;avais l&apos;assurance que ce don &#xe9;tait anonyme; on m&apos;a bien expliqu&#xe9; que mes caract&#xe9;ristiques physiques soigneusement not&#xe9;es servaient &#xe0; trouver un p&#xe8;re biologique le plus proche possible du p&#xe8;re du futur enfant, que je ne serai pas le p&#xe8;re du b&#xe9;b&#xe9; de mes amis, cela m&apos;a suffit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd&apos;hui, dans le cadre de la refonte de la loi de bio-&#xe9;thique on pense remettre en question cet anonymat. Quel est l&apos;int&#xe9;ret pour un enfant n&#xe9; gr&#xe2;ce &#xe0; cette technique de mettre un nom ou un visage sur leur origine biologique ? Ils auront v&#xe9;cu seize, dix huit, vingt ans ou plus accompagn&#xe9;s par un p&#xe8;re qui leur aura donn&#xe9; son amour (enfin je l&apos;esp&#xe8;re), qu&apos;est-ce qu&apos;un inconnu complet pourra leur apporter de plus ? Le nom du donneur est forc&#xe9;ment amour, amour des autres.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 10 Sep 2009 18:45:53 GMT</pubDate></item><item><title>Contre coup</title><dc:creator>berlioz</dc:creator><link>http://berlioz.canalblog.com/archives/2009/09/03/14949662.html</link><category>Mes fictions</category><comments>http://berlioz.canalblog.com/archives/2009/09/03/14949662.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://berlioz.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/14949662/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://berlioz.canalblog.com/archives/2009/09/03/14949662.html</guid><description>&lt;p&gt;Les yeux d&#xe9;j&#xe0; ouverts mais encore remplis de sommeil, Philippe attendait la sonnerie du r&#xe9;veil qui n&apos;allait pas tarder. Il essayait de reconstituer le r&#xea;ve de la nuit pass&#xe9;e trop vite en mettant bout &#xe0; bout les bribes qui lui revenaient en m&#xe9;moire avec difficult&#xe9;; il avait toujours eu du mal &#xe0; se souvenir de ses r&#xea;ves, surtout quand il ne s&apos;agissait pas de cauchemars. Apr&#xe8;s avoir rageusement &#xe9;teint la radio sens&#xe9;e lui apporter la fin du sommeil et les nouvelles fra&#xee;ches du jour, le passage dans la salle de bain devant le miroir lui r&#xe9;v&#xe9;la les d&#xe9;g&#xe2;ts caus&#xe9;s par la nuit &#xe9;court&#xe9;e, les traits tir&#xe9;s, les cernes sous les yeux, les cheveux aplatis et ternes. M&#xea;me revigorante, la douche ne lui apporta pas le r&#xe9;confort attendu. Il paria plut&#xf4;t sur le caf&#xe9;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Du coup, il n&apos;y a plus de caf&#xe9;, lui dit Elisa , le bol rempli du pr&#xe9;cieux liquide tach&#xe9; de lait &#xe0; la main, en le voyant passer devant la porte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n&apos;est pas grave, il pr&#xe9;f&#xe9;rait &#xe0; la petite cafeti&#xe8;re lessiveuse italienne qui mettait trop de temps &#xe0; faire bouillir son eau la machine &#xe0; espresso dont la vapeur rapide &#xe9;tait beaucoup plus efficace. Ce n&apos;est qu&apos;apr&#xe8;s avoir pr&#xe9;par&#xe9; la dose de poudre dans le petit conteneur m&#xe9;tallique qu&apos;il repensa &#xe0; la phrase. Que voulait elle dire par &apos;du coup&apos; ? On ne commence pas une phrase par &apos;du coup&apos;, &#xe7;a ne peut venir qu&apos;&#xe0; la suite d&apos;autre chose : j&apos;ai mal dos&#xe9; l&apos;eau du coup, il n&apos;y a plus de caf&#xe9;; je me suis pris les pieds dans le tapis faisant choir la cafeti&#xe8;re du coup, il n&apos;y a plus de caf&#xe9;; j&apos;&#xe9;tais tr&#xe8;s fatigu&#xe9;e, j&apos;en ai bu trois fois du coup, il n&apos;y a plus de caf&#xe9;; n&apos;importe quoi mais pas cette phrase bancale qui perd toute signification.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y repensait encore en prenant son journal dans sa bo&#xee;te aux lettres avant de sortir de l&apos;immeuble, tout en refaisant les m&#xea;mes gestes quotidiens, ceux qui viennent automatiquement sans qu&apos;on y crie gare. Et m&#xea;me encore, dans le m&#xe9;tro, entre deux articles lus entre deux passagers volumineux accroch&#xe9;s &#xe0; la barre devant la porte. Du coup, il a loup&#xe9; sa station.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 03 Sep 2009 20:24:31 GMT</pubDate></item><item><title>Retour &#xe0; la bougie</title><dc:creator>berlioz</dc:creator><link>http://berlioz.canalblog.com/archives/2009/09/01/14922836.html</link><category>Mes combats</category><comments>http://berlioz.canalblog.com/archives/2009/09/01/14922836.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://berlioz.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/14922836/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://berlioz.canalblog.com/archives/2009/09/01/14922836.html</guid><description>&lt;p&gt;La taxe carbone va nous tomber dessus d&apos;ici peu et il temps de regarder d&apos;un peu plus pr&#xe8;s &#xe0; quelle sauce nous allons &#xea;tre mang&#xe9;s. Vont &#xea;tre tax&#xe9;es les &#xe9;nergies fossiles, fuel et gaz naturel en t&#xea;te, les plus gros consommateurs &#xe9;tant les plus gros payeurs. Pourtant, si on regarde par dessus notre &#xe9;paule le pass&#xe9; proche, combien de fois avons nous vu vanter les m&#xe9;rite de ces &#xe9;nergies mois ch&#xe8;res, les autorit&#xe9;s comp&#xe9;tentes poussant &#xe0; la l&apos;achat de v&#xe9;hicules ou de modes de chauffage de ce type ? Et puis, il faut aussi se poser la question des alternatives possibles. Pour les voitures, on nous propose l&apos;essence qui est tout aussi un d&#xe9;riv&#xe9; fossile que le fuel, l&apos;&#xe9;thanol biologique qui commence &#xe0; faire des ravages entre autre dans la for&#xea;t amazonienne&lt;font class=&quot;HA-spellcheck-suggestions&quot;&gt;amazonienne&lt;/font&gt; et l&apos;&#xe9;lectricit&#xe9;. Pour le chauffage, je ne vois que l&apos;&#xe9;lectricit&#xe9; &#xe9;galement. Pourquoi pas alors mais, comment est faite notre &#xe9;lectricit&#xe9; devenue la manne qui va sauver la terre ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour un tout petit poil, le soleil et le vent mais, &#xe0; part tr&#xe8;s localement, sans un rendement folichon. Les &#xe9;oliennes co&#xfb;tent cher &#xe0; l&apos;entretien et semblent soulever des probl&#xe8;mes de voisinage, les cellules photo-volta&#xef;ques ne produisent pas beaucoup et s&apos;usent vite.&lt;br /&gt;Pour un plus gros poil, c&apos;est l&apos;eau. C&apos;est s&#xfb;rement le meilleur moyen, qui a donn&#xe9; ses preuves mais qui ne permet pas de g&#xe9;n&#xe9;rer toute l&apos;&#xe9;lectricit&#xe9; dont nous avons besoin, m&#xea;me &#xe0; nous fran&#xe7;ais qui sommes assez riches en la mati&#xe8;re.&lt;br /&gt;Pour le reste, c&apos;est le nucl&#xe9;aire; et si je ne m&apos;abuse, l&apos;uranium qui est son combustible par excellence, est un mat&#xe9;riau naturel donc aux ressources finies et donc limit&#xe9;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis, petit d&#xe9;tail qui a son poids, si l&apos;&#xe9;lectricit&#xe9; est une &#xe9;nergie propre, on ne peut en dire autant des restes de sa production. Que faire des d&#xe9;chets radioactifs, ce n&apos;est pas d&apos;hier qu&apos;on se pose la question sans y avoir trouv&#xe9; de r&#xe9;ponse satisfaisante &#xe0; long terme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, me direz vous, on ne fait rien ? Mais si, on peut toujours promouvoir ce qui ne remet pas en cause l&apos;&#xe9;quilibre vital de notre plan&#xe8;te, on aide &#xe0; la conversion si on le peut; on peut aussi commencer &#xe0; supprimer les centrales au charbon ou au p&#xe9;trole, chercher &#xe0; r&#xe9;duire la pollution de certaines industries, on ne commence pas par taxer ceux qui n&apos;ont pas vraiment le choix dans leur mode de consommation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A moins que cette taxe n&apos;ait un autre but, celui de se donner bonne conscience tout en ne froissant pas les amis requins et les industriels, celui de remplir les caisses qu&apos;on va s&apos;empresser de vider en supprimant la taxe professionnelle, faisant passer une partie des ponctions de la poche des patrons &#xe0; la notre.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 01 Sep 2009 17:32:22 GMT</pubDate></item><item><title>La voie lact&#xe9;e</title><dc:creator>berlioz</dc:creator><link>http://berlioz.canalblog.com/archives/2009/08/30/14890424.html</link><category>Je me souviens</category><comments>http://berlioz.canalblog.com/archives/2009/08/30/14890424.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://berlioz.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/14890424/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://berlioz.canalblog.com/archives/2009/08/30/14890424.html</guid><description>&lt;p&gt;Je me souviens que dans mon enfance, j&apos;allais chercher le lait en vrac dans la cr&#xe8;merie qui se trouvait au rez de chauss&#xe9;e de notre immeuble. La cr&#xe9;mi&#xe8;re plongeait dans le bac en acier inoxydable une mesure au long manche puis en versait le contenu dans le pot en aluminium qui contenait trois litres. &#xc9;tant six &#xe0; la maison, trois litres &#xe9;taient notre consommation quotidienne entre les petits d&#xe9;jeuners, les go&#xfb;ters et d&apos;autres choses encore. Ma m&#xe8;re faisait bouillir le lait avec au fond de la grande casserole une sorte de petite soucoupe en vert qui emp&#xea;chait le lait de se sauver. Apr&#xe8;s refroidissement, elle recueillait pr&#xe9;cieusement le m&#xe9;lange de cr&#xe8;me et de cas&#xe9;ine qui recouvrait le liquide; c&apos;est la mati&#xe8;re premi&#xe8;re id&#xe9;ale pour toutes les bonnes tartes que nous aurions par la suite. Ensuite, une partie du lait servait aussi &#xe0; la confection de yaourts maison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec l&apos;interdiction de la vente en vrac, pour raison d&apos;hygi&#xe8;ne parait il, le lait ne pr&#xe9;sent&#xe2;t plus jamais cette peau aux vertus si d&#xe9;licieuses et la pr&#xe9;paration pour yaourts ne prit plus. Il fallut alors se contenter de la cr&#xe8;me fra&#xee;che ou du beurre pour la confection de la p&#xe2;te &#xe0; tartes et du lait en poudre pour les yaourts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis, je n&apos;ai jamais r&#xe9;ussi &#xe0; retrouver ces deux go&#xfb;ts inimitables et j&apos;en garde une certaine tristesse nostalgique.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 29 Aug 2009 22:04:24 GMT</pubDate></item><item><title>A ours ours et demi</title><dc:creator>berlioz</dc:creator><link>http://berlioz.canalblog.com/archives/2009/08/25/14847614.html</link><category>Mes critiques</category><comments>http://berlioz.canalblog.com/archives/2009/08/25/14847614.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://berlioz.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/14847614/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://berlioz.canalblog.com/archives/2009/08/25/14847614.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/42/99/31450/43191119.gif&quot;&gt;&lt;img width=&quot;181&quot; height=&quot;300&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/42/99/31450/43191119_p.gif&quot; alt=&quot;huuskonen&quot; style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Ce n&apos;est pas le premier Paasilinna&lt;font class=&quot;HA-spellcheck-suggestions&quot;&gt;Paasilinna&lt;/font&gt; que je prenais en librairie mais il datait d&apos;avant le premier que j&apos;avais lu, &lt;em&gt;Le fils du Dieu de l&apos;orage&lt;/em&gt;. Et j&apos;ai peut &#xea;tre eu tort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&apos;histoire n&apos;est pas mauvaise et bien ficel&#xe9;e; Huuskonen, pasteur d&apos;une cinquantaine d&apos;ann&#xe9;es dans une petite bourgade finlandaise, doute. Il fait des sermons d&#xe9;lirants, d&#xe9;voilant sans complexes &#xe0; ses paroissiens &#xe0; la fois ses affres et ses p&#xe9;ch&#xe9;s les plus inavouables. Il se voit offrir pour son anniversaire, par ses ouailles qui ne savent qu&apos;en faire, un ourson dont la m&#xe8;re est morte assez stupidement. Abandonn&#xe9; par sa femme qui ne supporte plus ses frasques il va partir avec son ours auquel il apprendra des tas de tours dans un p&#xe9;riple qui l&apos;emm&#xe8;nera jusqu&apos;&#xe0; l&apos;&#xee;le de Malte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#xfb;r, comme dans chacune des aventures qu&apos;il a pu &#xe9;crire on aime la truculence des situations et des dialogues, les absurdit&#xe9;s de notre monde contemporain, la galerie de personnages plus tordus les uns que les autres, mais est-ce suffisant pour faire un bon roman ? D&apos;autant plus qu&apos;apr&#xe8;s avoir lu &lt;em&gt;Le li&#xe8;vre de Vatanen&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;La for&#xea;t des renards pendus&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;La cavale du g&#xe9;om&#xe8;tre&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;La douce empoisonneuse&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Le meunier hurlant&lt;/em&gt;, on a la sensation persistante de retrouver les m&#xea;mes personnages &#xe0; qui il arrive toujours les m&#xea;mes choses, que ce sont toujours les m&#xea;mes ressorts qui sont utilis&#xe9;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A voir la &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Arto_Paasilinna#Bibliographie&quot;&gt;bibliographie &lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;que Wikipedia&lt;font class=&quot;HA-spellcheck-suggestions&quot;&gt;Wikipedia&lt;/font&gt; nous donne, on peut aussi penser qu&apos;on ne traduit que ce qui peut se vendre chez nous en mettant de c&#xf4;t&#xe9; des petits tr&#xe9;sors. Il n&apos;emp&#xea;che que je ne vais pas remettre tout de suite la main sur un de ses ouvrages, je vais laisser passer un peu de temps pour m&apos;imbiber d&apos;une autre litt&#xe9;rature entre temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S&apos;il vous passe entre les mains, n&apos;h&#xe9;sitez pas &#xe0; le lire, vous passerez s&#xfb;rement un bon moment, surtout en vacances, mais il ne faut pas abuser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;Arto Paasilinna&lt;font class=&quot;HA-spellcheck-suggestions&quot;&gt;Paasilinna&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;Le bestial serviteur du pasteur Huuskonen&lt;br /&gt;Folio 2007, 363 pages&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 25 Aug 2009 18:28:05 GMT</pubDate></item><item><title>Ah, quel bonheur d&apos;&#xea;tre un voyageur</title><dc:creator>berlioz</dc:creator><link>http://berlioz.canalblog.com/archives/2009/08/23/14825265.html</link><category>Mes vacances</category><comments>http://berlioz.canalblog.com/archives/2009/08/23/14825265.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://berlioz.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/14825265/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://berlioz.canalblog.com/archives/2009/08/23/14825265.html</guid><description>&lt;p&gt;Qui n&apos;a jamais voyag&#xe9; en train lors d&apos;une grande migration estivale ne connais pas les affres du lecteur assidu ou du demandeur de repos. Il faut toujours qu&apos;il y ait un enfant quelque part qui pleure, crie ou fasse le singe sous les remarques molles et inefficaces de ses parents qui ont depuis longtemps laiss&#xe9; tomb&#xe9; leur d&#xe9;sir d&apos;&#xe9;ducation &#xe0; son &#xe9;gard. Mon trajet vers les d&#xe9;parts de randonn&#xe9;es montagnardes n&apos;a pas &#xe9;chapp&#xe9; &#xe0; cette r&#xe8;gle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Juste en diagonale, dans l&apos;espace o&#xf9; les si&#xe8;ges orient&#xe9;s vers l&apos;avant du train joignent ceux orient&#xe9;s vers son arri&#xe8;re, il y avait une petite famille compos&#xe9;e des parents et de deux petits gar&#xe7;ons que je jaugerais entre quatre et six ans. Bien s&#xfb;r aujourd&apos;hui, &#xe8;re de modernit&#xe9; et de technologie oblige, les parents avaient pr&#xe9;vu un appareil permettant de visionner des films sur un petit &#xe9;cran. Mais voil&#xe0;, il n&apos;&#xe9;tait pas assez grand pour bien voir &#xe0; deux, surtout quand chacun brigue le droit de l&apos;avoir pour lui seul, le grand avan&#xe7;ant les arguments les plus frappants pour convaincre l&apos;autre. Et puis, un film &#xe7;a ne fait pas un trajet entier; et puis un enfant de cet &#xe2;ge ne reste pas concentr&#xe9; sur ce qu&apos;il fait tr&#xe8;s longtemps, il faut varier les activit&#xe9;s et pour &#xe7;a, il faut des parents ayant un peu pr&#xe9;vu la chose; et puis un enfant &#xe7;a a faim et soif et encore faut il avoir pens&#xe9; &#xe0; l&apos;&#xe9;ventualit&#xe9; de les nourrir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#xfb;r dans cette situation on trouve madame essayant de raccommoder les enfants entre eux, faire passer les films de l&apos;un &#xe0; l&apos;autre, occuper son monde pendant que monsieur r&#xe2;le et pr&#xe9;tend &#xea;tre d&#xe9;j&#xe0; en vacances, c&apos;est &#xe0; dire ne pas en faire une ram&#xe9;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc &#xe7;a crie, &#xe7;a braille, &#xe7;a gueule, pas moyen d&apos;aligner trois phrases d&apos;un livre &#xe0; la suite.&lt;br /&gt;Heureusement, il y a la parade du bon voyageur, le changement de train.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#xe8;s avoir astucieusement d&#xe9;jou&#xe9; le pi&#xe8;ge de la voiture &#xe0; la porte ne s&apos;ouvrant pas en passant par celle d&apos;&#xe0; c&#xf4;t&#xe9;, apr&#xe8;s avoir attendu dans une ambiance surchauff&#xe9;e parce que, &#xe9;tant &#xe0; l&apos;arr&#xea;t et au soleil il n&apos;y avait pas moyen de trouver la moindre fra&#xee;cheur, parce que retard&#xe9; pour assurer des correspondances avec des trains n&apos;arrivant pas, enfin nous go&#xfb;tons un calme retrouv&#xe9;, nous voyons alors entrer dans notre voiture et s&apos;installer &#xe0; deux si&#xe8;ges de nous la m&#xea;me petite famille qui, sans doute pour ruser, avait attendu le d&#xe9;part et notre &#xe9;loignement plus difficile pour faire expr&#xe8;s de s&apos;installer &#xe0; nos c&#xf4;t&#xe9;s. Pour notre bonheur, exc&#xe9;d&#xe9; d&apos;entendre son fils le plus jeune lui demander de l&apos;eau, le p&#xe8;re lui &#xe0; flanqu&#xe9; une bonne rouste ce qui a permis d&apos;emplir la voiture de cris stridents, ceux du fils qui n&apos;avait pas grand chose &#xe0; se reprocher, ceux de la m&#xe8;re qui avait bien raison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, apr&#xe8;s une heure interminable nous avons pu descendre de notre train, r&#xe9;cup&#xe9;rer une automobile nous assurant l&apos;autonomie dans nos recherches d&apos;escapades alpestres, puis aller rejoindre notre lieu de vill&#xe9;giature sur les hauteurs. Me croirez vous si je vous dis qu&apos;allant faire les courses dans la grande surface de la ville la plus proche, au d&#xe9;tour du rayon frais, j&apos;ai recrois&#xe9; les m&#xea;mes lascars s&apos;interpellant d&apos;un chariot &#xe0; un autre ?&lt;br /&gt;Cette fois ci, nous avons ri, mais sommes all&#xe9;s rejoindre le coin oppos&#xe9; du magasin par mesure de pr&#xe9;caution.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 23 Aug 2009 17:30:28 GMT</pubDate></item><item><title>De l&apos;avenir faisons table rase</title><dc:creator>berlioz</dc:creator><link>http://berlioz.canalblog.com/archives/2009/08/04/14646927.html</link><category>Mes combats</category><comments>http://berlioz.canalblog.com/archives/2009/08/04/14646927.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://berlioz.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/14646927/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://berlioz.canalblog.com/archives/2009/08/04/14646927.html</guid><description>&lt;p&gt;Comme tous les ans, et dans le silence total des m&#xe9;dias, revient l&apos;anniversaire de la nuit du 4 ao&#xfb;t, nuit de discussions fi&#xe9;vreuses et porteuses de progr&#xe8;s, qui firent na&#xee;tre l&apos;abolition des privil&#xe8;ges. Curieusement, dans la foul&#xe9;e de la c&#xe9;l&#xe9;bration du bicentenaire de la r&#xe9;volution fran&#xe7;aise, cette date ne fut pas prise en compte et, sans doute &#xe0; la faveur du chass&#xe9; crois&#xe9; des vacanciers, compl&#xe8;tement oubli&#xe9;e. Pourtant, &#xe0; la lueur de ce deux cent vingti&#xe8;me anniversaire, il serait temps de rappeler qu&apos;&#xe0; l&apos;&#xe9;poque le roi n&apos;avait aucunement l&apos;intention de laisser faire, de laisser sa noblesse et son clerg&#xe9; se faire d&#xe9;pouiller au profit de manants. C&apos;est un peu comme aujourd&apos;hui o&#xf9; on r&#xe9;duit les imp&#xf4;ts des poss&#xe9;dants, par le truchement de l&apos;ISF qui ne veut plus dire grand chose, de la cr&#xe9;ation du bouclier fiscal mais aussi par les nombreuses r&#xe9;ductions de charges, bien souvent non compens&#xe9;es et bient&#xf4;t par l&apos;abandon de la taxe professionnelle que nous devrons payer, nous, au travers de la taxe carbone.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux cent vingt ans apr&#xe8;s, nous sommes revenus au m&#xea;me point.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 04 Aug 2009 17:43:29 GMT</pubDate></item><item><title>Comme sur Nantes</title><dc:creator>berlioz</dc:creator><link>http://berlioz.canalblog.com/archives/2009/08/02/14622922.html</link><category>Mes &#xe9;tats d&apos;&#xe2;me</category><comments>http://berlioz.canalblog.com/archives/2009/08/02/14622922.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://berlioz.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/14622922/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://berlioz.canalblog.com/archives/2009/08/02/14622922.html</guid><description>&lt;p&gt;Je pouvais le voir dans la fen&#xea;tre de la cuisine, l&apos;homme qui pleure; en train d&apos;&#xe9;plucher des oignons, d&#xe9;couper de la viande ou d&#xe9;biter en petits morceaux des poivrons, je distinguais bien les yeux gonfl&#xe9;s brusquement embu&#xe9;s, les gouttes perler dans ses cils, deux rigoles se former le long des joues, l&apos;humidit&#xe9; envahir son visage crisp&#xe9;. Ce n&apos;est pas l&apos;&#xe9;chalote &#xe0; la substance volatile qui irrite ses yeux, ni une coupure accidentelle qui lui arracherait ces larmes, c&apos;est s&#xfb;rement un chagrin plus intense, plus profond.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;je regarde dans la fen&#xea;tre de la cuisine l&apos;homme qui pleure passer de la planche &#xe0; d&#xe9;couper au fourneau, du fourneau &#xe0; l&apos;&#xe9;vier et, &#xe0; chaque &#xe9;tape les larmes ressurgissent comme une source anciennement tarie qui a trop attendu pour sourdre &#xe0; nouveau, emportant dans ses flots les peines accumul&#xe9;es pendant des si&#xe8;cles, elles ruissellent comme pluie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je regarde dans la fen&#xea;tre de la cuisine l&apos;homme qui pleure, il fait nuit noire aujourd&apos;hui.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 02 Aug 2009 16:39:00 GMT</pubDate></item><item><title>La mauvaise fin</title><dc:creator>berlioz</dc:creator><link>http://berlioz.canalblog.com/archives/2009/07/31/14605142.html</link><category>Mes &#xe9;tats d&apos;&#xe2;me</category><comments>http://berlioz.canalblog.com/archives/2009/07/31/14605142.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://berlioz.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/14605142/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://berlioz.canalblog.com/archives/2009/07/31/14605142.html</guid><description>&lt;p&gt;Cette exp&#xe9;rience, je pr&#xe9;f&#xe8;rerais ne pas la revivre et ne pas la faire vivre &#xe0; qui que ce soit.&lt;br /&gt;Je rentrais d&apos;un court s&#xe9;jour lyonnais et m&apos;appr&#xea;tais &#xe0; rentrer quelques cartons volumineux ramen&#xe9;s de l&#xe0; bas lorsque j&apos;avisais deux hommes et une femme en uniforme de la police se diriger vers mon immeuble, accompagn&#xe9;s de deux hommes en tenue blanche, masques autour du cou et sortes de pulv&#xe9;risateurs &#xe0; la main. Je m&apos;enqui&#xe8;re de la raison de leur venue et la r&#xe9;ponse &#xe0; fait courir un petit frisson le le long de mon &#xe9;pine dorsale; une voisine &#xe9;tait d&#xe9;c&#xe9;d&#xe9;e et, sans doute, pas de la veille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J&apos;avais bien remarqu&#xe9; une odeur pas tr&#xe8;s agr&#xe9;able ces derniers jours mais fugitive; elle &#xe9;tait l&#xe0; le matin en partant et avait disparue le soir en rentrant, pas de quoi m&apos;affoler, je pensais &#xe0; un animal, voire quelque chose dehors devant les fen&#xea;tres. Aucun doute apr&#xe8;s l&apos;ouverture de la porte par l&apos;&#xe9;quipe en blanc, m&#xea;me prestement close derri&#xe8;re eux une odeur pestilentielle s&apos;est &#xe9;lanc&#xe9;e dans la cage d&apos;escalier, une odeur de mort profonde, acre et envahissante. De plus, l&apos;air restait immobile malgr&#xe9; les portes et les fen&#xea;tres ouvertes un peu partout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je les ai revus sortir de l&apos;appartement, emportant avec eux leur mat&#xe9;riel et tout un ensemble de grands sacs en plastique noir pleins et je crains que l&apos;odeur ne persiste encore quelques temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec tout &#xe7;a c&apos;est la honte qui me fait le plus mal car j&apos;aurais pu, j&apos;aurais d&#xfb; faire quelque chose, appeler la police ou les pompiers; il vaut sans doute mieux les faire venir pour rien que tr&#xe8;s tard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J&apos;avais lu qu&apos;un employ&#xe9; japonais avait &#xe9;t&#xe9; d&#xe9;couvert mort &#xe0; son bureau cinq ou six jours apr&#xe8;s son d&#xe9;c&#xe8;s, alors que le m&#xe9;nage y &#xe9;tait fait chaque jour, car tout le monde croyait qu&apos;il dormait. J&apos;esp&#xe8;re bien que &#xe7;a ne m&apos;arrivera pas.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 31 Jul 2009 19:24:39 GMT</pubDate></item></channel></rss>