<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>Ma vie, mon oeuvre</title><link>http://berlioz.canalblog.com/</link><description>On trouvera ici aussi bien des moments de ma vie que des critiques, des cris de col&#xe8;re ou des fictions de mon cru.</description><language>fr</language><lastBuildDate>Thu, 15 May 2008 18:52:31 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>Au cas par cas</title><dc:creator>berlioz</dc:creator><link>http://berlioz.canalblog.com/archives/2008/05/10/9126602.html</link><category>Mes rages</category><comments>http://berlioz.canalblog.com/archives/2008/05/10/9126602.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://berlioz.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9126602/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://berlioz.canalblog.com/archives/2008/05/10/9126602.html</guid><description>&lt;p&gt;Que veut dire l&apos;expression &apos;trait&#xe9; au cas par cas&apos; dans le cadre des demandes de r&#xe9;gularisation des sans papier, quand on sait que toutes les personnes concern&#xe9;es vivent en France, travaillent en France, paient leurs cotisations sociales en France, paient leurs imp&#xf4;ts en France ? Quelle diff&#xe9;rence peut il y a avoir en dehors de leur profession ou de leur couleur de peau ?&lt;br /&gt;Je vous propose un petit &#xe9;claire &#xe0; la lueur d&apos;une information qui m&apos;est parvenue il y a quelques jours concernant les travailleurs sans papier en gr&#xe8;ve de l&apos;entreprise &apos;Passion Traiteur&apos;. Sur les vingt concern&#xe9;s, dix sept ont re&#xe7;u le r&#xe9;c&#xe9;piss&#xe9; d&apos;une autorisation de s&#xe9;jour, valable... trois mois. Un autre a re&#xe7;u une autorisation provisoire de s&#xe9;jour jusqu&apos;au 18 mai; quant au dernier, il n&apos;a toujours rien re&#xe7;u.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le traitement &apos;cas par cas&apos; donc, c&apos;est donner l&apos;impression aux sans papiers et &#xe0; ceux qui les d&#xe9;fendent qu&apos;on acc&#xe8;de &#xe0; leur demande tout en donnant la garantie &#xe0; la droite, voire &#xe0; la droite extr&#xea;me (ce qui un peu synonyme en ce moment), qu&apos;on n&apos;en fait rien; un exercice de haut vol en ce cent soixanti&#xe8;me anniversaire de l&apos;abolition de l&apos;esclavage.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 10 May 2008 18:12:00 GMT</pubDate></item><item><title>Cent fois sur le m&#xe9;tier</title><dc:creator>berlioz</dc:creator><link>http://berlioz.canalblog.com/archives/2008/05/09/9120382.html</link><category>Mes recettes</category><comments>http://berlioz.canalblog.com/archives/2008/05/09/9120382.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://berlioz.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9120382/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://berlioz.canalblog.com/archives/2008/05/09/9120382.html</guid><description>&lt;p&gt;&amp;quot;Je ne suis pas un h&#xe9;ros&amp;quot;, chantait jadis Ballavoine, et bien moi, si. Je r&#xe9;clamais vengeance, elle fut terrible; je ne pouvais tout de m&#xea;me pas laisser les objets gagner et se moquer de moi, je ne pouvais pas perdre la face dans ce combat du quotidien, alors j&apos;ai pris mon courage &#xe0; deux mains, ai retrouss&#xe9; mes manches (m&#xe9;taphoriquement, car en ce moment, je n&apos;en porte pas) et me suis lanc&#xe9; &#xe0; nouveau dans la confection de la glace au gingembre.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Cette fois ci, j&apos;ai pris le probl&#xe8;me autrement. Plut&#xf4;t que de faire chauffer le lait avec le gingembre, j&apos;ai fait bouillir un quart de litre de lait pendant que je r&#xe2;pais une dizaine de grammes de gingembre frais; j&apos;ai mis ce dernier dans le lait apr&#xe8;s &#xe9;bullition et l&apos;avoir retir&#xe9; du feu, en le faisant infuser une bonne vingtaine de minutes. Pendant ce temps, j&apos;ai blanchi trois jaunes d&apos;œufs avec cent grammes de sucre puis ajout&#xe9; vingt centilitres de cr&#xe8;me fraiche, puis termin&#xe9; en ajoutant le lait refroidi et tamis&#xe9; pour retenir les fibres, avant de mettre le tout dans la sorbeti&#xe8;re.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Avant que la pr&#xe9;paration ne soit trop ferme, je l&apos;ai ensemenc&#xe9;e de petits morceaux de gingembre confits pour avoir un peu de croquant dans cette fraicheur.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Maintenant, je suis l&#xe0; gardant jalousement mon cong&#xe9;lateur, ne voulant en aucun cas prendre le risque d&apos;un larcin. Et puis je dois pr&#xe9;parer minutieusement la c&#xe9;r&#xe9;monie de la d&#xe9;pose du troph&#xe9;e, avec un char dans lequel je tr&#xf4;nerai ceint d&apos;une couronne de laurier, suivit de la glace et des outils ayant servis &#xe0; la pr&#xe9;parer, comme les vaincus de l&apos;arm&#xe9;e de C&#xe9;sar, non mais !&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 09 May 2008 21:34:28 GMT</pubDate></item><item><title>Qu&apos;on se le dise</title><dc:creator>berlioz</dc:creator><link>http://berlioz.canalblog.com/archives/2008/05/08/9101686.html</link><category>Mes musiques</category><comments>http://berlioz.canalblog.com/archives/2008/05/08/9101686.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://berlioz.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9101686/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://berlioz.canalblog.com/archives/2008/05/08/9101686.html</guid><description>&lt;p&gt;Nous sommes presque en &#xe9;t&#xe9; et la saison des concerts amateurs est bien commenc&#xe9;e. Je ne d&#xe9;rogerai pas &#xe0; la r&#xe8;gle et mon petit ensemble de musique baroque non plus. Ainsi, nous allons nous produire le mercredi 4 juin prochain en l&apos;&#xe9;glise Saint Fran&#xe7;ois d&apos;Assise sise &#xe0; Vanves dans la rue Sadi Carnot au num&#xe9;ro 98, et ce &#xe0; vingt heures. Au programme, s&apos;il y aura mon grand ami Marc-Antoine avec quelques m&#xe9;ditations pour le car&#xea;me, vous pourrez aussi faire la connaissance de grands inconnus de la musique fran&#xe7;aise de l&apos;&#xe9;poque, comme Philbert de Lavigne, Louis Caix d&apos;Herveloix ou Fran&#xe7;ois Danican-Philidor. Il y aura m&#xea;me un intrus dans cette dominante fran&#xe7;aise avec des extraits d&apos;une messe de Domenico Scarlatti.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Donc, amis parisiens, lecteurs fid&#xe8;les ou de passage, je vous attends avec impatience. Et si, par bonheur, vos pas vous menaient l&#xe0;, n&apos;h&#xe9;sitez pas &#xe0; vous faire conna&#xee;tre &#xe0; l&apos;issue de notre prestation; je suis facile &#xe0; distinguer de la troupe, j&apos;ai les cheveux longs et je joue aussi de la fl&#xfb;te.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 08 May 2008 10:11:48 GMT</pubDate></item><item><title>Un malheur n&apos;arrive jamais seul</title><dc:creator>berlioz</dc:creator><link>http://berlioz.canalblog.com/archives/2008/05/07/9045139.html</link><category>Mes humeurs</category><comments>http://berlioz.canalblog.com/archives/2008/05/07/9045139.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://berlioz.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9045139/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://berlioz.canalblog.com/archives/2008/05/07/9045139.html</guid><description>&lt;p&gt;Il y a des jours &amp;quot;avec&amp;quot;, et des jours &amp;quot;sans&amp;quot;. Jeudi soir fut une soir&#xe9;e &amp;quot;sans&amp;quot;. Pourtant, il m&apos;arrive d&apos;avoir de bonne id&#xe9;es; celle du moment &#xe9;tait de confectionner une glace au gingembre en en inventant la recette. J&apos;avais tous les ingr&#xe9;dients requis, lait, cr&#xe8;me, œufs, gingembre frais et, m&#xea;me, quelques morceaux de gingembre confit pour les m&#xe9;langer en petits bouts &#xe0; la pr&#xe9;paration encore moelleuse. Je commence donc par &#xe9;plucher un bout de racine et, pour me faciliter la vie, le dispose dans un presse ail pour le r&#xe9;duire en pur&#xe9;e. Mal m&apos;en a pris; la grille du fond, pourtant en acier, s&apos;est retrouv&#xe9;e bris&#xe9;e en quatre parties presque &#xe9;gales. Qu&apos;&#xe0; cel&#xe0; ne tienne, je mets ce qui reste de l&apos;&#xe9;l&#xe9;ment principal dans la casserole avec le lait que je dispose sur feu doux, allant m&apos;&#xe9;tendre sur le lit quelques minutes. A mon retour, pas de d&#xe9;bordement du lait sur le feu, coup classique, mais j&apos;ai retrouv&#xe9; le lait tranch&#xe9;, des amas blancs flottant dans un jus jaun&#xe2;tre. Tout &#xe9;tait &#xe0; refaire.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Du coup, j&apos;en ai profit&#xe9; pour tester une recette de glace avec des œufs; sans cuisson, c&apos;est plus s&#xfb;r. J&apos;ai donc commenc&#xe9; &#xe0; faire blanchir trois jaunes avec cent grammes de sucre et un sachet de sucre vanill&#xe9; (penser &#xe0; en mettre un deuxi&#xe8;me la prochaine fois), puis j&apos;ai ajout&#xe9; huit grammes de cannelle en poudre (n&apos;en mettre que six, plut&#xf4;t). On ajoute ensuite un quart de litre de lait et un petit pot de cr&#xe8;me fraiche (vingt centilitres). Id&#xe9;alement, il vaut mieux ajouter la cr&#xe8;me en premier, c&apos;est plus facile pour obtenir un m&#xe9;lange homog&#xe8;ne. Et puis il ne reste plus qu&apos;&#xe0; mettre dans la sorbeti&#xe8;re. C&apos;est l&#xe0; que j&apos;en ai mis une bonne rasade &#xe0; c&#xf4;t&#xe9;, engluant dans le m&#xea;me mouvement le couvercle de la sorbeti&#xe8;re, mon plan de travail et une parti du fourbi qui s&apos;y trouvait &#xe0; ce moment l&#xe0;.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Je ne vous dis pas l&apos;humeur dans laquelle j&apos;&#xe9;tais ce qui, en g&#xe9;n&#xe9;ral, permet de provoquer de nouvelles catastrophes. Le lendemain matin, je remets &#xe7;a. D&apos;abord, je remarque que le paquet de caf&#xe9; de r&#xe9;serve ne l&apos;&#xe9;tais que dans mon imagination; ensuite, ayant mis du caf&#xe9; instantan&#xe9; dans nos bols, j&apos;utilise ma petite machine pour g&#xe9;n&#xe9;rer l&apos;eau chaude. Mal m&apos;en a pris, un jet de vapeur a repeint le mur couleur caf&#xe9;, gr&#xe2;ce &#xe0; la poudre projet&#xe9;e.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;J&apos;arr&#xea;te l&#xe0;, la liste serait trop longue et fastidieuse. Vivement les vacances que je ne fasse plus rien !&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 07 May 2008 09:34:00 GMT</pubDate></item><item><title>Je travaille, donc je suis</title><dc:creator>berlioz</dc:creator><link>http://berlioz.canalblog.com/archives/2008/05/02/9040059.html</link><category>Mes critiques</category><comments>http://berlioz.canalblog.com/archives/2008/05/02/9040059.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://berlioz.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9040059/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://berlioz.canalblog.com/archives/2008/05/02/9040059.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#000099&quot;&gt;&lt;em&gt;La porte s&apos;ouvrit sur une pi&#xe8;ce immense, infinie. Tout un univers riche en significations et en stimulations sollicita d&apos;un coup son attention. C&apos;&#xe9;tait le contraire du lieu circonscrit et clos auquel il s&apos;attendait. Il eut l&apos;intime conviction que cet univers happait les arrivants et les d&#xe9;sagr&#xe9;geait. Son esprit s&apos;embrasa. Il en perdit d&apos;abord sa facult&#xe9; de concentration au point d&apos;oublier de regarder ce qu&apos;il avait pr&#xe9;vu d&apos;observer : le sol, les murs et le plafond, il en oublia m&#xea;me le dieu tapi derri&#xe8;re le somptueux bureau. Il fut frapp&#xe9; par une d&#xe9;charge &#xe9;lectrique, &#xe9;vocatrice, cr&#xe9;atrice, qui lui planta au cœur une folle all&#xe9;gresse. A l&apos;instant m&#xea;me, une force imp&#xe9;rieuse l&apos;appela &#xe0; se prosterner et &#xe0; offrir un sacrifice, mais il pr&#xe9;f&#xe9;ra se rallier &#xe0; ses compagnons, adoptant une attitude de pi&#xe9;t&#xe9;, d&apos;ob&#xe9;issance et de soumission.&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/45/38/31450/25115826.jpg&quot;&gt;&lt;img width=&quot;188&quot; height=&quot;300&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/45/38/31450/25115826_p.jpg&quot; alt=&quot;excellence&quot; style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Ainsi commence &apos;Son excellence&apos; de Naguib Mahfouz, le grand &#xe9;crivain &#xe9;gyptien, prix Nobel de litt&#xe9;rature en 1988. Le dieu derri&#xe8;re son bureau est le directeur g&#xe9;n&#xe9;ral de l&apos;administration et le h&#xe9;ros de ce livre se donnera d&#xe8;s lors comme objectif d&apos;arriver &#xe0; ce poste, cons&#xe9;cration d&apos;une carri&#xe8;re d&#xe9;volue au fonctionnement de l&apos;&#xe9;tat. Pour y arriver, pauvre fils d&apos;un pauvre conducteur de cal&#xe8;che, il tentera de se faire remarquer par la qualit&#xe9; et la quantit&#xe9; de son travail, n&apos;h&#xe9;sitant pas &#xe0; sacrifier toute vie personnelle.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Ce qui frappe d&apos;abord, et je pense que le d&#xe9;but donne le ton, c&apos;est la comparaison et l&apos;utilisation du langage religieux. Travailler pour l&apos;administration se fait par foi, on prie beaucoup et on s&apos;en remet tr&#xe8;s souvent aux mains du cr&#xe9;ateur. Mais l&apos;id&#xe9;al de tout nouvel arrivant, c&apos;est de devenir dieu.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le livre est d&apos;un grin&#xe7;ant comme j&apos;aime; on suit notre personnage au long de sa vie, les choix qu&apos;il peut faire pour progresser dans sa condition, ses rapports avec ses coll&#xe8;gues et ce but final insens&#xe9; qu&apos;il se donne, non pas pour vivre mieux mais pour clamer &#xe0; la face du monde qu&apos;il pouvait le faire.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Et vous, jusqu&apos;o&#xf9; seriez vous pr&#xea;ts &#xe0; aller ?&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 02 May 2008 20:44:00 GMT</pubDate></item><item><title>Le son du corps, le soir au fond du bois</title><dc:creator>berlioz</dc:creator><link>http://berlioz.canalblog.com/archives/2008/04/24/8945194.html</link><category>Mes humeurs</category><comments>http://berlioz.canalblog.com/archives/2008/04/24/8945194.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://berlioz.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/8945194/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://berlioz.canalblog.com/archives/2008/04/24/8945194.html</guid><description>&lt;p&gt;Vous souvenez vous de cette s&#xe9;quence dans le film &amp;quot;The Shining&amp;quot;, un petit gar&#xe7;on dans une voiture &#xe0; p&#xe9;dales roule dans une grande pi&#xe8;ce; la cam&#xe9;ra la suit au raz du sol; il n&apos;y a pas de tapis devant les fen&#xea;tres et &#xe0; chaque passage devant, la voiture produit un son tr&#xe8;s particulier.&lt;br /&gt;Hier soir, rentrant chez moi assez tard, je vois passer sur le trottoir d&apos;en face une femme qui se d&#xe9;pla&#xe7;ait tr&#xe8;s r&#xe9;guli&#xe8;rement et produisait le m&#xea;me son, en un peu plus fort. J&apos;ai d&apos;abord &#xe9;t&#xe9; assez &#xe9;tonn&#xe9; et m&#xea;me surpris car la jeune femme ne tirait pas de valise ni tout autre objet &#xe0; roulettes; et puis, &#xe0; ma connaissance, le trottoir n&apos;&#xe9;tait pas aussi r&#xe9;gulier et granuleux pour provoquer cet effet. Alors, j&apos;ai travers&#xe9;, pour me rendre compte que le bruit, aussi r&#xe9;gulier, &#xe9;tait en fait un ronflement sortant d&apos;une fen&#xea;tre ouverte.&lt;br /&gt;J&apos;ai appr&#xe9;ci&#xe9; de ne faire que passer.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 24 Apr 2008 19:34:32 GMT</pubDate></item><item><title>Un complot peut en cacher un autre</title><dc:creator>berlioz</dc:creator><link>http://berlioz.canalblog.com/archives/2008/04/21/8889424.html</link><category>Mes critiques</category><comments>http://berlioz.canalblog.com/archives/2008/04/21/8889424.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://berlioz.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/8889424/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://berlioz.canalblog.com/archives/2008/04/21/8889424.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/81/01/31450/24628961.jpg&quot;&gt;&lt;img width=&quot;204&quot; height=&quot;300&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/81/01/31450/24628961_p.jpg&quot; alt=&quot;41G4TC48RPL&quot; style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Imaginez que Franklin Delano Roosevelt n&apos;ait pas &#xe9;t&#xe9; &#xe9;lu pour la troisi&#xe8;me fois en 1940; imaginez qu&apos;&#xe0; sa place ce soit Charles Lindbergh, le grand pilote qui dira qu&apos;Hiltler &#xe9;tait sans doute un grand homme qui avait fait beaucoup pour le peuple allemand; imaginez... ou put&#xf4;t non, n&apos;imaginez pas, allez lire le roman de Philip Roth qui le fait pour vous. Il raconte ainsi ses souvenirs d&apos;enfance imaginaires, la prise du pouvoir de l&apos;aviateur, la mont&#xe9;e lente mais s&#xfb;re du fascisme aux &#xc9;tats-Unis, les rapports de plus en plus tendus entre ses parents et d&apos;autres membres de sa famille, la collaboration plus ou moins consciente avec le pouvoir, le d&#xe9;sarroi d&apos;une communaut&#xe9; qui ne sait plus &#xe0; quelle r&#xe9;alit&#xe9; s&apos;accrocher pour survivre.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Je suis rest&#xe9; accroch&#xe9; tout au long des cinq cents pages du livre qui, je dois le dire, est accompagn&#xe9; d&apos;un dossier documentaire tr&#xe8;s complet pour en savoir plus sur les personnages historiques, tremblant pour ce bonhomme de dix ans et sa famille se trouvant au centre d&apos;une tourmente dont ils ne maitrisent aucun param&#xe8;tre. Je ne regrette qu&apos;une chose, la fin qui rejoint le cours historique &amp;quot;normal&amp;quot; alors que je l&apos;aurais bien vu beaucoup plus noire.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Si vous voulez vous faire peur alors, lisez le roman ou imaginez, imaginez que Nicolas Sarkozy ait &#xe9;t&#xe9; &#xe9;lu pr&#xe9;sident de la r&#xe9;publique en France... &#xc7;a fait froid dans le dos.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 21 Apr 2008 19:35:00 GMT</pubDate></item><item><title>La nostalgie n&apos;est plus ce qu&apos;elle &#xe9;tait</title><dc:creator>berlioz</dc:creator><link>http://berlioz.canalblog.com/archives/2008/04/20/8893975.html</link><category>Mes &#xe9;tats d&apos;&#xe2;me</category><comments>http://berlioz.canalblog.com/archives/2008/04/20/8893975.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://berlioz.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/8893975/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://berlioz.canalblog.com/archives/2008/04/20/8893975.html</guid><description>&lt;p&gt;La nostalgie n&apos;est plus ce qu&apos;elle &#xe9;tait, comme le disait si bien Simone Signoret. Et pourtant, quand gr&#xe2;ce &#xe0; un appareil g&#xe9;n&#xe9;reusement pr&#xea;t&#xe9; par un ami j&apos;ai pu num&#xe9;riser et revoir un certain nombre de vielle photos oubli&#xe9;e, elle a ressurgi comme au bon vieux temps.&lt;br /&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/63/69/31450/24644001.jpg&quot;&gt;&lt;img width=&quot;206&quot; height=&quot;300&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/63/69/31450/24644001_p.jpg&quot; alt=&quot;Photo014&quot; style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Je savais bien que j&apos;avais de nombreux clich&#xe9;s pris lors de centres a&#xe9;r&#xe9;s et de colonies de vacances; je savais avoir des images familiales mais, j&apos;ai pass&#xe9; en revue &#xe0; la suite les unes des autres des quantit&#xe9;s de photos de personnes que je ne reconnaissais pas, qui ne me disaient rien, dans des lieux parfaitement oubli&#xe9;s. Et pourtant, ils ont fait partie de ma vie &#xe0; un moment ou un autre. Revoir mon grand gars haut comme trois pommes en train de rouler sur son camion trotteur m&apos;a attendri, voir des adultes avec de la barbe, une maison avec des chevaux, des enfants en botte jouer avec une ch&#xe8;vre m&apos;a attrist&#xe9; et g&#xea;n&#xe9; au plus haut point, comme si je regardais les archives d&apos;un inconnu.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Et puis, au d&#xe9;tour d&apos;un rouleau, une histoire qui se reconstruit et le souvenir d&apos;un travail photographique que je croyais compl&#xe8;tement perdu. J&apos;y retrouve des vues de Paris qui n&apos;existent plus avec la rage de l&apos;amateur qui remarque qu&apos;il n&apos;a pris aucune note sur les lieux de la prise. O&#xf9; &#xe9;tait la boutique du couseur &#xe0; fa&#xe7;on ? O&#xf9; se trouvait la corderie ficellerie ? &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/03/30/31450/24644378.jpg&quot;&gt;&lt;img width=&quot;204&quot; height=&quot;300&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/03/30/31450/24644378_p.jpg&quot; alt=&quot;Photo015&quot; style=&quot;margin: 0px 0px 5px 5px; float: right;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Aujourd&apos;hui, je n&apos;en sais plus rien. Ne restent que de jolies images en noir et blanc, des souvenir d&apos;un pass&#xe9; r&#xe9;volu, l&apos;assurance d&apos;avoir &#xe9;t&#xe9; le t&#xe9;moin d&apos;une transformation mais qu&apos;elle m&apos;a compl&#xe8;tement &#xe9;chapp&#xe9;e. Je voudrais pouvoir remonter le temps et m&apos;immerger &#xe0; nouveau dans cette ville qui n&apos;est plus vraiment la mienne, regarder la ville d&apos;hier avec mes yeux d&apos;aujourd&apos;hui, rafraichir mes souvenirs, les &#xe9;tayer de quelques notes afin de pouvoir transmettre par la suite ma vision de la m&#xe9;tropole.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Elle s&apos;est tellement d&#xe9;shumaniser, ma ville, la parcourir aujourd&apos;hui est comme visiter un monument, elle est tr&#xe8;s belle mais vide de sens.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Je referme l&apos;album. Je ne voudrais pas mouiller les tirages de mes larmes.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 20 Apr 2008 21:21:44 GMT</pubDate></item><item><title>N comme...</title><dc:creator>berlioz</dc:creator><link>http://berlioz.canalblog.com/archives/2008/04/17/8850925.html</link><category>Mes mots moelleux</category><comments>http://berlioz.canalblog.com/archives/2008/04/17/8850925.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://berlioz.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/8850925/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://berlioz.canalblog.com/archives/2008/04/17/8850925.html</guid><description>&lt;p&gt;C&apos;est parfois le hasard des lectures des uns et des autres qui vous fait d&#xe9;couvrir un mot de vous inconnu et qui r&#xe9;sonne d&apos;une fa&#xe7;on particuli&#xe8;re. Ce fut le cas, il y a peu, dans un roman chinois que lit M&#xe9;lisande.&lt;br /&gt;Je vous propose donc aujourd&apos;hui de me donner la d&#xe9;finition du mot Nycth&#xe9;m&#xe8;re.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Je rappelle le principe de ce &amp;quot;jeu&amp;quot;, soit vous ne connaissez pas la d&#xe9;finition de ce mot et vous en inventez une, soit vous la connaissez et vous en inventez une autre. Exemple :&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;nycth&#xe9;m&#xe8;re&lt;/strong&gt;, subst. fem., pathol. Personne qui se sent plus forte lorsque la nuit tombe et qui reste prostr&#xe9;e le jour. &lt;em&gt;Triste comme la nycth&#xe9;m&#xe8;re apr&#xe8;s le lever du soleil, je viens causer avec vous, mon amie, m&apos;&#xe9;pancher, vous dire ces je ne sais quoi qui passent sur une &#xe2;me abattue&lt;/em&gt; (&lt;font size=&quot;-2&quot;&gt;E. DE GU&#xc9;RIN&lt;/font&gt;, &lt;em&gt;Lettres&lt;/em&gt;, 1839, p.319).&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 17 Apr 2008 11:27:14 GMT</pubDate></item><item><title>Mon oeil voit, ma main ob&#xe9;it</title><dc:creator>berlioz</dc:creator><link>http://berlioz.canalblog.com/archives/2008/04/14/8819151.html</link><category>Mes recettes</category><comments>http://berlioz.canalblog.com/archives/2008/04/14/8819151.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://berlioz.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/8819151/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://berlioz.canalblog.com/archives/2008/04/14/8819151.html</guid><description>&lt;p&gt;- Qu&apos;y a-t-il dans le r&#xe9;frig&#xe9;rateur ?&lt;br /&gt;Un ananas, de l&apos;ail, un poivron, de la ciboulette.&lt;br /&gt;- Et dans le cong&#xe9;lateur ?&lt;br /&gt;Des filets de poulet&lt;br /&gt;- Si on faisait un poulet &#xe0; l&apos;ananas ?&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/58/83/31450/24412608.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;300&quot; height=&quot;200&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;IMG_5285&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/58/83/31450/24412608_p.jpg&quot; style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Et nous voil&#xe0; &#xe0; couper les filets en petits morceaux, &#xe0; &#xe9;p&#xe9;piner le poivron et en faire des lamelles, &#xe0; ouvrir l&apos;ananas pour le vider et en couper le contenu en petites pi&#xe8;ces.&lt;br /&gt;Pendant que l&apos;un coupait l&apos;autre faisait deux petites sauces en diluant trois cuill&#xe8;res &#xe0; caf&#xe9; de f&#xe9;cule, de ma&#xef;s ou de pomme de terre, dans la m&#xea;me quantit&#xe9; d&apos;eau. Un tiers de cette pr&#xe9;paration mise de c&#xf4;t&#xe9;, il a ajout&#xe9; un blanc d&apos;œuf et une pinc&#xe9;e de sel avant d&apos;en enrober les morceaux de poulet.&lt;br /&gt;
Dans le reste mis de c&#xf4;t&#xe9;, qui a ajout&#xe9; une cuill&#xe8;re &#xe0; caf&#xe9; de sucre, qui une demie d&apos;huile de s&#xe9;same, qui une pinc&#xe9;e de poivre, qui une gousse d&apos;ail &#xe9;cras&#xe9;e ? Nul ne saurait le dire aujourd&apos;hui.&lt;br /&gt;
Ensuite, tout fut jou&#xe9; en peu de temps, les morceaux de poulet furent saisis &#xe0; la po&#xeb;le dans un peu d&apos;huile, bient&#xf4;t remplac&#xe9;s par les poivrons, l&apos;ananas et la sauce avec l&apos;ail que la viande a rejoint quelque minutes plus tard, arros&#xe9; d&apos;un petit verre de vin de riz, saupoudr&#xe9; de petits tron&#xe7;ons de ciboulette.&lt;br /&gt;
Remis dans le corps de l&apos;ananas, le service fut parfait. Que demander de plus pour un dimanche ?&lt;br /&gt;
&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 14 Apr 2008 19:58:09 GMT</pubDate></item><item><title>Communiquez, il en restera toujours quelque chose</title><dc:creator>berlioz</dc:creator><link>http://berlioz.canalblog.com/archives/2008/04/08/8700389.html</link><category>Mes photos</category><comments>http://berlioz.canalblog.com/archives/2008/04/08/8700389.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://berlioz.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/8700389/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://berlioz.canalblog.com/archives/2008/04/08/8700389.html</guid><description>&lt;p&gt;Communiquer, ou l&apos;art de ne rien dire (mais il faut payer pour).&lt;br /&gt;&lt;img width=&quot;640&quot; height=&quot;480&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;IMG_1562&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/78/80/31450/24183557.jpg&quot; style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 08 Apr 2008 19:00:49 GMT</pubDate></item><item><title>Plus dure sera la chute</title><dc:creator>berlioz</dc:creator><link>http://berlioz.canalblog.com/archives/2008/04/07/8674937.html</link><category>Mes humeurs</category><comments>http://berlioz.canalblog.com/archives/2008/04/07/8674937.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://berlioz.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/8674937/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://berlioz.canalblog.com/archives/2008/04/07/8674937.html</guid><description>&lt;p&gt;Comme d&apos;habitude, je profitais de mon trajet m&#xe9;tropolitain en sous sol pour parcourir mon quotidien, celui qui ne porte plus fi&#xe8;rement au dessus de son titre la faucille et le marteau, celui qui n&apos;est plus l&apos;organe central du parti communiste fran&#xe7;ais. Je lisais donc un article sur le sort des sans papiers dans notre doux pays, ceux qui pr&#xe9;f&#xe8;rent se jeter &#xe0; l&apos;eau plut&#xf4;t qu&apos;&#xea;tre reconduits &#xe0; la fronti&#xe8;re, ceux qui pr&#xe9;f&#xe8;rent la d&#xe9;fenestration &#xe0; l&apos;expulsion vers la torture, ceux &#xe0; qui on tend des pi&#xe8;ges jusque dans les pr&#xe9;fectures. Je lisais donc les joyeuset&#xe9;s des informations du jour lorsque mon voisin d&apos;en face m&apos;interpelle en disant : &amp;quot;Vous n&apos;avez pas honte de lire un tel... journal ?&amp;quot;. Ma r&#xe9;ponse ne s&apos;est pas faite attendre : &amp;quot;Vous n&apos;avez pas honte de ne pas penser comme moi ?&amp;quot;.&lt;br /&gt;J&apos;ai pu continuer ma lecture jusqu&apos;&#xe0; la station o&#xf9; habituellement je change, ce qui ce jour l&#xe0; ne changea pas.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 07 Apr 2008 19:32:45 GMT</pubDate></item><item><title>Ce n&apos;est qu&apos;un au revoir</title><dc:creator>berlioz</dc:creator><link>http://berlioz.canalblog.com/archives/2008/04/06/8624774.html</link><category>Mes humeurs</category><comments>http://berlioz.canalblog.com/archives/2008/04/06/8624774.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://berlioz.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/8624774/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://berlioz.canalblog.com/archives/2008/04/06/8624774.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/56/40/31450/24064019.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;300&quot; height=&quot;200&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;IMG_5226&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/56/40/31450/24064019_p.jpg&quot; style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;En France, parait il, tout commence et tout finit par des chansons; ici, c&apos;est par de la musique militaire qui est &#xe0; la musique ce que la justice militaire est &#xe0; la justice, une fanfare qui traverse la cour d&apos;honneur, une petite vingtaine de personnes, percussions et cuivres, bizarrement dirig&#xe9;s par deux chefs distincts. Et puis beaucoup d&apos;attente, ce qui m&apos;a permis d&apos;appr&#xe9;cier mon voisin le plus proche qui m&apos;a gentiment fait remarqu&#xe9; qu&apos;il avait r&#xe9;serv&#xe9; la place que j&apos;occupais pour sa femme &#xe0; partir du moment o&#xf9; il n&apos;y en avait plus aucune ailleurs.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Quand la c&#xe9;r&#xe9;monie commence enfin, elle est r&#xe9;gl&#xe9;e comme du papier &#xe0; musique, &#xe0; musique militaire s&apos;entend, doigts sur la couture et pas une t&#xea;te ne doit d&#xe9;passer. Un joli monsieur habill&#xe9; de noir avec des jolies m&#xe9;dailles sur la poitrine, une &#xe9;p&#xe9;e port&#xe9;e sur le c&#xf4;t&#xe9; pointe en haut, passe devant toutes ces jeunes femmes et ces jeunes hommes pour voir s&apos;il avaient bien cir&#xe9; leurs chaussures et bien boutonn&#xe9; leur vareuse. Ensuite, c&apos;est autour d&apos;un monsieur en gris avec un k&#xe9;pi et plein de m&#xe9;dailles aussi de faire le m&#xea;me tour dans le m&#xea;me sens.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Heureusement, les petits gars de polytechnique ont le droit ne pas &#xea;tre tous s&#xe9;rieux; il y a m&#xea;me un comit&#xe9; pour &#xe7;a. Sit&#xf4;t finie la revue des troupes on annonce une revue des troupes par le pr&#xe9;sident lui m&#xea;me; une &#xe9;norme limousine blanche arrive dans la cour accompagn&#xe9;e de deux charriots &#xe0; commissions contenant chacun une personne habill&#xe9;e en agent de police. A sa fen&#xea;tre un homme portant un masque repr&#xe9;sentant le pr&#xe9;sident en exercice. La femme qui est venue finalement occuper ma place se tord de rire, s&apos;esclaffe , bat des mains. On n&apos;entend qu&apos;elle. A la suite de la limousine viendra une voiture qui va asperger partout de la neige carbonique, ce qui ne va pas si mal avec le ciel qui a perdu son soleil depuis quelques minutes.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/10/14/31450/24064497.jpg&quot;&gt;&lt;img width=&quot;300&quot; height=&quot;200&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/10/14/31450/24064497_p.jpg&quot; alt=&quot;IMG_5246&quot; style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Il a fallut ensuite se taper le passage du drapeau et des flambeaux. Heureusement, une fois le d&#xe9;fil&#xe9; final accompli, nous avons eu le droit &#xe0; un verre de vin chaud et &#xe0; quelques petits zakouskis qui nous ont permis d&apos;oublier o&#xf9; nous nous trouvions malgr&#xe9; la pr&#xe9;sence d&apos;uniformes en nombre autour de nous. Le fiston avec ses copains sont venus troubler l&apos;ambiance guind&#xe9;e en venant jouer avec sa fanfare quelques airs dansants, plut&#xf4;t boud&#xe9;s par les familles bien propres sur elles. Heureusement que j&apos;&#xe9;tais l&#xe0; pour faire la claque.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;La soir&#xe9;e s&apos;est termin&#xe9;e par trois heures de spectacle fait par les &#xe9;l&#xe8;ves de la promotion sortante, petits films et petits sketchs passant en revue leur vie durant cette p&#xe9;riode. On sentait l&apos;&#xe9;motion monter chez eux; trois ans de vie commune, la journ&#xe9;e, le soir, certaines fins de semaines et des vacances enti&#xe8;res &#xe7;a tisse des liens qu&apos;il est difficile de rompre. J&apos;en ai vu qui pleuraient en sortant et je sais que mon fils, m&#xea;me s&apos;il faisait semblant de rien n&apos;en pensait pas moins.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Il m&apos;a fallut regagner ensuite ma banlieue de l&apos;autre bord de Paris o&#xf9; une surprise m&apos;attendais; au pied d&apos;un des immeubles de la cit&#xe9;, un petit h&#xe9;risson passait par l&#xe0;. J&apos;ai salu&#xe9; son &#xe9;l&#xe9;gance.&lt;br /&gt; &lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 05 Apr 2008 22:11:00 GMT</pubDate></item><item><title>Ca plane pour moi</title><dc:creator>berlioz</dc:creator><link>http://berlioz.canalblog.com/archives/2008/03/30/8541177.html</link><category>Hors cat&#xe9;gorie</category><comments>http://berlioz.canalblog.com/archives/2008/03/30/8541177.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://berlioz.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/8541177/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://berlioz.canalblog.com/archives/2008/03/30/8541177.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/84/03/31450/23834325.png&quot;&gt;&lt;img width=&quot;300&quot; height=&quot;188&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/84/03/31450/23834325_p.png&quot; alt=&quot;avion&quot; style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Qui, au cours de sa vie, n&apos;a jamais fait d&apos;avion en papier ? Levez la main bien haut.&lt;br /&gt;Toi l&#xe0;, non pas toi, TOI, tu sors!&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Je me mets facilement &#xe0; la place des nostalgiques de ces moments enfantins b&#xe9;nis o&#xf9; nous prenions le moindre morceau de papier pour le plier plus ou moins soigneusement et en faire un a&#xe9;roplane qui, une fois pris son vol, parcourrait une distance plus ou moins importante en fonction d&apos;un nombre assez important de crit&#xe8;res.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Et bien, rien n&apos;est perdu; de plus, sans prendre le risque de la moindre perte d&apos;arbre, sans g&#xe2;cher la moindre feuille de papier blanche ou de couleur, vous allez pouvoir tester &#xe0; la fois votre technique de pliage, avion en pointe ou en carr&#xe9;, le repli du bout des ailes ou non, mais aussi votre fa&#xe7;on de le lancer. Pour cel&#xe0; une seule chose &#xe0; faire, aller visiter le site &lt;a href=&quot;http://www.solidworkspilot.com/&quot;&gt;&lt;strong&gt;ici&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; et essayez de battre mon score du jour.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 30 Mar 2008 18:37:03 GMT</pubDate></item><item><title>Que la chair peut &#xea;tre triste</title><dc:creator>berlioz</dc:creator><link>http://berlioz.canalblog.com/archives/2008/03/29/8519268.html</link><category>Mes critiques</category><comments>http://berlioz.canalblog.com/archives/2008/03/29/8519268.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://berlioz.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/8519268/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://berlioz.canalblog.com/archives/2008/03/29/8519268.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/59/45/31450/23768058.jpg&quot;&gt;&lt;img width=&quot;225&quot; height=&quot;300&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/59/45/31450/23768058_p.jpg&quot; alt=&quot;IMG_1539&quot; style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Ils pouvaient &#xea;tre originaux, c&apos;est rat&#xe9;. Ils pouvaient cr&#xe9;er un lieu unique et c&apos;est rat&#xe9; aussi. En entrant ce lundi apr&#xe8;s midi dans le mus&#xe9;e de l&apos;&#xe9;rotisme, on pouvait esp&#xe9;rer voir une collection plus &amp;quot;turelle&amp;quot; que &amp;quot;cul&amp;quot;. Rat&#xe9;, toujours rat&#xe9;. Pourtant, on pouvait r&#xea;ver, l&apos;&#xe9;rotisme est autre chose que des bites et des culs, autre chose que des hommes et ou des femmes nus ensemble et un mus&#xe9;e promettait de rehausser le sujet en le documentant un tantinet. Et l&#xe0;, rien, la platitude absolue, ils ont fabriqu&#xe9; un pr&#xe9;texte pour les touristes qui ont honte de p&#xe9;n&#xe9;trer dans la salle &#xe0; c&#xf4;t&#xe9; o&#xf9; se produisent des effeuilleuses de se rincer l&apos;œil &#xe0; bon compte.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Alors bien s&#xfb;r, il y a l&apos;alibi culturel, des sculptures tantriques, des poteries grecques, des terres cuites pr&#xe9;colombiennes qui, &#xe0; y regarder de plus pr&#xe8;s, sont souvent des reproductions grossi&#xe8;res, avec de jolies cassures peintes &#xe0; la main. Et m&#xea;me si ce sont des reproductions, on peut penser qu&apos;un peu de recherche aurait pu apporter quelques &#xe9;claircissements sur leur fonction, le r&#xf4;le de la symbolique sexuelles dans ces diff&#xe9;rentes soci&#xe9;t&#xe9;s au lieu de chercher &#xe0; faire rigoler les foules avec des dieux priapiques monstrueux, des godemich&#xe9;s de toute taille, toute mati&#xe8;re, toute couleur.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;De plus, les &#xe9;tages sup&#xe9;rieurs (le mus&#xe9;e est r&#xe9;parti sur sept &#xe9;tages de petite surface) contiennent une collection tr&#xe8;s importante de documents &#xe9;crits, photos, journaux autour de la prostitution et des maisons closes, sujets pas vraiment &#xe9;rotique. La seule exception, &#xe0; mon humble avis, mais cel&#xe0; vaut il le d&#xe9;tour, &#xe9;tait une exposition temporaire de dessins d&apos;illustration d&apos;un texte qui ne nous &#xe9;tait pas pr&#xe9;sent&#xe9;, d&apos;un tr&#xe8;s beau noir et blanc dans un style faisant penser &#xe0; celles r&#xe9;alis&#xe9;es dans la premi&#xe8;re moiti&#xe9; du vingti&#xe8;me si&#xe8;cle.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Il reste un sacr&#xe9; chemin &#xe0; parcourir, et notre soci&#xe9;t&#xe9; n&apos;est elle pas en train de le parcourir &#xe0; reculons, pour faire comprendre qu&apos;&#xe9;rotisme et pornographie n&apos;ont rien &#xe0; voir. Je conseillerai donc de revoir le film &amp;quot;Tess&amp;quot; de Roman Polanski avec la magnifique Nastassja Kinski en train de prendre d&#xe9;licatement une fraise, tenue par un charmant jeune homme, entre ses l&#xe8;vres encore plus rouges, c&apos;est beaucoup plus &#xe9;rotique que tout ce que vous pourrez voir dans ce mus&#xe9;e.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;1&quot; color=&quot;#666666&quot;&gt;Photo: sculpture indon&#xe9;sienne prise sur place.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 28 Mar 2008 23:20:06 GMT</pubDate></item></channel></rss>