10 mars 2005
The show must go on
Je
viens d'aller faire mes courses et j'a croisé sur mon chemin une
personne se livrant à un curieux ménage. Il s'agit d'une femme à l'âge
indéterminé, une de ces femmes à laquelle la vie n'a fait aucun cadeau
et dont les rides disent à la fois le temps et la misère passés. Elle
était à genoux sur le sol, les mains reposant sur un manche à balais et
psalmodiait dans une langue que je n'ai pas réussi à reconnaître.
Nous sommes décidément dans une société de spectacle dans lequel même la misère doit s'inscrire. Il faut dire que la concurence est rude dans le secteur, le créneau saturé, une très grande offre et une toute petite demande. Alors voilà nos mendiants qui doivent se distinguer s'ils veulent recevoir leur petite pièce qui leur permettra de revenir le lendemain. Ainsi certains font la manche en chantant dans le métro "Una pieçaaaaaaaaaa pour mangeeeeeeeeeeeeer" (prière de mettre toutes les vocalises nécessaires sur les voyelles longues), d'autres mandient dans les postures les plus inconfortables, à genoux, sur un pied, sur les mains et, si ce n'est plus suffisant, nous verrons bientôt les pauvres et miséreux se planter des aiguilles dans le corps, se mutiler en direct, s'infliger, à eux ou leurs enfants, les pires sévices. Nous sommes bien dans une société de spectacles pour oublier que derrière ces "happenings", il y a des gens qui luttent pour leur survie.
Avec tout ça, j'ai acheté de quoi manger pour mon fils qui vient ce week-end et j'ai complètement oublié de prendre quoi que ce soit pour moi aujourd'hui. Allez dire que je suis un mauvais père!
Nous sommes décidément dans une société de spectacle dans lequel même la misère doit s'inscrire. Il faut dire que la concurence est rude dans le secteur, le créneau saturé, une très grande offre et une toute petite demande. Alors voilà nos mendiants qui doivent se distinguer s'ils veulent recevoir leur petite pièce qui leur permettra de revenir le lendemain. Ainsi certains font la manche en chantant dans le métro "Una pieçaaaaaaaaaa pour mangeeeeeeeeeeeeer" (prière de mettre toutes les vocalises nécessaires sur les voyelles longues), d'autres mandient dans les postures les plus inconfortables, à genoux, sur un pied, sur les mains et, si ce n'est plus suffisant, nous verrons bientôt les pauvres et miséreux se planter des aiguilles dans le corps, se mutiler en direct, s'infliger, à eux ou leurs enfants, les pires sévices. Nous sommes bien dans une société de spectacles pour oublier que derrière ces "happenings", il y a des gens qui luttent pour leur survie.
Avec tout ça, j'ai acheté de quoi manger pour mon fils qui vient ce week-end et j'ai complètement oublié de prendre quoi que ce soit pour moi aujourd'hui. Allez dire que je suis un mauvais père!
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