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Ma vie, mon oeuvre
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13 juillet 2005

Pousse toi de là que je m'y mette

Je ne vais pas vous parler, à chaque fois que j'en suis témoin, de la goujaterie d'une frange non négligeable de la population, mais mon expérience matinale dans les transports parisiens ce matin mérite un petit mot ici même.

J'emprunte, pour me rendre à mon labeur quotidien, deux lignes de métro avec, forcément, un délai d'attente entre les deux, d'autant plus que nous sommes en période estivale donc, de départs en congé , même pour les conducteurs des rames. Veille de fête nationale chez nous, le quai ne regorge pas trop de monde lorsque le train arrive en gare, ce qui n'empêche pas une jeune femme ayant aperçu la présence d'une place assise unique dans la première voiture, de se précipiter vers la porte devant moi, au risque de m'écraser les pieds qui sont, chaleur oblige, nus dans des sandales, de bousculer un ou deux passagers debout pour poser prestement son fondement sur la banquette laissée vacante.

Jusqu'ici, finalement, rien de particulier qui donne besoin de l'exprimer en ce lieu. Sans doute parce que le meilleur est à suivre.

En claudiquant, s'approche une femme à l'âge incertain mais d'un certain âge qui vient demander à notre héroïne si elle veut bien lui céder la place. J'étais trop loin pour savoir en quels termes cela s'est dit mais, en tout état de cause, la vieille est restée debout tandis que la jeune farfouillait dans son sac pour en sortir un opuscule. Sa voisine de droite est intervenue sur quoi, elle se fit répondre que cela ne la regardait pas.

Pour la vieille, je vous rassure, un jeune homme lui a offert son strapontin, elle a pu terminer son trajet dans des conditions correctes.

Ah, j'oubliais, la place tant convoitée, conquise de haut vol était une place réservée aux personnes âgées.

P.S. Ceci est ma cent cinquantième note.

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Commentaires
J
j'ai en général plus de chance, je souris et souris et regarde et en général on me cède la place, <br /> <br /> sauf une fois, qu'on me l'a cédé, puis volé ce qu'était dans un poche de veste "pour lui montrer à cela" probablement
D
Leur comportement est à la fois révélateur de leur éducation, révélateur de leur caractère et de leur égoîsme. Comme on dit chez nous: "Moi et les petits oiseaux", le reste n'existe pas.
R
Je dirais même ... question d'individualisme, celui qui règne en maître à notre époque !!!<br /> Au fait, je peux venir quand pour écouter mes vinyls ? ;-))
C
> Berlioz : question d'éducation ...<br /> > Mymy : dans ces cas là, je "fonce" dans le tas de ceux qui veulent monter, en hésitant pas à écraser qqs. pieds ou à donner de sévères coups d'épaules. Et je t'assure que le passage se fait tout naturellement après.
M
Je te laisse imaginer hier soir la "foire d'empoigne" hier, dans le métro 1 à 19h : l'enfer !!! Tout le monde se marchait dessus :(<br /> <br /> Moi, ce qui m'enerve en tant que marmotte provinciale qui a retenu la leçon inculquée dans sa jeunesse, ce sont le sgens qui ne laissent pas descendre... notamment à chatelet où tu te demandes comment les gens peuvent avoir espoir de monter dans le train (RER) vu qu'ils sont agglutinés aux portes extérieures... Faut sortir à la "queuleuleu" !!! N'importe quoi :(
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