Chaleur de juillet
Je reviens d'une soirée; l'occasion de fêter en famille les succès du
grand, un prétexte aussi pour voir des gens avant les vacances. Les
invitations étaient lancées par la mère de mes enfants et étaient donc
présent une partie de sa famille, ses parents, des soeurs de son père,
une soeur de sa mère, des cousins, des amis très chers.
Je n'avais
pas revu certaines de ces personnes depuis quinze ans pour certaines et
j'ai eu pourtant l'impression de reprendre des conversations laissées
en suspens depuis tout ce temps, comme si nous venions de traverser une
faille spatio-temporelle. Les traits ont bien changés, c'est sûr, nous
vieillissons tous, mais j'ai retrouvé les voix et les attitudes.
Le champagne a coulé, certains dialogues sont devenus plus sérieux et puis, sont arrivés les départs.
Un des grands oncles, Belà, est venu me serrer chaleureusement la main et, profitant d'une accalmie dans le niveau sonore il me glissa "Tu sais, je t'ai toujours bien aimé, toi".
Il m'a fallut un gros effort pour refouler mes larmes sous les cils.