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15 janvier 2007

Un brin de brun

Je n'en reviens pas, quelle surprise! J'apprends ce matin que, contre toute attente, le ministre de l'intérieur a été intronisé par son parti candidat à la magistrature suprême, par quatre vingt dix huit pour cent des votants. C'est un score, soit dit en passant, qu'il y a peu les ténors de ce même parti moquaient, raillaient, critiquaient, fustigeaient quand il était l'apanage des dirigeants des pays dits socialistes. Mais ce n'est pas cette information qui m'a le plus réveillé, c'est sans doute le court extrait de son discours d'investiture avec quelques petites phrases dont certaines absolument pas commentées par les journalistes.

Tout d'abord, il claironne qu'il a changé. Soit. Mais changé comment ? On peut changer en bien comme en mal, le changement en soi n'est pas forcément une qualité, donc pas forcément un argument en sa faveur.

Ensuite, il instille que le  centre de sa campagne  est la remise au centre de la société  du travail, véritable valeur républicaine. Peut être, s'il s'agit d'en donner à tout le monde et de le payer sa vraie valeur. Il n'empêche que cela fleure bon les relents vichyssois et que certaines devises de l'époque semble prendre à nouveau de plus en plus d'importance

Enfin, il promet la dé fiscalisation des heures supplémentaires et là, grand silence. Car il faut regarder les choses en face, si d'un côté des personnes recherchent du travail et de l'autre on le donne en heures supplémentaires, le nombre de sans domiciles ne risque pas de baisser. De plus, exonérer de charges ces heures équivaut à faire entrer moins d'argent dans les caisses de retraite et de la sécurité sociale. Pour finir, on ne peut pas d'un côté dire qu'il faut redonner de l'importance au travail, lui donner à nouveau une valeur, en faire une valeur de la république et de l'autre dire que si on est mal payé il faut faire des heures supplémentaires. Le seul but de cette mesure est de baisser le coût du travail, donc de le dévaloriser ce qui est en contradiction totale avec le reste du discours.

Monsieur le ministre, et néanmoins candidat, arrêtez de prendre nos vessies pour des lanternes!

 
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Commentaires
Z
Il dit qu'il a changer comme un homme dirait ça à son ex-femme pour se remettre avec elle après l'avoir battue pendant 10 ans.
J
C'est fascinant, Berlioz, merci pour tes commentaires. Toutefois, ce mec me semble toujours assez anodin, vis-à-vis du leader ici, qui avec seulement 29 % (oui, je sais, ahurissant que presque 1/3 des gens chez moi soient aussi tarés) de la popu qui est d'accord pour qu'il continue à nous enfoncer l'oeil américain dans notre propre oeil, jusqu'à l'épaule.<br /> <br /> Pour moi, le pire chez S*rk*, c'est qu'il aime B*sh.
R
tiens, sourire, nous serions-nous énervés sur les mêmes reportages, ce matin ?<br /> Nausée, j'ai eu, purement et simplement, la nausée !<br /> on est mal, très très très mal barrés...
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