Marcher, ça use les souliers et les neurones
Pour ceux qui ne connaissent pas les transports parisiens, un petit historique rapide.
En 1975 la RATP commercialise une carte associée à un coupon permettant de se déplacer autant que l'on veut dans une zone donnée en payant un forfait hebdomadaire ou mensuel, la carte orange. Je suis depuis bien longtemps possesseur d'une telle carte et je l'ai perdue il y a peu. J'ai donc acheté un nouveau coupon magnétique, sans faire une nouvelle carte, sachant que celle ci est vouée à disparaitre au profit d'un badge qui permettra à la Régie de pouvoir suivre tous mes mouvements, comme un grand frère.
Ce matin, comme tous les matins de la semaine, je vais prendre le métropolitain pour me rendre à mon travail. J'y vais d'un bon pas et, même comme ça, il y en a pour dix bonnes minutes. Arrivé à l'entrée du sous terrain, mes gestes de la veille me sont revenus en un flash; la mise du sésame dans la petite poche de mon sac à dos, sac que je n'avais pas avec moi. Tant pis, malgré la file d'attente devant le guichet caractéristique du lundi, je me mets en attente à sa fin pour acheter un carnet de tickets salvateurs. Une fois en possession des précieux petits morceaux de papier épais, je pénètre dans l'enceinte sacrée et cherche à ranger les tickets restants dans le seul endroit me semblant approprié, mon petit portefeuilles. En l'ouvrant, la première chose que je remarque est bien sûr, les restes d'un autre carnet de tickets; mon achat était donc inutile.
Plus fort encore; en sortant du travail, il m'a fallut attendre l'arrivée à ma station pour m'apercevoir que j'avais laissé le dit portefeuilles posé sur mon bureau. D'où un aller et retour supplémentaire.
Quand on n'a pas de tête, on a des jambes...