Ma vie, mon oeuvre

On trouvera ici aussi bien des moments de ma vie que des critiques, des cris de colère ou des fictions de mon cru.

07 septembre 2007

L'abus con des dinosaures

On pourrait croire à la loi des séries, à la contagion de certains actes, on pourrait remettre en doute l'exemplarité des condamnations en justice. Je viens d'entendre que, à l'instar des gardiens de la paix de mon quartier, des membres de la très sérieuse compagnie républicaine de sécurité allaient comparaitre pour viol de prostituées. Il semblerait que ces hommes aient, dans les deux cas, profité de leur uniforme et de l'autorité qu'il procure pour forcer ces jeunes femmes, immigrées en situation irrégulière, à leur procurer du plaisir en échange d'une relaxe toute provisoire.

Interrogés par le juge d'instruction ils ont reconnu qu'il avaient eu tort mais que c'était dû à leur jeunesse et leur manque d'expérience.

C'est la deuxième fois que j'entends cet argument pour justifier un acte odieux; une façon de dire, mais vous remarquez qu'ils se gardent bien de le faire, qu'il n'y aucun mal à abuser d'une prostituée, après tout, c'est son métier et que la jeunesse peut excuser toutes les saloperies qu'on y produit.

J'ajouterai en circonstance aggravante qu'ils sont abusé de personnes fragiles, prises entre l'obligation de pratiquer une activité, sûrement pas choisie, par peur de répression de la part de mafieux qui les ont migrées en le leur faisant souvent payer très cher et celle, non moins violente, des services de police qui cherchent à se débarrasser de cette immigration encombrante.

Et dire qu'ils sont l'incarnation de la loi.

Posté par berlioz à 21:09 - Mes rages - Commentaires [18] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Aidons-les

Si leur jeunesse et leur inexpérience sont à ce point concentrées dans leurs c..., faisons un geste pour eux : émasculons-les.

Posté par hi3, 07 septembre 2007 à 21:42

La jeunesse et le manque d'expérience sont surtout la bonne excuse pour s'être fait poisser. Sans doute que plus expérimentés ils auraient su poursuivre leur petit trafic sans éveiller aucun soupçon.

Posté par gilda, 08 septembre 2007 à 01:23

ça

me révolte.

Posté par michèle, 08 septembre 2007 à 10:29

Ils ne manquent pas d'expérience en matière de manipulation et de chantage, en tout cas. Mais ils n'ont rien à faire à leur poste !

Posté par canthilde, 08 septembre 2007 à 11:32

Réacs en vrac

OK, on va me prendre pour encore une c*nn*, sans avoir forcément tort, mais c'est plus fort que moi, cette envie de voir la situation autrement.

Par exemple, je me demande...

Viol ou escroc ? S'ils avaient pris une pomme au marché sans payer, aurait-on dit qu'ils avaient violé le primeur ?

Je me demandais si acheter les services d'une prostituée est illégal en France, et si oui, est-ce que leurs clients sont arrêtés ou poursuivis en justice ?

Qu'arriverait-il si le gouvernement se chargeait de légaliser le métier ? Cela éliminerait les abus par tous -- clients, macs, flics, le frustré du coin -- et pas seulement par les flics, non ?

Ceci n'excuse absolument rien, mais reconnaissons qu'il y a des salauds dans tout métier, pas seulement chez les flics.

Si je lis qu'un prof abuse d'une élève, je ne pense pas automatiquement que chaque prof est un tordu.

Ici, la police sont des officiers de la Cour, pas les déterminateurs de justice. Comme tout autre professionnel, il y en a qui font mal leur boulot et qui devraient être bottés dehors.

Bon, voilà. Merci pour l'occaze d'y réfléchir, Berlioz.

Posté par joye, 08 septembre 2007 à 14:53

tous les flics ne sont pas des violeurs, tous les profs et curés des pédophiles.

En attendant pour un qui se loupent toute la confrérie trinque.

quand à ce qui est arrivé à ces jeunes filles qu'on le veuille ou non c'est belle et bien un viol, je dirai même un double viol.

Violées par leur mac qui leurs ont fait miroiter la liberté, violées par cela même qui auraient dû les aider.

la majorité des prostituées de l'Europe de l'Est sont sur nos trottoirs par abus de confiance....mais que fait la police pour les sortir de là.......

Posté par lilou la teigne, 08 septembre 2007 à 18:10

hi3> C'est une solution à laquelle je n'avais pas pensé. Mais pourquoi pas ?

Gilda> Sûrement. Celui qui a tort est celui qui se fait prendre.

Michèle> Et moi, donc.

Canthilde> J'espère bien que ceux ci vont se trouver là où ils le méritent, en taule pour quelques temps.

Joye> Encore une fois, je ne cherche pas à généraliser. Ce n'est pas parce que quelques personnes d'une corporation fait mal son boulot que je mets tout le monde dans le même panier. Mais ici, il ne s'agit pas de n'importe quel métier, mais de celui de police, le gardien de la paix, celui qui fait respecter la loi. Je trouve donc déjà le viol de la loi par un policier plus choquant que par un autre.
Mais aussi, il s'agit du viol de personnes, un acte sexuel contre la volonté de celles-ci. C'est donc un crime.
Pour finir, je pourrais comparer le sort réservé aux petits délinquants et à celui des policiers délinquants, en général c'est deux poids, deux mesures et plutôt en faveur de ces derniers.

Lilou> Merci pour ces précisions, c'est tout à fait ce que je voulais dire.

Posté par berlioz, 09 septembre 2007 à 09:56

J'ai lu un peu les détails comme reportés actuellement dans les médias. Lorsqu'il ont demandé des services des taxis sans payer, c'était du rackettage, mais quand ils ont demandé des services des prostituées sans payer, c'était du viol. S'ils avaient payé le tarif, s'agirait-il toujours d'un viol ?

Je me demande ce que le gouvernement a fait pour ces filles. Et pourquoi on ne poursuit pas en justice leurs clients aussi ? Si ce marché horrible n'avait pas de clients, il s'arrêterait, non ?

Chaque homme qui a payé pour ces filles est aussi coupable que ces flics, à mon avis.

Pas question de deux poids, deux mesures, c'est injuste.

Posté par joye, 10 septembre 2007 à 00:25

Joye> Je ne peux pas laisser passer ça et suis encore plus étonné que ce soit une femme qui le profère. On ne peut tout de même pas comparer une course en taxi avec une relation sexuelle. De plus, les mots ont un sens et toute situation porte un nom. Quand une femme a une relation sexuelle sans son consentement, qu'elle ait l'habitude de monnayer son corps ou non, c'est un viol. Quand une personne négocie ce rapport contre de l'argent, il y a transaction marchande (légale ou non, morale ou non, répréhensible ou non) et il s'agit de prostitution. Qu'une personne, qu'elle fasse partie de la police ou non, par chantage ou menace obtienne une relation sexuelle, c'est un viol.

Je ne cherche pas à justifier ou non la prostitution (dans un monde idéal elle n'existe pas), je ne cherche pas à démolir la police, je voulais seulement parler d'un fait divers, d'une situation dont j'entendais parler pour la deuxième fois et qui me choque car, dans un monde tout aussi idéal, la police est là pour protéger les citoyens, donner l'exemple et non être les premiers à enfreindre la loi.

Posté par berlioz, 10 septembre 2007 à 14:04

>suis encore plus étonné que ce soit une femme qui le profère.

???

Une femme est-elle censée penser d'une certaine manière ou d'une autre ?

Les hommes, ne peuvent-ils pas être violés ?

Je m'étonne qu'on ne peut pas se poser des questions là-dessus, ou qu'on ne peut pas voir un problème de toutes les façons possibles.

Je m'étonne aussi que tu t'attends à ce que la police soit plus parfaite que les gens d'un autre métier.

Je ne dispute pas ta définition de viol, mais
toute femme qui n'a pas vraiment voulu faire l'amour avec son mari une fois ou une autre mais qui l'a fait pour lui faire plaisir, a-t-elle aussi été violée ?

Tu sembles sous-entendre que les prostituées ont toujours envie d'avoir les relations avec leurs clients. Sinon, elles sont violées à chaque fois ?

Quand le client paie, ce n'est pas un viol.

J'ai bon ?

Posté par joye, 10 septembre 2007 à 17:27

1) Penser d'une manière ou d'une autre, je ne sais, par contre, toutes les statistiques montrent bien que les viols d'hommes sont infiniment moindre que ceux de femmes (et on sait bien que les viols sont difficiles à comptabiliser car pas tous déclarés, loin de là).
2) On peut voir un problème sous d'autres angles, encore ne faut il pas trop déformer la réalité, rester dans ce qui est plausible.
3) Je ne vois pas la police plus parfaite, simplement, les policiers font un serment, j'attends qu'ils le respecte.
4) J'ai bien parlé de consentement. Maintenant, ma conception du plaisir est dans le partage, si ma partenaire n'en a pas envie, aller à l'encontre de son point de vue est une forme de viol.
5) S'il y consentement par accord avec rémunération, non. Si elle est obligée de le faire suite à un chantage, oui.

Ce n'est pas parce qu'une femme a l'habitude (ou non) de vendre ses charmes qu'elle est disponible pour tous à tout moment. Ce n'est pas parce que c'étaient des prostituées qu'on pouvait disposer d'elles comme des objets.

Posté par berlioz, 10 septembre 2007 à 23:25

>aller à l'encontre de son point de vue est une forme de viol.

Donc, si le couple va au cinéma pour voir de la scifi lorsqu'elle préfère voir une comédie...(tu en comprends mon sens)

Je suis d'accord, qu'une femme soit prostituée ne veut pas dire que tout le monde a le droit profiter d'elle. Je ne dis pas le contraire. Mais je me demande pourquoi la différence est juste entre payer et ne pas payer.

C'est absurde quand on y pense.

Je me demande aussi pourquoi une personne honnête (au contraire de ces malfrats dont tu parles)ferait flic lorsqu'il y a tellement de monde dans le public qui n'apprécie pas leur boulot.

Posté par joye, 11 septembre 2007 à 00:09

Justement Berlioz je suis aussi sur ce sujet demain. Je pense qu'une société qui permet la prostitution = considère une femme comme un objet. Et cela constitue un terrain propice pour le viol. Je ne sais pas comment ça s'est passé pour elles, mais un viol c'est pas un rapport sexuel. Je lis Joye au dessus (d'ailleurs elle ne dit pas "que" des trucs faux, notamment justement sur femme = objet puisque la prostitution existe) mais... franchement entre faire l'amour (ou baiser hein) avec son mari / compagnon (bien traitant) quand on en a pas "hyper envie" ... n'a rien à voir avec un viol ... Bon enfin, vaste question : le viol, la prostitution ... Cela dit ici il y a en + abus d'autorité dans l'exercice des fonctions (au sce de l'Etat en plus...), ça doit arriver hyper souvent, sauf que là il y a eu plainte et une femme a eu l'immense courage d'aller jusqu'au tribunal. J'éprouve une admiration sans borne pour cette femme.

Posté par Emelire, 11 septembre 2007 à 22:01

> Je pense qu'une société qui permet la prostitution = considère une femme comme un objet.

Je pense que la société a besoin de prostituées. Je préfère qu'un homme paie une prostituée (consentante, ça c'est un autre problème ! sinon, je suis d'accord avec berlioz : gratuitement ou pas, sans consentement, c'est un viol ; et on ne parle pas ici de désir mais de décision librement consentie) ; je préfère, disais-je, qu'un homme paie une prostituée plutôt que de satisfaire ses besoins inassouvis sur le fils de sa voisine (par exemple).

Le mari qui a des relations sexuelles avec sa femme, alors que celle-ci a manifesté clairement qu'elle ne le veut pas, ne respecte pas la liberté de corps de sa femme. Qu'il parvienne a ses fins au moyen d'une pression morale ou de la contrainte physique ne change rien. Pour moi, c'est une forme d'abus sexuel. C'est un viol.

Posté par hi3, 11 septembre 2007 à 22:55

"je préfère, disais-je, qu'un homme paie une prostituée plutôt que de satisfaire ses besoins inassouvis sur le fils de sa voisine (par exemple)."

je pense qu'il peut se masturber non ?... Comment font les femmes quand elle n'ont personne ? Et que font les hommes qui ne vont pas voir des prostituées,car la majorité des hommes n'y va jamais, il faut le savoir. Tu sais, la plupart des clients de prostituées sont en couple et père de famille ... donc il s'agit d'autre chose que d'une recherche de sexe ou de relation... D'autre part, les besoins irrépressibles qui attendent bien sagement leur heure et le lieu propice... ça fait pas très spontané ni irrepressible. Je pense que la société est habituée à fonctionner comme ça et évite de remettre en cause un pilier de la domination sexuelle... Une idée de sexe pour l'homme qui doit toujours être disponible sur le marché... je suis pas d'accord avec ça, je pense que ça peut changer par un changement des mentalités en particulier.

Pour ce que tu écris sur le couple, je suis bien d'accord avec toi ! Je pensais plutôt au soir où la femme (ou l'homme) en a pas très envie et répond oui ou se laisse faire pour faire "plaisir"... ben pour moi c'est pas un viol c'est faire plaisir, être altruiste on dira... Mais bien entendu que si l'un ou l'autre insiste lourdement ou pire,va jusqu'à forcer c'est un viol ou si c'est des rapports sexuels brutaux contre la volonté, c'est un viol conjugal. J'avais plus en tête ces soirs de fatigue où on a envie d'être "tranquille" (ou de causer, ou de regarder la télé ... simplement)
Enfin souvent les gens s'énervent en parlant de prostitution et j'ai pas envie de ça.

Posté par Emelire, 11 septembre 2007 à 23:36

Calmement

Emeline, je prenais volontairement un cas extrême dans mon exemple mais ce que je veux dire, c'est que le changement des mentalités, à mon avis, ne peut se faire qu'en passant par l'acceptation de pratiques (comme la prostitution) qui de toute façon existent depuis des temps immémoriaux.

Je ne pense pas que la masturbation soit un anti-exemple judicieux. On parle ici de passage à l'acte, d'activité seuelle avec une autre personne ; donc d'un désir ou d'un besoin qui ne peut ni être contenu, ni être satisfait dans la solitude. Bien sûr, les causes sont plus profondes, dans la majorité des cas, que la simple activité hormonale. Il n'empêche que la conséquence, c'est le besoin de décharger (sans mauvais jeux de mots) cette instance physiquement, sans délai. Et pour pallier cela, de manière certes toutes provisoire et symptomatique, la prostitution me semble encore la meilleure solution, oh certes pas idéale, mais préférable à une frustration aggravée ou à un viol, quelles qu'en soient les modalités.

Je pense que ce rejet de la prostitution est une hypocrysie qui n'en finit plus d'être à la mode. La condamner, c'est justement mettre ceux et celles qui la pratiquent en danger, et c'est rendre plus facile leur manipulation, leur aliénation par d'autres, plus forts, plus riches ou mieux placés. Je pense que la prohibition, de manière générale, n'amène pas grand chose de bon et intensifie au contraire un certain nombre d'actes décadents.

Selon la même logique, je suis pour la légalisation d'un certain nombre de drogues (je précise que je n'en pratique aucune : je n'ai donc aucun intérêt personnel là-dedans), bien que je n'aime pas voir des personnes sous leur emprise ; parce que ça éviterait du moins que des brigands vendent toutes sortes de sâletés qui détruisent le corps et l'esprit de trop de consommateurs un peu naïfs ; et aussi parce que, pour les très jeunes, ça enlèverait peut-être un peu l'attrait de l'interdit.

(Ceci est une digression que notre hôte supprimera s'il le juge opportun.)

Posté par hi3, 12 septembre 2007 à 00:15

parce qu'avec une prostituée il y a une communication ? ... je ne crois pas qu'un violeur qui recherche justement le non consentement ou qu'un pédocriminel qui cherche spécifiquement un enfant (sinon justement il irait voir une prostituée ou draguerait un-e adulte) ... trouve son compte avec la prostitution. Mais qu'au contraire, le fait de tolérer au niveau social, qu'une frange de personnes (presque exclusivement des femmes) soit sacrifiée pour les besoins prétenduement irrépressibles de quelques hommes... (je ne parle pas de quelques pervers drogués du sexe mais de clients "lambda")...
Le client ne recherche pas la communication, communiquer c'est être 2 (désirs), elle ne veut que le fric et lui qu'imposer ses désirs, quels qu'ils soient.
A mon avis, condamner ou interdire sans changer les mentalités est illusoire. Il y a toute une éducation à mener, dès l'enfance, sur le respect des autres, globalement. Et en particulier les questions de violences aux femmes et du respect du désir des femmes, du choix dans son vrai sens, et non d'exploiter la misère ou la destructuration de l'autre et de passer pour un choix la conséquence des inégalités sociales ou des graves blessures de la vie. La rue très jeune ne laisse que très peu de choix.

Si la prostitution est à ce point nécessaire, une prostituée membre d'une association d'aide suggérait qu'un "service prostitutionnel obligatoire" soit institué, et bien entendu pour les garçons aussi... (c'était une formule un peu choc pour aider à la prise de conscience et non une suggestion bien sûr !)
Je pense que bien peu de gens voudraient en arriver là... Le monde n'est pas un paradis mais on a le droit de vouloir améliorer les choses et de tendre vers ça ... au lieu de se dire "c'est comme ça, on peut pas s'en empêcher", enfin à mon avis... Je pense vraiment que les hommes (en général) valent mieux que ça.

Posté par Emelire, 12 septembre 2007 à 09:23

Mais il s'agissait de sales types, sûrs de leur bon droit.
Aucune raison de les épargner. On ne va abattre le troupeau pour autant.

Posté par Fauvette, 12 septembre 2007 à 13:24

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