Ma vie, mon oeuvre

On trouvera ici aussi bien des moments de ma vie que des critiques, des cris de colère ou des fictions de mon cru.

20 juin 2009

A quand la peste ?

La grippe tue, ce n'est pas nouveau. Elle tue les plus jeunes, les plus vieux, les plus fragiles. Cette dernière vague dont les journaux se sont saisis avec délectation, enfin un sujet qui changeait de la crise, semble beaucoup plus virulente. Mais à y regarder de plus près il n'y a pas que les journaux, écrits ou parlers, qui se sont régalés.

L'épidémie a commencé au Mexique et il a fallut attendre déjà les premières migrations, aux États-Unis entre autre, pour qu'on commence à évoquer les morts; une centaine de morts, soit, mais dans un pays ravagé par la pauvreté et à l'hygiène défaillante.
Alors pourquoi en faire un tel fromage chez nous si ce n'est pour nous vendre quelque chose, nous grands consommateurs de médicaments que nous sommes ? Nos grands se sont engouffrés dans la brèche, priant Saint Nofi plutôt que raison garder. Et voilà les pouvoirs publiques passant commandes d'antiviraux en masse pour prévenir l'invasion qui pourtant, on le voit encore ces jours ci partout dans le monde, n'est pas plus terrible que la grippe traditionnelle qui vient elle de, de... d'où au fait ?

C'est sans doute pour cette raison que le taux de profit des dix plus grands producteurs aura augmenté de trente pour cent en 2008. Ce qui n'empêche absolument pas les restructurations puisque 40 plans sont en cours prévoyant la suppression de 6500 emplois.
J'en suis malade.

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14 juin 2009

Au carrefour

Je crois que, tout comme ce blog, j'arrive à un tournant, à un carrefour majeur et qu'il va me falloir prendre des décisions qui ne seront pas forcément agréables pour tout le monde. Ici, ça végète, je n'ai plus le gout pour grand chose, ne vient que de temps à autre en me demandant, et c'est nouveau, pour qui vraiment j'écris.

J'entrevois différentes solution, la plus simple étant de continuer comme si de rien n'était, venant de temps en temps raconter une histoire que j'aurais maltraitée car l'envie de romancer est plus forte que moi, ou râler un bon coup, mais il y aurait tant à faire dans ce domaine. La décision la plus délicate à prendre serait sans doute d'arrêter là, en maintenant l'historique ou non, fermant purement et simplement la porte, ne me gardant plus que le rôle du lecteur qui viendrait de temps en temps s'octroyer le droit d'aller écrire chez les autres.

Mais il m'est venu deux autres idées intermédiaires qui entrent toutes les deux dans l'option "on continue mais pas comme avant". La première, la plus facile à tenir, utiliser ce lieu pour mettre mes photos, et seulement mes photos, l'autre lieu étant un peu étroit et ayant tendance à réduire un peu trop les images pour qu'on puisse pleinement les apprécier; l'autre tient de la gageüre, prendre dans un journal, et pas toujours le même, un article qui m'aura attiré l'œil et d'en faire un commentaire complet, en fonction de l'histoire et de mes humeurs.

Je n'ai pas encore tranché, mais je pense que vous serez vite tenus au courant.

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03 juin 2009

Visite du dimanche

Dimanche dernier, je suis allé le voir, lui.
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Vous ne le reconnaissez pas ? Mais si, vous l'avez déjà vu, là :

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Toujours pas ? C'est peut être le ciel bleu qui vous empêche de vous concentrer. Prenons un peu de recul.

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Ça y est, vous y êtes pas de doute, un des monuments les plus connus en France; plus de trois millions de visiteurs chaque année. Toujours pas ? Reculons encore un peu.

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Si vous n'avez pas reconnu le Mont Saint-Michel, c'est que vous vous êtes absenté de la planète Terre durant plus de 700 ans, que vous étiez partis avant sa construction.

Mais, en fait, je ne suis pas venu pour le visiter mais marcher dans la baie, sur le sable découvert, pas si mouvant que ça, accompagné par un guide absolument formidable, même si très bavard, qui nous a raconté les ripéties du lieu entre le néolithique et aujourd'hui, voire demain.

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C'est donc plutôt cette vision du mont que nous avons eue, la façade bien verte avec seule l'abbaye et son église pointant au dessus du caillou. Autant dire qu'avec le temps la crème solaire était de rigueur et plutôt deux fois qu'une.

La visite sera pour une prochaine fois.

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25 mai 2009

Comme tout le monde (ou presque)

Cela fait déjà quelques temps que je l'ai repéré. Tous les soirs en sortant du boulot je le vois devant la porte de service de la petite grande surface avec son sac et ses cartons, son imperturbable bonnet bleu marine vissé sur le crâne; Il semble jouer avec la bouche d'aération qui se trouve au sol et fait parfois battre son pantalon comme une grand voile par vent fort. Il est propre, rasé de près, et ce tous les jours.
Quand il s'absente sa place est marquée par les quelques affaires qu'il laisse et que personne de viendra toucher, son sac, barda de fortune posé sur quelques cartons épais, sans doute son matelas pour les prochaines nuits.

Et puis un hasard des déplacements et des rendez-vous m'a fait venir au même endroit un samedi. Le magasin est bien ouvert mais aucune trace ni du marin d'eau trouble ni de la moindre de ses affaires; et pourtant le lundi suivant le voila revenu à son point de départ, ou du mien.

J'aurai pu me poser beaucoup de questions et longtemps si une promenade dominicale ne m'avait pas fait lever le pot aux roses. Je l'ai croisé installé sur son carton, toujours le même sac, toujours le même bonnet, toujours propre et bien rasé à l'orée du bois de Boulogne. En fait, quel que fut son parcours dans la vie, quelles que furent les circonstances qui l'avaient mené à vivre dans la rue, en fin de semaine notre bonhomme partait dans sa résidence secondaire. Rien que de plus normal et j'en souris encore.

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19 mai 2009

Carton rouge !

IMG_7628Et voila une bonne chose de faite !
Après avoir passé des jours à mettre des choses dans des cartons, nous sommes en train de les vider, ou de les mettre ailleurs, pour retrouver un peu de la superficie perdue.
Et ce n'est pas tout; mais quand on quitte un appartement il faut encore le rendre dans un état acceptable, refaire un peu de peinture ici au là, boucher quelques trous disgracieux, effacer les traces que la graisse a laissées dans la cuisine, celles que le calcaire a incrustées sous la machine à laver, annihiler les effets de la poussières cachée sous et derrières les meubles.

Mais bientôt, oui bientôt, nous pourrons nous consacrer entièrement à la décoration de notre nouveau petit nid.

La "flat academy" est bien terminée !

P.S.
Que c'est dur plus de deux semaines sans connexion à la toile, que c'est dur de ne pouvoir venir vous lire et vous écrire. Je vais tâcher de rattraper le temps perdu, puisque Proust nous montre qu'il est possible de le retrouver.

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02 mai 2009

Secouez moi

Je ne pensais pas avoir un jour à vivre cette expérience. Tout à l'heure me rendant à notre nouvel appartement, j'ai pris ma ligne de métro abhorrée, la 13. Encombré d'un gros sac à dos je me mets dans un coin pour déranger le moins possible, puis sort mon journal. Quelques stations plus tard, en entrant dans l'une d'elle, j'entends un bruit assez fort, comme un coup de feu ou un fusible qui lâche, suivi d'un freinage brutal et une coupure totale de courant. je pensais à un incident technique, une pièce qui venais de casser, j'avais tort. Quelqu'un venait de passer sous les roues de ma voiture.

Les quelques personnes sur le quai regardaient la voie juste où je me trouvais. Une jeune femme s'est approchée d'une fenêtre ouverte pour signaler qu'elle était médecin et qu'elle était donc disponible si on avait besoin de ses services. Mais là où je suis resté pantois c'est quand j'ai vu une partie importante de mes compagnons de voyage se coller aux vitres, envahir le petit carré où je me trouvais, pour essayer de voir quelque chose. Et voir quoi ? Un morceau de bonhomme, une tache de sang ?

J'ai commencé à dire à une jeune femme me marchant sur les pieds qu'elle ferait peut être mieux de s'assoir, que enfermés dans la voiture il nous était impossible d'être de la moindre aide pour cette pauvre personne. J'ai été immédiatement insulté copieusement, me disant que j'étais complètement insensible voire, pire encore, complètement athée. Je l'ai rassurée de ce côté là mais, impossible d'en placer une pour lui expliquer que regarder un bras coupé sur une voie de chemin de fer n'était pas un signe de grande sensibilité.

Je l'ai ensuite entendu parler autour d'elle de cet affreux bonhomme, qui lisait son journal pendant qu'un être humain était peut être en train d'agoniser (c'est vrai je tenais un journal plié dans main; de là à le lire...).

J'ai eu dans le même temps deux pensées, une pour cette personne qui avait sans doute choisi cette fin atroce, essayant de comprendre ce qui peut là pousser à ce geste fatal et une autre pour les conducteurs de nos métros qui vivent ces événements. Je tire le chapeau au mien qui a su garder son sang froid, organisant à la fois les secours puis l'évacuation de la rame après l'arrivée des pompiers. Sensibles ou pas, j'espère qu'ils ont droit à un bon soutien psychologique.

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01 mai 2009

Une abeille en travers de la gorge

J'ai eu l'occasion, il y a peu, de voir sur le petit écran, le film "Bee movie". En dehors du fait qu'encore une fois nos cerveaux du cinéma ce sont bien gardés de traduire le titre, montrant ainsi une part d'imagination assez réduite, j'aurai tout de même quelques remarques à faire sur le contenu de cette œuvre. Bien sûr, on peut admirer sa technique parfaite mais, c'est maintenant le cas pour la plupart des productions de ce niveau, le dessin animé disposant de logiciels de plus en plus perfectionnés; bien sûr on peut aimer ou pas l'esthétique générale, l'anthropomorphisme exagéré des personnages (les petites bébêtes, pourtant classable parmi les insectes, n'ont que quatre pattes). Mais si nous grattons un peu la pellicule il y a tout de même des choix idéologiques plus que contestables dans le scénario.

Parlons d'abord des personnages. Tout d'abord, rien que par le titre, on peut penser qu'on va nous parler d'abeilles or, fidèles à leurs habitudes, les studios nous montrent une horde de mâles, sans doute pour eux seuls personnages dans lesquels nos petites têtes blondes (ou pas) pourront s'identifier. Pourtant, si je ne m'abuse, dans cette espèce d'insecte celles qui recueillent le pollen, qui le transportent, qui le transforment, qui en nourrissent les larves et leur reines sont des femelles. Les mâles n'ont qu'une existence très courtes étant là seulement pour, lors d'un vol unique, fertiliser les futures reines. Dans notre film on voit une charmante famille, monsieur travaille dans l'entreprise de fabrication de miel, madame vaque aux tâches ménagères, poncifs vieux comme le monde. D'aucun dira que du côté humain les hommes sont montrés comme des brutes ignares et les femmes comme épanouies, indépendantes, intelligentes et actives, le compte n'y est pas.

Et puis parlons de l'histoire, celle ci est simple; notre héros, "une" abeille rebelle, ne veut pas avoir à choisir un métier dans lequel il sera cantonné toute sa vie, il décide de sortir de la ruche pour voir le monde. Jusque là tout va bien. Au cours de son périple il visite un supermarché dans lequel il découvre des étagère entières couvertes de miel. Il comprend alors que les pauvres abeilles sont exploitées par de méchant spoliateurs. Il décide de faire un procès aux méchantes grosses entreprises de l'agroalimentaire pour leur faire entendre raison et leur faire restituer le fruit de leur larcin. Il va gagner. Et comme les ruches se retrouvent remplies de miel sans avoir à le fabriquer les abeilles, complètement inconscientes, arrêtent de travailler. D'où arrêt de la pollinisation, arrêt de la reproduction des plantes, fin du monde à courte échéance.

On peut bien sûr n'y voir qu'un message écologiste mais, étant donné ce choix de l'anthropomorphisme, comment de pas faire un parallèle avec le monde du travail ? Vous pensez bien, si jamais on donnait le fruit de leur travail à tous les ouvriers et employés de la terre, ce serait la fin du monde. Ils arrêteraient de travailler et ce serait la fin du monde Les patrons ils se goinfrent, bien sûr mais, sans eux, ce serait la fin du monde. Vous comprendrez que le dard a eu du mal à passer.

Alors en ce jour du premier mai, fête du travail, vous trouverez en France et ailleurs, plein d'endroits pour réclamer le juste fruit de votre travail.

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24 avril 2009

Stratégie de l'élimination

Il y a quelque chose de magique dans le comportement du corps humain; pour peu qu'un corps étranger parvienne à s'y glisser il manifeste par de multiples symptôme son mécontentement et sa ferme volonté de s'en débarrasser. Les stratégies utilisées alors sont plus ou moins efficaces et entraînent parfois de la fièvre voire le décès du porteur, ce qui peut être aussi une méthode d'élimination du problème.

Voyons quelques exemples en prenant comme objet de notre étude mon nez qui se voit le centre d'une attaque depuis hier matin. Poussière, pollen, insecte minuscule, je ne sais ce qui en est l'origine mais j'ai ressenti violemment dans le métro comme une piqûre dans le haut de la fosse nasale, comme un intrus égaré là qui aurait décidé d'y élire domicile.

Une fois les informations transmises à l'ordinateur central, le cerveau, les mesures d'urgence ont été prises; mon nez s'est mis à secréter une substance aqueuse très fluide qui, grâce à la gravité, a dévalé les
pentes de mon appendice respiratoire comme une fontaine au printemps. Je me suis donc mis à alterner les mouchages avec les changements de mouchoir à un rythme effréné, ce qui a rendu assez chaotique la lecture de mon journal. Mais cela n'a pas été suffisant. Du coup, les petits chatouillis ressentis dans le haut du nez se sont transformés en éternuements tonitruants et répétés provoquant des douleurs dans les
côtes et mes abdominaux rachitiques. Ces deux méthodes ne suffisant pas à extraire l'intrus, les glandes lacrymales au dessus de l'oeil droit se sont mises en action. Le canal du même nom reliant le coin de l'oeil au
nez n'étant pas suffisant pour assurer le drainage complet, je me suis mis à pleurer abondamment sans aucune raison apparente.

Et quand c'est fini, ça recommence. Je suis épuisé. En plus, après vingt quatre heures de ce traitement, je ressens toujours le minuscule allien blotti dans un pli de mon tarin. Mais que font les Men in Black ?

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22 avril 2009

Avoir du piquant

10pimentVous qui pâlissez à la simple vue d'un poivron, vous dont les papilles frémissent à l'idée d'un plat épicé, vous qui pleurez déjà à l'idée de la présence de piment dans votre plat, fuyez ! Détachez rapidement vos yeux de cet écran, décoller vos doigts du clavier et courrez vous cacher dans le réfrigérateur !

Il y a peu, je suis allé manger dans un restaurant sénégalais; au moment de servir l'entrée, entre autre des petits beignets, notre hôte nous apporte une petite coupe contenant une sauce rouge; et il nous met bien en garde, pas plus d'une pointe de fourchette pour l'assiette entière, se retirant toute responsabilité en cas d'usage supérieur.
Dans ce genre de cas je plante la pointe de ma fourchette dans la mixture dangereuse et l'essuie sur le bout de ma langue pour pouvoir en tester et le goût et la puissance. Évidemment l'effet ne sait pas fait attendre, une chaleur montant dans les joues, une brulure, mais trop vive, au bout de la langue et sur le palais, une légère humidité entre les omoplates. Et puis le parfum vient emplir les narines et révéler ses secrets. Il ne fallait pas abuser, mais c'était tout à fait tolérable.

Hier soir je dinais avec mes fils dans un restaurant taïlandais. L'un deux commande un plat au doux nom du 'Tigre qui pleure avec sa sauce piquante'. Je le vois arriver, des petits morceaux de viande roses flanqué du petit réceptacle avec une sauce verte. C'est sûr, il va me falloir l'essayer. Par précaution cette fois, je fais une petite boulette avec le riz gluant et j'y dépose une petite goutte du liquide suspect que j'engouffre dans ma cavité buccale.

A côté de cette sauce extrème orientale la sénégalaise était comparable à de la confiture de rose. J'ai eu l'impression qu'on me brulait le palais au chalumeau, la langue ne sentait plus rien, je suais à grosses gouttes. Heureusement que ce n'était pas mon plat, même si aucune obligation se faisait d'utiliser le dit accompagnement mais, j'ai senti passer l'acide jusq'uà son élimination totale, et pas sans souffrance.

La photo vient de .

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15 avril 2009

C'est sous ce sort

Lorsque je me rends sur mon lieu de travail pour ma journée de labeur, il me faut changer de métro une fois. Et le rituel est toujours le même lorsque j'arrive sur le quai du deuxième, mon regard se porte sur le panneau suspendu en son milieu; je vérifie la destination, histoire de m'assurer qu'Alzheimer ne me guette pas, puis mes yeux se tournent vers l'heure, ce qui permet de voir le score du jour en terme de retard puis, pour finir, je regarde dans combien de temps va arriver la prochaine rame. Et là, stupeur, depuis quelques semaines, invariablement, jour après jour, c'est toujours le deux qui apparait. Pourtant ensuite, je vois bien le temps s'écouler. Alors, quelle est cette magie du nombre ?
Quoi qu'il en soit, cela met du piment dans mon trajet, un soupson de sel dans la monotonie du transport. Alors j'en profite; je ne changerai pas la destination de mon regard.

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08 avril 2009

Un autre

IMG_7549Un autre dessin, plus tout à fait d'actualité mais suffisamment pour tirer quelques sourires jaunes.

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27 mars 2009

Le rire comme exutoire

illustration_0_191Parfois vous voyez un dessin d'actualité et vous souriez grâce son acuité, la précision du trait ou sa grosseur au contraire; d'autres ne vous font absolument rien, ils tombent à plat par manque de connaissance du contexte ou le manque de talent de son auteur. Et puis parfois, il y en a qui répond exactement à l'idée que vous vous faites de la situation et le rire se mèle d'une certaine amertume.

Celui publié ce matin par le petit magazine envoyé au moyen d'un courrier électronique par l'hebdomadaire Télérama est de ceux là. Je ne peux m'empêcher de le partager avec vous.

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20 mars 2009

Travaillé du casque

Elle est assise devant moi, un casque audio cachant complètement ses oreilles qui doivent être charmantes. Sur le bandeau reliant les deux oreillettes qui passe par dessus sa tête la marque est écrite; "Skullcandy".
Je souris en pensant à sa traduction possible : sucre de crâne.

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19 mars 2009

Loin des yeux, près du cœur

Décidément, le métro parisien est une source infinie de sujets de conversation, un tonneau des Danaïdes de situations cocasses. Hier encore, après avoir passé sur ma ligne chérie trois fois plus de temps pour le trajet habituel, me voici debout sur la seconde à regarder autour de moi. Juste devant se tient un jeune homme affichant une petite trentaine, grand, des lunettes aux verres minces, une écharpe roulée en boule dans la poche droite de son loden. Il tient avec ses deux main un rectangle de papier blanc plié en deux d'une quinzaine de centimètres de long sur cinq ou six de large. De temps en temps je le vois ouvrir le morceau de papier et l'approcher à deux centimètres de ses yeux. Dans le reflet de la porte je le vois cligner des yeux plus rapidement. Que fait il au juste ? La première fois je pensais qu'il ne voyait pas grand chose et avait besoin pour lire de cette faible distance d'avec ses yeux. Et puis c'était trop fréquent, si quelque chose était écrit il devait maintenant le savoir par cœur. S'adonnait il à la résolution d'une énigme optique ? Détective, était il à la recherche d'un indice caché dans le papier ?
Je n'aurais pas eu le temps de lui demander, à la station suivante il est descendu en un clin d'œil.

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14 mars 2009

Salut

IMG_6550Salut l'artiste, je t'aimais bien tu sais et, même si je te savais malade depuis quelques temps, ce concert de septembre m'avais rendu optimiste, je n'y voyais qu'un mauvais moment à passer pour toi, un combat de plus à ton actif.
Salut l'artiste, je t'aimais bien tu sais et ta voix va nous manquer; heureusement qu'il reste des enregistrements qui, peu à peu certes, feront place à d'autres dans nos mémoires mais il restera toujours une petite place pour tes textes tellement différents de la soupe qu'on nous sert habituellement.
Salut l'artiste, je t'aimais bien tu sais et, même si aucune larme ne se presse au coin de mon œil, il me reste un fond de tristesse, une amertume au bord du cœur, l'impression d'avoir perdu une connaissance qui savait faire résonner certaines fibres de mon esprit, qui savait faire trembler l'air. l'air de rien, émouvoir et émerveiller.
Salut l'artiste, je t'aimais bien tu sais.

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