Ma vie, mon oeuvre

28 décembre 2013

Les aventures de Berlioz dans le Caucase - 5

Mercredi 21 août - Erevan

Premier réveil à Erevan, premier petit déjeuner à l'hôtel, tout à fait dans le style de certains hôtels ouzbeckes, avec des plats chauds mais aussi les produits locaux, fromage de brebis, aubergines au noix, salade de concombre et tomates, etc. Je l'accompagne d'un thé, je ne veux même pas essayer le café qui pourrait être proposé. Le jus de fruits est imbuvable, sns doute très sucré pour qu'on ne remarque pas qu'il ne contient pas de fruit du tout.

IMG_2910-1Puis, c'est le départ pour ma première excursion organisée. je suis tombé la veille sur une agence proposant des visites à la journée, plus ou moins longues vers des sites plus ou moins éloignés. Celle là est courte et va me service de banc d'essai. Première étape, le site de Garni. Sur un plateau, au bord d'une falaise surplombant des gorges magnifiques se trouve un temple grec, très abimé mais très reconstruit. Ainsi posé, entouré de montagnes, je ne peux que penser à celui de Ségeste près de Palerme, même s'il na pas sa grâce ni cette couleur dorée.

Se trouvent juste à côté les ruine d'une église chrétienne et les restes des thermes qui étaient accolées à un palais. On y voit la structure interne avec la méthode pour distribuer la chaleur ainsi qu'une belle mosaïque.

Pour arriver jusque là, il aura fallut supporter un discours quasi ininterrompu de notre guide accompagantrice, en trois langues parlées à toute vitesse, l'arménien, le russe et l'anglais; au bout de quelques minutes j'ai fini par ne plus faire trop attention au discours et à me concentrer sur le paysage. On peut voir, grâce à ces gorges escarpées comme une coupe géologique au haut de laquelle trône les restes cristallisés d'une coulée de lave, un orgue basalatique avec ses magnifiques tubes hexagonnaux. Je ne sais pas encore que je vais en croiser d'autres encore plus grands, encore pus beaux.

Notre car repart un peu plus tard, trop tôt pour bien profiter du site, vers Keghart et son monastère à moitié creusé dans le rocher.

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06 octobre 2013

Les aventures de Berlioz dans le Caucase - 4

Mardi 20 août - Tbilissi/Erevan

IMG_2888"Pour vous rendre à la station de bus Ortchala, c'est très simple, vous prenez le métro jusqu'à la station Isani puis, le mini bus 140" m'avait expliqué la charmante hôtesse de l'office de tourisme. Premier écueil, il faut passer le métro sans ticket et avec un gros bagage. je propose donc à une personne qui était là de me faire passer en l'échange de ma pièce, comme la veille mais, elle a refusé tout paiement, m'ouvrant le passage pour mes beaux yeux. Ensuite, aucun problème, même sans arrêt formellement marqué pour trouver le bus qui arrivait au même moment que moi. J'explique au chauffeur où je vais, il me fait poser mon bagage juste devant lui puis, nous sommes partis. Partis pour un long trajet car le conducteur m'a complètement oublié ne me disant pas où descendre.
 Finalement, après avoir traversé toute la ville, il me met entre les mains d'un collègue allant dans l'autre sens qui finira par me déposer à bon port.

Dès avoir posé le pied sur le trottoir, un homme se précipite sur moi en me demandant "Erevan ?"; c'était un rabatteur pour les conducteurs de voiture cherchant à faire le trajet en co-voiturage. C'est plus cher que de prendre le bus mais, bien plus rapide et confortable. Il suffisait d'attendre deux autres personnes et nous partions. De toute façon, pour les bus c'est pareil, tant qu'il n'est pas plein il attend. Après une heure nous fûmes prêts, trois hommes, dont le conducteur, et une femme. Évidemment, leur anglais est très réduit et mon russe n'a pas fait de progrès dans la nuit, les conversations avec moi tournent court.

IMG_2895Après une heure de route environ, nous arrivons à la frontière. Le passage côté géorgien est très formel, ils regardent le passeport, vérifient le tampon d'entrée et en ajoutent un de sortie. Nous passons ensuite le pont qui sépare les deux pays et arrivons au côté arménien. Deux files d'attente répartissent les piétons, je me mets dans une, mes compagnons de route dans l'autre. Bien sûr, ma file n'avance pas alors que l'autre oui; donc je pars rejoindre les deux autres; c'était sans avoir vu les cellules électroniques qui, détectant un déplacement dans le mauvais sens ont déclenché une alarme. Rien de grave mais, je m'étais fait remarquer. Et la file n'a pas avancé plus vite pour autant.

Et puis, nous avons continué la route, pas mauvaise d'ailleurs, entourée de montagnes soit très vertes, recouvertes de forêts, soit toutes jaunes, avec l'herbe qui a cuit tout l'été. Nous passons par Sevan ce qui me donne l'occasion d'apercevoir le lac; je m'en réserve la visite pour plus tard.

Nous arriverons finalement à Erevan au bout de six heures de route. Mon chauffeur aura même l'amabilité de me déposer devant l'hôtel que j'avais pointé. On ne rit pas, c'était l'hôtel Shyrak, du nom d'une des régions de l'Arménie.

IMG_2894Après la dépose des bagages, petit tour de reconnaissance dans la ville qui, au premier abord, ne me plait pas des masses, trop moderne, trop rectiligne, trop occidentale. Premières angoisses également, impossible de sortir de l'argent avec ma carte bancaire, je vais donc changer un peu d'argent liquide mais, je ne pourrai pas aller bien loin avec ce que j'ai.

Une fois le côté matériel assuré, les grands espaces verts tout autour du centre ville, les petits plans d'eau, l'opéra, la place de la République toute rose, la ville me parait plus agréable, vivante et vivable. En tout cas, ici aussi on trouve des petites fontaines pour boire un peu partout. Et, heureusement, la bière na manque pas non plus.

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22 septembre 2013

Les aventures de Berlioz dans le Caucase - 3

Lundi 19 août - Tbilissi

Aujourd'hui, avec un ciel gris, je me lance dans une excursion à risque; le risque est limité mais, je ne parle aucune langue du pays, l'anglais est quasi inexistant ici et je ne lis pas le géorgien qui a son propre alphabet. Pour aller à la station de bus décrite dans mon guide, aucun problème, j'avais découvert les lieus la veille; pour demander mon bus pour Bolnisi, presque pas de problème, entre ma prononciation déficiente et mon écriture, j'arrive à me faire désigner mon bus ET prendre un billet. En fait, le bus sera désigné plus tard parce qu'il n'est pas encore là. Et puis, une fois là, il faut attendre qu'il se remplisse avant qu'il ne parte, il ne faut donc pas compter sur un horaire précis. Par contre, malgré un prix de l'essence à la pompe proche de ceux des pays d'Europe occidentale, le trajet ne coûte pas cher, moins de deux euros pour faire 50 kilomètres. De plus, le conducteur va avoir l'obligeance de me déposer au croisement avec la route que je dois emprunter ensuite, tout va donc très bien. Mais à partir de là, plus rien, je pars donc à pieds pour les dix kilomètres restants. Ce ne sera qu'au retour que je remarquerai le bâtiment à l'angle, l'office de tourisme.

IMG_2855Comme j'avise au loin, au sommet d'une coline, une église qui me fait de l'oeil, je me dirige vers ce point de repère et... je me trompe. La route fut longue, l'ascension épuisante pour, au final, avoir une jolie vue sur le paysage environnant, l'église en elle même n'ayant que peu d'intéret. Heureusement, le long du chemin, je trouve des buissons couverts de mures gorgées de soleil, sucrées à point, délicieuses.

Le long de la route je me fais copieusement klaxonner par chaque automobile passant par là, j'ai l'impression qu'il n'ont jamais vu un piéton de leur vie; il faut avouer que je n'en ai pas vu des masses dans ce pays hors les villes.

Retourné à Bolnisi, je consulte l'office de tourisme que je viens donc de découvrir pour savoir où prendre mon bus pour le retour. J'en profite pour apprendre comment s'écrit Tbilissi en géorgien (თბილისი), je pense que ça m'évitera de me retrouver n'importe où. Le bus passe, j'arrive à le prendre mais, surprise, il ne me dépose pas du tout là où j'ai pris celui de l'aller, ce qui va me permettre de tester le métro. Celui-ci s'il n'est composé de deux lignes, permet de traverser la ville dans sa plus grande longueur. Par contre, le paiement n'est pas fait pour les touristes de passage : il faut acheter une carte que l'on charge d'au minimum quatre trajets. J'arrive à m'entendre avec un homme du coin qui me fait passer après lui avoir donné le montant d'un trajet. Le métro est de type soviétique, quai au centre, tunnels séparés pour les deux sens; par contre, il n'est pas aussi décoré que celui de Tashkent et les noms de station ne sont écrits qu'en géorgien; je vais compter les stations.

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Ayant l'intention de partir pour l'Arménie le lendemain, je passe à l'hôtel me prendre une bonne douche puis repart en ville dans l'intention avouée d'aller goûter le vin géorgien avec quelque chose de bon à manger. C'est sur le chemin que je découvre les murailles de l'ancienne fortification qui a été réutilisée, sans doute au XiXème, en habitation. On distingue clairement les tours construites à intervales réguliers avec, comme toujours, ces balcons en bois.

Le vin géorgien, s'il n'est pas le meilleur que j'ai pu boire, n'est pas mauvais. Mais, surtout, je découvre une spécialité d'aubergines aux noix à tomber par terre. Je me promets bien d'essayer une recette dès mon retour.

Dernier petit tour à la nuit tombante, un dernier regard sur la passerelle moderne, la cathédrale illuminée,les vieux balcons en bois, la journée du lendemain va être longue.

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21 septembre 2013

Les aventures de Berlioz dans le Caucase - 2

Dimanche 18 août - Tbilissi

Malgré les trois heures de décalage je n'eu aucun problème pour m'endormir nin pour me réveiller pas trop tard, sans l'aide d'un quelconque outil. De toute façon, j'étais parti sans rien, ni réveil ni téléphone pouvant faire office de, ma seule référence horaire étant le soleil dans le ciel, les affichages publiques, mon appreil photo. Sitôt prêt, je décide de me lancer à l'assaut de la ville. Mon seul point de repère aperçu pendant mon trajet nocturne en taxi était la position relative de la rivière et l'emplacement approximatif du centre ville par rapport à elle. Mon plan n'étant pas à la bonne échelle (seules les rues principales étaient visibles), je sors mon carnet de notes et un stylo pour brosser au fur et à mesure de mon déplacement un rapide petit plan, histoire de retrouver mon lit et les affaires qui vont avec.

IMG_2811Dès les premiers pas, je réalise que je suis en plein dans la ville du XIXème, celle construite par la Russie des tsars, les immeubles art nouveau côtoyant les maisons traditionnelles avec leur grand balcon en avancée sur la rue. Ce n'était pas facile d'avoir à la fois le nez en l'air et le stylo sur le papier.

Une fois la rivière atteinte, j'ai pu troquer mon papier avec mon guide contenant deux plans, dont un assez détaillé du centre. Je m'y dirigeai vaillamment.

Première surprise, un peu partout dans les rues, les parcs, on trouve des petites fontaines d'eau potable permettant de se désaltérer; quand on sait qu'en début d'après-midi la température pouvait dépasser les 30 degrés, cette eau, fraîche de surcroît, était un vrai bonheur.

Deuxième surprise, mais en était-ce vraiment une, il faut sortir des grands axes pour pouvoir avoir un regard un peu moins biaisé, ne pas se contenter des sites touristiques et aller regarder comment les gens vivent  vraiment. Tbilissi regorge de petites rues, de petits coins de campagnes, ce places et de maisons superbes.

IMG_2838Et puis, étant dimanche dans un pays chrétien à plus de 90 pour cet, c'était aussi l'occasion d'observer les rites et rituels. Passant devant une des églises les plus importantes, il était étonnant de voir que la cérémonie se passe aussi bien dans l'église que sur la place autour où elle est retransmise via des hauts-parleurs; j'ai eu ainsi le droit à un concert de chants orthodoxes absolument superbes. Et puis, autre chose fort curieuse, la communion se pratique à la porte où je vois un homme dans une grande aube colorée distribuer des petits pains (de la taille d'une hostie mais en pâte levée) ainsi que du vin dans des verres. Les fidèles vont et viennent, discutent entre eux, la messe ressemble à un spectacle permanent.

Poursuivant mon chemin, j'entame l'ascension vers la vieille citadelle en pierres dorées. Au fur et à mesure, je découvre la ville dans son ampleur ainsi que le quartier musulman qui est en contrebas, avec mosquée et bains traditionnels. A la porte de la citadelle une charmante jeune femme m'adresse la parole en anglais; elle fait partie de l'office de tourisme et m'invite à lui poser toutes les questions que je veux. Elle m'offre en plus un plan de la ville un peu plus touristique mais bien plus détaillé que le mien.

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Ce qui va me frapper toute la journée c'est la présence de la verdure, des parcs et des jardins un peu partout, des arbres le long des rues, dans cette air torride il est facile de prendre le frais.

Je termine al journée par un repérage du côté de la gare de chemin de fer; le bus que je veux prendre le lendemain part de ce côté. la gare est immense, elle ressemble à un grand hall d'aéroport, complètement sur-dimensionnée par rapport au trafic et pourtant, elle semble neuve. Encore de drôles de priorités quand on voit l'état des trottoirs tout autour. Et pas seulement les trottoirs; il y a de grands axes avec de belles maisons aux peintures fraîches; dès qu'on parcourt les rues derrières, ce n'est que ruine et décrépitude.

Fin de la soirée avec une bière locale; je l'ai bien gagnée. A peine retrouvé mon lit, j'entends une pluie torrentielle qui s'abat sur les toits et les rues. Le sommeil ne va pas être difficile à trouver.

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15 septembre 2013

Les aventures de Berlioz dans le Caucase - 1

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Malgré une attente sur des charbons ardents, le jour du départ finit par arriver.

Il m'avait fallut chercher soigneusement mon billet d'avion pour à la fois, ne pas payer trop cher, et avoir un vol qui assurait dans le même temps le transport du passager et de son bagage; l'expérience d'il y a trois ans avait été utile, pas question d'avoir une escale trop courte. Mais il ne fallait pas non plus qu'elle soit trop longue. Le choix qui m'était fait se situait entre cinq heures et plus de dix, heures qu'il faut passer coincé dans une zone de transit avec des sièges peu confortables et rien à faire d'autre qu'à lire ou regarder les avions décoller ou atterrir. J'ai choisi le moindre mal avec une escale d'environ cinq heures à Kiev.

On a beau s'y préparer, malgré l'excitation du départ, le transport représente une journée de perdue sur l'ensemble du voyage. D'autant plus que, pour pimenter la chose, le train reliant Paris à l'aéroport de Roissy était interrompu pour toute la durée des quatre jours autour du 15 août. Il m'aura fallut me lever tôt, prendre un métro, puis un bus dont la file d'attente était impressionnante étant donnée la période estivale et la fréquentation de la capitale en cette période. Et puis, la phase classique d'nregistrement des bagages et d'attente, d'attente, d'attente... Finalement, arrivée à 23h30 à Tbilissi où il a fallut affronter les chauffeurs de faux taxis qui vous proposent, faute de transports en commun, de vous amener pour un prix mystérieux où vous voulez. Je finirai dans l'annexe d'un hôtel peut être pas très officiel mais, bien suffisant pour les trois nuits (dont une bien avancée) que je me propose de passer ici.

Je n'ai pas vraiment fait grand chose de ma journée mais, je trouverai le sommeil bien rapidement.

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14 septembre 2013

Les aventures de Berlioz dans le Caucase - Introduction

Oyez, oyez braves gens, dans les jours qui viennent, vous allez pouvoir suivre ici les aventures de Berlioz dans le Caucase, en léger différé. Ce récit sera gracieusement illustré par moultes images saisies durant icelui. Mais avant cela, dressons en le contexte...

Tout est parti d'une exposition vue dix-huit mois plus tôt, au Scriptorial d'Avranche. Au dernière étage du musée était présentée une collection de manuscrits arméniens agrémentés de miniatures enluminées de toute beauté. Pour plonger le visiteur dans l'ambiance monastique du lieu et de l'époque de leur fabrication, étaient accrochée sur les murs une série de photos de monastères dans leur écrin de verdure, tous plus isolés les uns que les autres, tous perchés sur un promontoire montagneux. Ma réaction fur immédiate, je voulais aller là bas pour les voir de mes yeux.

Et puis, une série d'événements sont venus perturber le projet, Mélisande a choisi un autre chemin que le mien, de gros soucis familiaux sont venus se greffer  par dessus qui ont amenés la question "faut-il faire ou non ce voyage ?". Le OUI l'a emporté, il fallait pour remonter en selle mener à bien un projet de A à Z, se donner des objectifs réalisables afin d'apporter un élan positif à la vie qui, elle, continue.

Forcément, le voyage ne fut pas bien préparé, forcément, il y eu des moments difficiles mais il en reste une fabuleuse épopée que je me propose de vous raconter (quel que soit le nombre de personnes représentées par ce "vous", ce récit permettra aussi de mettre au propre mes notes et de revivre cette aventure), jour après jour, en espérant vous donner envie d'en faire autant.

Alors, tournons la page et commençons...

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21 juin 2013

Amitié à moitié

- On peut rester amis ? murmura-t-elle. Je sais que ça sonne comme un cliché, mais je veux sincèrement qu'on soit amis.

Je réflechis une minute à la question.

- Laisse moi un peu de temps. Quand je te regarde, là, maintenant, je ne te vois pas comme une amie. En réalité, je ne sais pas comment je te vois.

Elle se pencha vers moi et m'embrassa sur la joue.

- T'es le mec parfait pour la bonne personne, Hap. Sauf que je ne suis pas cette personne-là.

- Elles disent toutes ça.

 

Joe R. Lansdale - L'arbre à bouteilles

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24 février 2013

Homme de lettres

En ce moment, je m'écoute pas mal de musique, certains disques deviennent de chevet, les passant en boucle jusqu'à ce que les voisins en aient la nausée. En ce moment même, mes galettes de prédilection sont les voix bulgares, acides, mordantes, pleines de dissonances, et la "Musique pour cordes, percussion et célesta" de Béla Bartok. Le côté amusant de ce dernier, c'est que l'oeuvre est dirigée par Nikolaus Harnoncourt, un des grands chefs qui ont fait beaucoup pour le renouveau de la musique baroque.

Finalement, pour passer de Bartok au baroque, il suffit de prendre le thé.

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20 février 2013

Question de temps

Lu il y a peu¹ :

«Regarde comme c'est beau là-bas !» s'était-elle exclamée. J'avais regardé, et c'était en effet très beau. Un coup d'oeil m'avait suffi. On épargnait ainsi beaucoup de temps.

Restait une question : que faire de ces minutes ainsi gagnées.

 [1] Saül BELLOW : Le don de Humboldt - 1973

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06 février 2013

Deuil à faire

«Tu ne t'en remettras jamais. Mais tu es solide à présent. Souviens toi des moments heureux. Tu en as eu beaucoup.

Quelles furent les moments les plus heureux ?¹» lisais-je tout à l'heure dans le métro. Voila quelqu'un qui écrivait quelque chose que je devais lire en ce moment; voila un objectif à me donner; voila une mission à accomplir, recenser les moments heureux, les écrire pour ne pas les oublier et puis, rapidement, en inventer de nouveaux. Pas forcément facile mais, si tout était facile, où seraient les plaisir de la vie ?

 

[1] Iles à la dérive - Ernest Hemingway.

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12 décembre 2012

Du bon sens

Même plongé dans mes pensées, ce qui me permet parfois de passer à côté de personnes que je connais sans même les voir, j'ai les oreilles qui tintent au passage de mots ou d'expression incongrues. Il y  peu, marchant dans une rue large mais peu fréquentée près de mon lieu de labeur, j'ai doublé deux personnes se déplaçant à petits pas; passant à leur niveau j'ai entendu l'une dire à l'autre "Si j'avais su, j'aurais préféré ne pas savoir". La Palisse n'aurait pas dit mieux.

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09 décembre 2012

Construire, construire toujous, dit-elle*

Je suis parti me réfugier dans la musique de Monteverdi. Il a su, au cours de sa longue carrière (pensez donc, premier madrigal publié en 1587, le dernier en 1651, 64 ans à faire chanter l'amour) exprimer ce que je ressens en ce moment, le coeur qui se serre, la boule dans la gorge en rentrant, cette même angoisse que je pouvais avoir quand j'allais à l'école sans avoir fait mes devoirs, les larmes qu'il me faut refouler parce que poignant à l'évocation d'un souvenir, d'un parfum, d'une musique, d'une image, d'un lieu, n'importe où et n'importe quand. 184 poèmes mis en musique, il y a de quoi passer le temps. Il y a des deuils plus difficiles à faire que d'autres.

Je sais aujourd'hui qu'il va me falloir retrousser les manches et construire à nouveau, encore construire et tant pis pour les vents contraires, tant pis si c'est de guingois, tant pis si ça prend l'eau pendant quelques temps, il me restera bien un peu de temps pour consolider ma vie en attendant qu'elle m'échappe une dernière fois.


* Titre inspiré par une chanson de Hubert-Félix Thiéfaine

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08 décembre 2012

Perdu

Une fois encore, je ne sais pas comment j'ai fait, j'ai égaré ma boussole.

J'ai la tête à l'envers, me cogne comme un aveugle aux murs; on a retiré le chemin de dessous mes pieds.

Je suis perdu.

Mon étoile polaire s'est fait la malle dans une autre galaxie, comment m'orienter aujourd'hui ?

Pourtant, en tendant les bras, je sens les murs de ma prison.

Y aurait il quelqu'un qui ait de la lumière ?

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30 mars 2012

Sorbet pour un vieux singe

Et bien, puisque revoilà les beaux jours, il est temps de se remettre à la fabrication de sorbets.

La différence entre glaces et sorbets c'est l'absence dans ces derniers de lait ou de crème. Pour ne pas avoir un bloc de glace dans son congélateur puis sur sa table, deux possibilités s'offrent à nous, un parfum issus d'un corps gras, comme le chocolat ou une graine oléagineuse, ou bien s'il s'agit de fruits, un blanc d'oeuf battu en neige qui va aérer l'ensemble et le rendre moelleux.

IMG_0915Pour la soirée aux invités, deux parfums sont venus en tête, un sorbet chocolat dont vous trouverez une très bonne recette ici, légèrement modifiée par ajout de cannelle et de piment en poudre, accompagné d'un sorbet à la cacahuète. Ce dernier est d'une grande simplicité à réaliser.

Pour trois quart de litre de sorbet prévoir un demi litre d'eau que l'on met à chauffer pour y dissoudre 120 grammes de sucre. Verser doucement dans une jatte contenant 200 grammes de pâte d'arachide (pas du beurre de cacahuète). Il faut y aller très progressivement pour obtenir une belle émulsion bien crémeuse.

Il suffit de laisser refroidir et de passer à la sorbetière. Pour prévoir de ne pas découper la glace au marteau et au burin, penser à la sortie du congélateur en début de repas. Les deux conjointement laissent un souvenir impérissable. Vivement la prochaine.

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22 octobre 2011

Le fond des mots

Khadafi mort, c'est une grande victoire pour la démocratie.

Je ne suis pas sûr d'avoir entendu la phrase telle quelle mais, elle aurait pu l'être et, en tout cas de nombreuses qui voulaient dire la même chose furent prononcées par les grands de notre monde à cette occasion. Une victoire pour la démocratie. Trois grandes questions me taraudent l'esprit :

1) Cette victoire, la façon dont ce dictateur a été chassé du pouvoir, puis chassé tout court, c'est faite d'une drôle de façon. Une poignée de personnes qui prennent les armes contre leurs dirigeants, suivi d'une répression très violente déclenche une intervention internationale, OTAN et France en tête, telle une déclaration de guerre, sans aucune consultation des peuples concernés. Qui nous a demandé notre avis à ce sujet ?

2) Victoire après 42 ans de règne sans partage. Grâce à qui ? On ne va tout de même pas me dire que Khadafi est resté aussi longtemps au pouvoir sans aucune aide extérieure. Quels sont les pays qui ont bien voulu lui vendre les armes qui lui ont permis de mater sa population, sans qu'on nous demande notre avis à ce sujet ?

3) Des pays qui prennent des décisions qui vont à l'encontre du bien public, à l'encontre de leur peuple respectif, comme la destruction des services publiques, la suppression de nombreuses aides social, l'accroissement des lois répressives, qui o dans la misère des millions de personnes parce que "les marchés" le demandent, une nébuleuse sans visage élue par personne qui dicte ses lois aux états, ces pays peuvent ils encore donner des leçons de démocratie ?

Cela fait trop longtemps qu'on veut nous faire croire qu'il suffit de mettre de temps en temps un bulletin dans une urne pour qu'on vive en démocratie. Il serait temps de revenir aux fondamentaux de 1789, avec une assemblée constituante aux députés révocables par ceux qui les ont élus et on pourrait, par la même occasion, couper quelques têtes.

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