12 janvier 2008
Une nuit à l'opéra
Aujourd'hui, je suis allé à l'opéra, mais les gens y savaient pas chanter alors ils bougeaient leurs bras et leurs jambes dans tout les sens. Et puis, on était drôlement mal assis, tout coincé entre les genoux des gens de derrière et le dos de ceux de devant; quand je me suis levé, j'avais mal aux fesses. Heureusement, il y avait deux pauses, même qu'on appelle ça des anthrax
Dans la première partie, les gens sur scène y couraient partout et leur collant y changeait de couleur. J'ai bien aimé la musique, à un moment, y'a un monsieur qu'à soufflé dans un drôle d'instrument qui faisait comme des pets très graves, et puis un autre qui tapait sur des tambours; et puis y'avait des trompettes. J'aime bien les trompettes.
Dans la deuxième partie, c'était pas bien, la dame derrière moi avait mis son genou dans mon dos qu'on aurait dit une jambe de pierre. Ca faisait mal. Mais dans la lumière elle était rigolotte, elle voulait toujours se coiffer et sa fille la grondait sans arrêt. Dans le noir, on a vu arriver les danseuses une par une, lentement, habillées toutes pareille avec une petite jupette qui s'appelle un tutu. J'aime bien les tutus. Je les ai comptées, il y en avait trente deux qui faisaient toutes les mêmes gestes; c'était beau comme un défilé du quatorze juillet. Et puis après, elles se mettent par moitié de chaque côté de la scène, en bougeant de temps en temps, pendant qu'y en a une qui vient faire des sauts toute seule au milieu. Même qu'on en a vu une voler, mais y'a un truc, y'a un monsieur qui la portait. A la fin, toute le monde a applaudi, les dames qu'avaient dansé toute seules venaient sur le devant de la scène, mais on pouvait pas les reconnaitre car elle n'avaient pas de numéro dans le dos.
Après le deuxième anthrax, c'était de la musique de Tchaïkovski, celui qui casse les noisettes, mais là, c'était la dame se pique. Elle était toute maigre et toute triste avec sa robe noire. D'ailleurs, elle meurt. Et puis après son amoureux y va fêter ça avec tout plein de copains autour d'une table, avec des chaises, et y tournent, y secouent la tête, y tapent des mains par terre. J'ai rien compris.
Mais les costumes y zétaient jolis et y zalaient bien avec le mur du fond, alors j'ai applaudi aussi. Mais la prochaine fois, je viendrais avec un coussin, le coup de balais ça fait trop mal aux fesses.
Commentaires
Avec deux anthrax, c'est normal qu'elle meurre, la dame !
bravo
bonjour,
je viens de passer plus d'une heure à me promener sur votre blog.J'ai aimé les photos, le journal et tout et tout et tout....
Bravo, j'y reviendrai!!!!
continuez comme ça
Enya
Je VEUX savoir ce que tu as pris avant d'aller à l'opéra !
MDR
Trop drôle ! Je subodore que tu as dû bien t'amuser aussi (à écrire ça).
Forrest
Ta façon de raconter me fait penser à ... Forrest Gump !
Super note ;-), elle m'a bien fait rire !
"Life is like a box of chocolates"
vive les Zartistes alors ;o)
A quand "une journée aux courses" ? ;-)
(C'est la bonne référence ?)
Fillalavanille> Ben oui, c'est normal. En plus elle était vieille.
Enya> Merci beaucoup, c'est très (trop) gentil. Je vais essayer de rester égal à moi même.
Canthilde> J'étais à jeun, c'est peut être pour ça.
Fuligineuse> Bien vu !
Calou> Tant mieux si je t'ai fait rire; par contre Forrest Gump n'est pas une référence pour moi.
Emelire> Oh oui, quels bons moments qui font oublier les mauvais nous pouvons passer grâce à eux.
ZEL> Bien vu, c'est une de mes facettes marxistes.
24 h chrono
Je suis du genre rapide. Après 24 h de réflexion, j'ai enfin compris la "facette marxiste" (à cause du titre) et à quelle "tendance" elle appartient...
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