23 juillet 2006
Ajo blanco
De la soupe en été ? Et pourquoi pas ?
Je vous propose aujourd'hui la recette de la soupe à l'ail qui nous a fort raffraichis Mélisande, nos invités et moi hier soir.
Vous
aurez besoin de trois tranches de pain blanc, trois belles gousses
d'ail, cent vingt cinq grammes d'amandes, deux cent cinquante grammes
de raisin blanc, de l'huile d'olive, du vinaigre, sel, poivre, eau.
Retirez la mie du pain que vous mettez à tremper dans un peu d'eau froide.
Épluchez puis hachez l'ail.
Réduisez les amandes en poudre, si elles ne le sont pas déja.
Égouttez la mie de pain en pressant pour retirer un maximum d'eau et mettez la dans un mixer en ajoutant l'ail et les amandes.
Vous
devez obtenir une pâte assez compacte à laquelle vous ajouter quatre
cuillères à soupe d'huile et une de vinaigre de vin blanc
(personnellement, j'ai mis une cuillère de vinaigre balsamique et le
jus d'un demi citron à la place).
Ajoutez soixante quinze centilitres d'eau pour obtenir la soupe que vous mettez à reposer au frais.
Pendant ce temps là, reste le travail le plus délicat. Demandez à votre esclave préférée (non Mélisande, pas sur la tête!) d'éplucher les grains de raisin, de les couper en deux et d'en retirer les pépins. Vous mettez également au frais.
Au moment de servir, salez et poivrez la soupe comme vous l'aimer et ajoutez y les raisins.
Et pas de photo pour accompagner la recette ? Et bien non, nous avons tout mangé avant.
19 juillet 2006
Pas chaud!
Puisque le soleil fait fondre les queues de casserole et les fours à micro ondes, préparons aujourd'hui quelque chose de froid et cru, un bon gaspacho. C'est facile, bon et rafraîchissant. Pour quatre personnes il vous faudra un beau concombre, un beau poivron, cinq ou six tomates pas trop petites, un morceau de pain, quatre gousses d'ail et sel, poivre, huile d'olive à l'envie.
Les courageux commencerons par ébouillanter les tomates et les poivrons pour les éplucher, ma flemme me l'interdit.
Dans une jatte émiettez les trois quarts du pain que vous imbibez d'huile d'olive. Épluchez puis écrasez les gousses d'ail au dessus. Découpez le reste du pain en petits dés et réservez.
Épluchez le concombre, coupez en un quart en petits dés que vous réservez; le reste, coupé en morceaux grossiers, part au hachage.
Ouvrez le poivrons, retirez en le pédoncule, les pépins et les parties blanches; vous en coupez le quart en petits dés que vous réservez, le reste part au hachage.
Prenez les tomates auxquelles vous faites subir le même sort en en réservant un quart dans les parties les plus fermes en petits dés.
Réduisez en purée l'ensemble des légumes découpés grossièrement, si besoin est en ajoutant un peu d'eau.
Passez le résultat au chinois dans la jatte contenant pain, ail et huile pour retirer petites peaux et pépins, salez, poivrez et mettez au frais quelques heures.
Servez en disposant sur le dessus les petits dés multicolores réservés à cet effet et regardez le côté bénéfique de l'été se répendre sur le visage de vos convives.
01 juin 2006
Ca gèle aussi dans ma cuisine
Ce n'est pas encore tout à fait de saison, mais je vais vous livrer mon secret. Après tout, je n'ai pas l'intention d'ouvrir un commerce et le garder pour moi empêcherait des millions de personnes d'en profiter alors que je sais ne pas pouvoir fournir en fonction de la demande. Je vais vous dévoiler ici comment je prépare la glace à la mangue, glace réalisée avec un beau succès samedi dernier. Deux outils seront apréciables, quelque chose qui permet de hacher finement, manuel ou électrique, une sorbetière pour la transformation finale, indispensable pour un résultat moëleux.
Pour un peu moins d'un litre de glace il vous faudra une grosse mangue bien mure, deux cents grammes de sucre en poudre, deux cents grammes d'eau et le blanc d'un oeuf.
Mettre le sucre à dissoudre dans l'eau, sans chauffer le contenant.
Retirer la pulpe de la mangue et la passer le plus finement possible.
Ajouter le sirop de sucre à la purée de mangue.
Battre le blanc d'oeuf en neige très ferme et l'ajouter au mélange précédent.
Mettre l'ensemble dans la sorbetière jusqu'à l'obtention d'une pâte épaisse.
Verser la préparation dans un récipient destiné au congélateur ou au bac à glaçons du réfrigérateur.
Dans le cas du congélateur, n'oubliez pas de sortir votre oeuvre en début de repas si vous voulez pouvoir extraire des portions sans perdre une énergie considérable et risquer la tendinite du coude.
Le blanc d'oeuf permet d'obtenir une mousse beaucoup plus légère et aérienne qui épatera vos yeux et vos papilles.
Bonne dégustation!
21 mai 2006
Tajine sarladais
J'aime les mélanges et ils me le rendent bien.
Mélisande venant passer la fin de semaine en ma compagnie, j'ai mijoté un petit plat dont je lui avait sussuré le nom quelques temps auparavant; un tajine poulet aux olives et citron confit, fait à ma manière.
Prenez quelques morceaux de poulet, cuisses, pilons, blancs et faites les dorer dans un peu de graisse de canard, salez, poivrez. Placez les au fond du plat à tajine. Coupez quelques pommes de terre en cubes et deux courgettes en rondelles que vous ajoutez au poulet. Parsemez d'olives pimentées, ajoutez un citron confit, recouvrez du couvercle réglementaire, arrosez du gras, ajouter un verre d'eau et laissez cuir dans un four chaud le plus longtemps possible. Le mien y est resté une fois une heure et demie et une fois deux heures.
Si j'ajoute que le dessert était une glace au chocolat faite de mes petites mains, vous saurez pourquoi elle revient.
09 avril 2006
Caramba, que calor!
Ce
samedi, j'ai expérimenté; il faut dire que j'avais quelques cobayes qui
venaient manger à la maison, c'était l'occasion d'essayer quelque chose
d'original, quelque chose dans lequel je puisse exprimer la colère qui
me consume; la cuisine mexicaine était toute indiquée.
Au départ, pour les six personnes que nous devions être, j'ai pris un bon kilo de filets de poulet, tout autre morceau pouvant convenir. Coupé en morceaux pas trop petits, je l'ai fait revenir dans de la graisse de canard qui me restait d'un confit mangé jadis; j'y ai ajouté un gros oignon coupé en petits morceaux et trois gousses d'ail pelées.
Une fois le poulet doré, je l'ai mis dans une sauteuse, couvert avec un litre et demi d'eau et laissé cuire quatre vingt dix minutes.
Pendant ce temps là, j'ai pris un kilogramme de tomates assez mures que j'ai coupées en morceaux pour en faire ensuite une purée qui est allée patienter dans sa propre casserole.
J'ai ensuite pris trente cinq petits piments secs (c'est un peu trop, je l'avoue, le résultat, sans arracher, est assez fort) que j'ai fait dorer dans quatre cuillères à soupe d'huile d'olive. Une fois le suc extrait, je les ai mis dans un bol d'eau pour qu'ils gonflent un peu. Je les ai remplacés dans la poelle par, successivement, cent grammes d'amandes émondées, cinquante grammes de cacahuètes décortiquées, deux cuillères à soupe de graines de sésame, un mélange d'un bâton de cannelle, un clou de girofle, une demie cuillère à café de graines d'anis, cent grammes de raisins blonds secs, un gros oignon, cinq gousses d'ail. Une fois le tout bien coloré, j'ai réduit l'ensemble en purée, sauf le bâton de cannelle que j'ai mis de côté. Cette purée va rejoindre celle de tomate pour cuire ensemble pendant cinq minutes. J'y ajoute alors une à deux louches du bouillon de poulet et cent grammes de chocolat très noir et amer, le tout cuisant encore quinze minutes.
A l'arrivée de mes invités, pour finir, j'ai disposé les morceaux de poulet dans un plat allant au four, puis je les ai recouvert de la sauce chocolatée et mis au four moyen pendant l'apéritif. Au moment de servir, j'ai parsemé le plat de deux cuillères à soupe de graines de sésame.
Et bien, le poulet en colère au chocolat, il n'en reste plus!
12 mars 2006
Pas de bidoche dans la flamiche
La fin de semaine est propice à la fabrication maison de petits délices culinaires. Cette dernière n'a pas échappé à cette règle et j'ai confectionné, pour la plus grande joie de mon invitée, une flamiche, spécialité du nord de la France.
Les ingrédients ?
Une livre de poireaux
Cent grammes de beurre
Deux cent cinquante grammes de farine
Cinquante grammes de fromage rapé
Un verre de lait
Préparez vos poireaux, tronçonnez et émincez les.
Bien sûr, les paresseux comme moi pourront toujours acheter leur poireaux tout préparés et tout tronçonnés chez un fabricant de surgelés, la marque important peu. Inutile également de vous dire de bien vous laver les mains avant de commencer.
Faite
cuire les morceaux de poireau dans cinquante grammes de beurre. Ils
doivent devenir transparents, translucides, mais pas encore dorés.
Saupoudrez
légèrement le résultat avec de la farine de façon à bien recouvrir
l'ensemble, puis mélangez bien le tout. Ne vous laissez pas distraire
par votre invitée qui vous embrasse dans le cou. Évitez que la farine roussisse à cause du beurre.
Quand
l'ensemble est bien mélangé, versez le lait tout en tournant; vous êtes
en train de confectionner une béchamelle sans même vous en apercevoir.
Une fois que celle-ci est faite, assaisonnez avec du sel, du poivre et de la noix de muscade.
Avec le reste de beurre et le reste de farine, plus un petit peu d'eau, faites votre pâtes brisée. Pour les plus paresseux que moi, achetez-la toute faite.
Répartissez
bien votre mélange poireaux béchamelle dans le fond de tarte de manière
à ce que cela forme un objet harmonieux, agréable à regarder.
C'est important aussi.
Mettre à cuire a four chaud, vers deux cents degrés, ce qui doit correspondre à un thermostat 7.
Dès que la tarte est bien dorée, la sortir du four.
Dégustez
des yeux, dégustez du palais pendant que c'est chaud, puis laissez vous
distraire à nouveau par les baisers de votre invitée que vos prouesses
culinaires ne sauraient que susciter.
Et répétez après moi, la flamiche, c'est fastoche.
06 février 2006
Cette tarte aux pommes
La tarte aux
pommes n'est pas un art bien compliqué. Pour réaliser celle ci il vous
faudra quelques pommes, des jonagolds par exemple, des raisins secs,
assez gros si possible, de la farine, du beurre, une pincée de sel, un
moule à tarte, un peu de temps.
Mais pourquoi parler de cuisine alors que, en catimini, on rétablit le travail de nuit pour les adolescents ?
A l'avance, si possible la veille, vous préparez une compote en mettant une partie des pommes dans une grande casserole avec les raisins secs que vous laissez cuire à feux doux avec un couvercle. Attendez que les pommes s'écrasent toutes seules.
Nous sommes en train de revenir cent cinquante ans en arrière et je vous parle sucrerie, au lieu de hurler ma rage; pourquoi je ne trouve pas le courage d'aller couvrir d'immondices le ministère du travail forcé ou le domicile de certains parlementaires ?
Préparez ensuite la pâte brisée en faisant un monticule de farine dans une jatte, vous y ajoutez la pincée de sel et du beurre en petits morceaux. Vous malaxez le tout afin d'enrober chaque particule de farine d'un peu de gras. Ajouter de l'eau jusqu'à l'obtention d'une pâte homogène et bien lisse. Étalez là pour en tapisser un moule à tarte d'une taille convenant à vos besoins; prévoyez une hauteur suffisante pour la suite des opérations.
Jusqu'où vont ils aller ? Faudra-t-il bientôt voir nos petits plier des boîtes en carton ou coller des semelles de caoutchouc en complément de leur courte formation du matin ? Allons nous d'ici peu voir revenir la semaine de six jours, la suppression de la troisième semaine de congés payés ? Sommes nous sur le point d'admirer les files d'attente pour la vente du sang ?
Mettez une bonne couche de compote en fond de plat, sur la pâte, disposez de jolies rondelles des pommes restantes que vous aurez soigneusement épluchées et coupées en quart, selon le motif qui vous fera le plus plaisir. Peu avant la fin de la cuisson en four chaud, deux cents degrés environs, faite fondre doucement un cuillère à soupe de miel d'acacia avec deux de miel nigérien; répartissez le liquide sucré sur votre oeuvre sitôt sortie du four.
Je vous laisse la tarte, je n'ai vraiment plus faim; non content de détruire le contrat à durée indéterminée, les voilà qui sous couvert d'aider la jeunesse, lui donner l'espoir d'un avenir vivable, l'entrave et l'avilie. Et nous qui restons là à attendre que le ciel finisse par nous tomber sur la tête.
25 septembre 2005
Je vais vous en faire baver!
Il est passé par ici, il est repassé par là et il a fini par arriver chez moi. Voici ma version du gâteau au chocolat, spécial foie fragile, argémenté de speculoos.
Les ingrédients:
300 grammes de beurre plus une noisette.
400 grammes de chocolat
100 grammes de sucre en poudre
4 oeufs
20 speculoos
une grande tasse de café très fort
Faite fondre 300 grammes de chocolat au bain marie.
Pendant ce temps, battez les 300 grammes de beurre en pommade avec le sucre en poudre.
Versez le chocolat dans le beurre, jamais le contraire, tout en remuant pour éviter que ce dernier fonde.
Bien mélanger pour obtenir un ensemble bien homogène.
Prenez
les oeufs, séparez les blancs des jaunes, mettez ces derniers dans
l'appareil, un par un, en mélangeant consciencieusement.
Battez les blancs en neige bien ferme et ajouter à l'ensemble en soulevant bien la pâte obtenue.
Chemisez votre moule pour faciliter le démoulage.
Montez
votre gâteau en alternant une couche de speculoos trempés dans le café
et une couche de la mousse obtenue, jusqu'à épuisement des stocks, en
terminant par une couche de speculoos.
Mettez au réfrigérateur jusqu'au lendemain.
Une
ou deux heures avant de servir, démoulez le gâteau et faites un glaçage
avec le reste du chocolat et une noisette de beurre que vous faites
fondre au bain marie.
Replacez l'objet de votre désir au frais et pensez à préparer l'apéritif, j'arrive.
J'ai mis dans un album la recette en images.
17 avril 2005
Se faire un peu de bien
Et si on se faisait un dessert pour ce soir, j'ai dit
à mon Jojo. C'est comme ça que tout a commencé. Que fait on, une tarte,
un gâteau ?
Au moment de faire les courses, n'ayant regardé aucune
recette pour se donner de l'inspiration, nous optons pour une tarte
flan aux bananes et au chocolat, petit dessert léger pour terminer la
soirée.Il
faut d'abord réunir les ingrédients, un demi litre de lait, trois
oeufs, cinq bananes, cent grammes de chocolat, cent vingt grammes de
sucre en poudre, deux cents grammes de farine et, ce qu'on ne voit pas
ici, cent grammes de beurre et une cuillère à soupe de fécule de maïs.
Dans
une grande jatte, nous avons mis la farine pour commencer la pâte
lorsque soudain, je remarque que nous avons oublié d'acheter du beurre.
Qu'à cela ne tienne, nous le remplaçons par une cuillère à soupe
d'huile d'olive. Nous mélangeons puis ajoutons de l'eau jusqu'à
obtention d'une pâte homogène très souple. Zou, on met de côté.
Dans
une autre jatte, ou la même, mais il faut penser à la laver entre
temps, mettre les trois oeufs que l'on bat en omelette, puis ajouter le
lait tout en pensant à en mettre un peu de côté pour diluer la fécule.
On ajoute cette dernière et le sucre. Mélanger le tout a été un jeu
d'enfant que le mien a accompli avec brio.
Reste a étaler la pâte
pour en garnir un moule, à couper les bananes en rondelles, à couper le
chocolat en petit morceaux que l'on éparpille dessus puis à verser le
contenu de la jatte précédente en veillant à ne pas déborder.
Passage
au four, deux cent vingt degrés, ne me demandez pas combien de temps,
je n'ai pas regardé. Quand la pâte est dorée, que le chocolat a fondu
et que l'enrobage a pris une belle couleur, sortez du four votre oeuvre
et ne tardez pas à déguster; chaud c'est encore meilleur.
Comme je ne suis pas chien, je vous ai fait un petit album pour résumer toutes les opérations.
Bon apétit
03 avril 2005
A la demande (presque) générale
- Deux litre de lait
- 200gr de sucre
- 2 cuillères à soupe de farine de riz
- 2 cuillères à soupe de pistaches moulues finement
- 1 cuillère à soupe d'eau de rose
- 10 graines de cardamome.
- Délayer la farine de riz dans un peu de lait et réserver.
- Réduire en poudre le contenu des graines de cardamome.
- Faire chauffer le lait avec la poudre de cardamome et le laisser réduire de moitié.
- Ajouter la farine de riz délayée, les pistaches et le sucre; faire épaissir sans cesser de remuer.
- Laisser refroidir avant d'ajouter l'eau de rose.
- Mettre dans une centrifugeuse puis répartir dès épaississement dans des coupes individuelles.
- Réserver au très froid.
- Déguster, mais faut-il le préciser ?






























